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	<title>WWW.CRITICALSECRET.NET &#8212; - - &#8212; </title>
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	<description>This is a blog / Ceci est un blog. Diachronic and random news as a view from www.criticalsecret.com. Des nouvelles al&#233;atoires et diachroniques vues par www.criticalsecret.com : FR Digital ISSN 1769-7077. Toute mati&#232;re &#233;ditoriale in&#233;dite / All editorial unpublished matter : &#169; Criticalsecret + author and translator CC . </description>
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		<title>WWW.CRITICALSECRET.NET &#8212; - - &#8212; </title>
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		<title>L'image la plus rapproch&#233;e du bonheur / The Clearest Image We Can Have of Happiness</title>
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		<dc:creator>Pac&#244;me Thiellement (Auteur), Michel Belisle (Author - Translator)</dc:creator>


		<dc:subject>Litt&#233;rature / literature</dc:subject>
		<dc:subject>Pac&#244;me Thiellement</dc:subject>
		<dc:subject>Journaliers / Diaries</dc:subject>
		<dc:subject>Michel Belisle</dc:subject>
		<dc:subject>Arnaud Baumann</dc:subject>
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		<dc:subject>L'image la plus rapproch&#233;e du bonheur (Statut)</dc:subject>
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		<dc:subject>The Clearest Image We Can Have of Happiness</dc:subject>

		<description>Fran&#231;ais (langue originale) English (translation) Mon c&#339;ur ressemble &#224; une maison de campagne d&#233;labr&#233;e sous l'orage. Pendant que je r&#233;pare la fen&#234;tre du salon, c'est la chambre &#224; coucher qui prend la pluie. Et pendant que je retape l'escalier, un &#233;clair d&#233;truit la toiture. Je veux &#234;tre heureux et pour cela j'essaie d'am&#233;liorer mes relations avec les autres, mais soudain je sens un poids de mille atmosph&#232;res qui p&#232;se sur mon cr&#226;ne. J'essaie d'apaiser mes angoisses et me concentre sur une id&#233;e positive, (...)

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&lt;a href="https://www.criticalsecret.net/+-The-Clearest-Image-We-Can-Have-of-+.html" rel="tag"&gt;The Clearest Image We Can Have of Happiness&lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;https://www.criticalsecret.net/IMG/arton197.jpg&quot; width='150' height='150' style='height:150px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;a name=&quot;ret&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;
&lt;font face=&quot;Garamond&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;a href=&quot;#fr&quot;&gt;Fran&#231;ais&lt;/a&gt; (langue originale)&lt;br /&gt;&lt;a href=&quot;#eng&quot;&gt;English&lt;/a&gt; (translation)&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;a name=&quot;fr&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font face=&quot;Garamond&quot;&gt;&lt;font size=&quot;+1&quot;&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font size=&quot;+8&quot;&gt;M&lt;/font&gt;&lt;strong&gt;on c&#339;ur ressemble &#224; une maison de campagne d&#233;labr&#233;e sous l'orage. Pendant que je r&#233;pare la fen&#234;tre du salon, c'est la chambre &#224; coucher qui prend la pluie. Et pendant que je retape l'escalier, un &#233;clair d&#233;truit la toiture. Je veux &#234;tre heureux et pour cela j'essaie d'am&#233;liorer mes relations avec les autres, mais soudain je sens un poids de mille atmosph&#232;res qui p&#232;se sur mon cr&#226;ne. J'essaie d'apaiser mes angoisses et me concentre sur une id&#233;e positive, consolatrice, mais mes paroles deviennent superficielles, sentimentales, voire carr&#233;ment d&#233;biles, et elles produisent l'exact inverse de ce que je voulais obtenir : je me retrouve pris d'insomnies et de sayn&#232;tes obsessionnelles ; des images de cauchemar m'assaillent continuellement. A chaque fois que je prends mon marteau et des clous pour retaper un truc alors qu'un autre truc s'&#233;croule de l'autre c&#244;t&#233; de la pi&#232;ce, j'ai envie de tchiper comme Big Boi dans le clip de &lt;em&gt;Ms. Jackson&lt;/em&gt; &#8212; la chanson de OutKast.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mon corps est &#224; l'image de ce c&#339;ur : le foie d&#233;conne, je soigne mon foie, et c'est l'estomac qui part en vrille. La v&#233;sicule biliaire est calcin&#233;e, un chirurgien la retire, et l'acidit&#233; accumul&#233;e d&#233;truit les intestins. Finalement, un autre &#171; sp&#233;cialiste &#187; trouve ce qu'il faudrait faire au niveau des intestins, mais voil&#224; que le foie recommence d&#233;j&#224; &#224; d&#233;conner... Tchip. Cette vie est comme un verre qui se vide sans cesse : on a beau remplir, il se vide comme s'il &#233;tait trou&#233;. L'eau s'&#233;vapore dans l'air.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;On va le dire autrement : face &#224; la progression du mal, je ne cesse de lutter pour obtenir un r&#233;tablissement de la situation pr&#233;c&#233;dente, or, en agissant ainsi, je mets en p&#233;ril ce qui peut rester de bien. Je l&#226;che la proie pour l'ombre. Et il y a quelques mois, lorsque je suis all&#233; voir Mme Liu, j'&#233;tais dans un &#233;tat d&#233;plorable &#224; force de tout faire pour me soigner. Depuis un an, je naviguais de m&#233;decin en m&#233;decin et de m&#233;thode de gu&#233;rison et de m&#233;thode de gu&#233;rison : le seul r&#233;sultat remarquable de mes efforts c'est que mes organes se d&#233;t&#233;rioraient les uns apr&#232;s les autres. Mme Liu a longuement &#233;tudi&#233; la situation. Elle a trac&#233; quelques id&#233;ogrammes sur une feuille de papier pli&#233;e en deux et m'a dit avec un ton autoritaire et tranchant : &#171; Impossible de soigner vos organes, soigner l'un c'est attaquer l'autre. Ce qu'on va faire, c'est apaiser l'ensemble. &#187; Et ce n'&#233;tait pas difficile. C'&#233;tait m&#234;me assez facile.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A mesure que le verre de la vie se vide, le verre de l'&#226;me se remplit. Le verre a m&#234;me souvent l'air de se vider et de se remplir en m&#234;me temps. La vie de l'&#226;me est en zoom compens&#233;. Se dire qu'on est fichu donne un courage extraordinaire. Se dire qu'on est pr&#234;t du but est terriblement d&#233;courageant. Il vaut mieux se croire toujours fichu mais tout faire pour remonter la pente. Parce que si on refuse de chasser l'ombre, la proie s'ent&#233;n&#232;bre d'elle-m&#234;me ; et la paix m&#234;me se transforme en guerre comme l'eau s'&#233;vapore dans l'air. Au moins, l'ombre est mobile, elle remet tout en question &#224; chaque instant et nous tient dans un &#233;tat d'alacrit&#233; continuel. Si on perd de vue l'ensemble en isolant chaque probl&#232;me, on contribue &#224; r&#233;pandre le chaos sur cette plan&#232;te. Mais si on ne combat pas sans cesse, on p&#233;rit de la paix superficielle, larv&#233;e, qu'on a cru obtenir. Le verre ne doit &#234;tre ni &#224; moiti&#233; vide ni &#224; moiti&#233; plein. Le verre est une image de la limite. Sa seule fonction est d'&#234;tre bris&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il ne faut jamais cesser de combattre, mais on ne doit jamais chercher &#224; obtenir une victoire sur le Mal. Il n'y a aucune victoire &#224; obtenir, ni sur le Mal ni sur autre chose. On doit seulement chercher &#224; r&#233;parer les injustices et &#224; cr&#233;er les conditions de la paix. Nous ne sommes vivants ni dans la maladie ni dans la sant&#233;, mais dans l'effort fourni pour obtenir la sant&#233;. Nous ne sommes vivants ni dans la guerre ni dans la paix, mais dans l'effort fourni pour r&#233;parer les injustices et faire advenir la paix. A tous les instants de notre vie, nous nous retrouvons en &#233;quilibre sur une corde raide entre deux enfers. Cette corde est tranchante comme un rasoir. Ce rasoir est l'image la plus rapproch&#233;e que nous avons du bonheur &#9632;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;right&quot;&gt;&lt;font size=&quot;-1&quot;&gt;&lt;a href=&quot;#ret&quot;&gt;&#8593;&lt;/a&gt;&lt;/font&gt;&lt;/div&gt;
&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;
&lt;p&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;iframe width=&quot;560&quot; height=&quot;315&quot; src=&quot;https://www.youtube.com/embed/WEkuqv1V4n4&quot; frameborder=&quot;0&quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a name=&quot;eng&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font color=&quot;#6B6C70&quot;&gt;&lt;font size=&quot;+8&quot;&gt;M&lt;/font&gt;&lt;strong&gt;y heart resembles a decrepit country house under a storm. While I repair the window in the living room, the one in the bedroom invites the rain in. And as I fix the stairs, a lightning strike wounds the roof&#8230; I want to be happy and for that I try to improve my relationships with others but, suddenly, I bear the weight of a thousand atmospheres on my skull. I try to calm my anxieties. I try to focus on a positive, comforting idea, but my words become superficial, sentimental, if not downright stupid, and they produce the exact opposite of what I intended : insomnia and obsessive playlets ; nightmare images assail me recurrently. Whenever I take my hammer and nails to fix something, while something else crumbles across the room, I want to suck my teeth like Big Boi in &lt;em&gt;Ms. Jackson&lt;/em&gt;'s clip&#8212;the song of OutKast.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;	My body is this heart incarnate : the liver is messing around, I take care of my liver, next is the stomach that spins out of control. The gallbladder prematurely returns to ashes, a surgeon removes it, and the resulting acidity accumulation dissolves my bowels. Finally, another &quot;specialist&quot; finds what should be done about my bowels, but now the liver strikes back... and I suck my teeth again. This life is like a glass that leaks its content : we fill it up to no use because it seems to have a drain ; water evaporates in the air.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;	In other words : while watching the evil winning ground, I am constantly struggling to restore what failed and in doing so I jeopardize what remained untouched, I'm chasing after rainbows. Therefore, when I went to see Ms. Liu a few months ago, I was a wreck trying too hard to heal myself. For the last year, I have been visiting doctor after doctor and went from healing to healing. The only remarkable result of my efforts was my constant deterioration. Ms. Liu scrupulously studied the situation. She traced a few ideograms on a sheet of paper folded in half and said in an authoritative and sharp tone : &#8220;Impossible to treat your organs, to treat one is to attack the other. What we have to do is appease the whole.&#8221; And it was not difficult : it was easy enough.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;	As the glass of life empties itself, the glass of the soul gets filled. The glass often seems to be emptied and filled at the same time ; the soul's life as seen through a dolly zoom. To say that one is finished gives extraordinary courage. To say that one gets near the goal is terribly discouraging. It is better to think of yourself as always finished but to do everything you can to get back on track. Should we not fight the shadow away, the prey will inevitably shadow itself. Peace becomes war as water evaporates into the air. At least, the shadow is mobile, it challenges everything, always, and keeps us in a state of continual alacrity. If one loses sight of the whole by isolating each problem, one contributes to spread the chaos on this planet. But if one does not fight ceaselessly, one perishes of the superficial, hidden peace, which one had thought to acquire. The glass must be neither half empty nor half full. The glass depicts the limit. Its only function is to be broken.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;	We must never stop fighting, but we must never seek a victory over evil. There is no victory to be gained, neither over evil nor anything else. We must only seek to repair injustices and create conditions for peace. We are not alive either in sickness or in health, but when the effort is put to obtain health. We are alive neither in war nor in peace, but in the effort to repair injustices and help peace flourish. At every moment of our lives, we find ourselves in a precarious balance on a wire over two infernos. This wire is as sharp as a razor. Its cutting edge is the clearest image we can have of happiness &#9632; &lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;right&quot;&gt;&lt;font size=&quot;-1&quot;&gt;&lt;a href=&quot;#ret&quot;&gt;&#8593;&lt;/a&gt;&lt;/font&gt;&lt;/div&gt;
&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;
&lt;dl class='spip_document_857 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href=&quot;https://www.criticalsecret.net/IMG/jpg/up-and-down-4_michel-belisle.jpg&quot; title='JPEG - 1.2 Mo' type=&quot;image/jpeg&quot;&gt;&lt;img src='https://www.criticalsecret.net/IMG/jpg/up-and-down-4_michel-belisle.jpg' width='500' height='429' alt='JPEG - 1.2 Mo' style='height:429px;width:500px;' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dd class='spip_doc_descriptif' style='width:150px;'&gt;&lt;font size=&quot;-1&quot;&gt;&lt;em&gt;Up and Down&lt;/em&gt; &lt;br /&gt;&#169; Michel Belisle 2017&lt;br /&gt;
Source &lt;a href=&quot;https://belisssle.com/2017/02/12/up-and-down/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;BELISSSLE&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;(cliquer sur l'ic&#244;ne)&lt;/font&gt;
&lt;/dd&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;L'image la plus rapproch&#233;e du bonheur &#169; Pac&#244;me Thiellement&lt;br /&gt;
Avec l'aimable autorisation de l'auteur &lt;br /&gt;
Source &lt;a href=&quot;https://www.facebook.com/pacome.thiellement.3/posts/10212859040893175&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;FB Pac&#244;me Thiellement&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le site officiel de l'auteur :&lt;br /&gt;
&lt;a href=&quot;http://www.pacomethiellement.com/accueil.php&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;http://www.pacomethiellement.com&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Special Thanks : Michel Belisle&lt;br /&gt;
The Clearest Image We Can Have of Happiness (translation)&lt;br /&gt;
&#169; Michel Belisle, Pac&#244;me Thiellement&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le blog de Michel Belisle&lt;br /&gt; &lt;a href=&quot;https://belisssle.com/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;https://belisssle.com/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En logo : Pac&#244;me Thiellement &#169; Arnaud Baumann 2017&lt;br /&gt;
Avec l'aimable autorisation du photographe&lt;br /&gt;
Source &lt;a href=&quot;https://www.facebook.com/arnaud.baumann&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;FB Arnaud Baumann&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le site de Arnaud Baumann &lt;br /&gt;&lt;a href=&quot;http://www.baumann-photo.net/index.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;http://www.baumann-photo.net/index.html&lt;/a&gt;
&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/h3&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>#MichelBelisle Vignettes de vie du Plateau | Vignettes from Le Plateau</title>
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		<dc:date>2014-12-12T01:05:23Z</dc:date>
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		<dc:language>en</dc:language>
		<dc:creator>Michel Belisle (Author - Translator)</dc:creator>


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		<dc:subject>Le Plateau </dc:subject>

		<description>Cliquer sur les autres jours dans le calendrier de l'Avent | Click on other days in the Advent Calendar. In&#233;dit, &#233;crit &#224; la fin de l'hiver 2013&#160;|&#160;Unpublished written end of the winter of 2013. &#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617; En fran&#231;ais | Into English - 1 - 2 - 3 - 4 - 5 - 6 - 7 - 8 Rev&#234;tir l'&#233;charpe |&#160;Le chien | 20 d&#233;cembre M ise en situation : Le Plateau est un assez vieux quartier de Montr&#233;al. On admet g&#233;n&#233;ralement qu'il a &#233;t&#233; un quartier ouvrier. Quand ces familles l'ont (...)

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&lt;a href="https://www.criticalsecret.net/-2014-michel-belisle-carnet-de-decembre_notebooks-of-december,053-.html" rel="directory"&gt;2014 MICHEL BELISLE @ Carnet de d&#233;cembre_Notebooks of December&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.criticalsecret.net/+-arts-lettres-et-sciences-de-l-anthroposcene-arts-letters-and-sciences-of-the-anthroposcene,1047-+.html" rel="tag"&gt;Arts Lettres et Sciences de l'anthropoSc&#232;ne / Arts Letters and Sciences of the anthropoScene&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.criticalsecret.net/+-vignettes-de-vie-du-plateau-vignettes-from-le-plateau,1049-+.html" rel="tag"&gt;Vignettes de vie du Plateau | Vignettes from Le Plateau&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.criticalsecret.net/+-design,1050-+.html" rel="tag"&gt;Design&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.criticalsecret.net/+-le-plateau,1051-+.html" rel="tag"&gt;Le Plateau &lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;IMG/arton162.jpg&quot; width='150' height='150' onmouseover=&quot;this.src='IMG/artoff162.jpg'&quot; onmouseout=&quot;this.src='https://www.criticalsecret.net/IMG/arton162.jpg'&quot; style='height:150px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;a name=&quot;deb&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font face=&quot;courier&quot;&gt;&lt;font size=&quot;-2&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#C0C0C0&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.criticalsecret.net/-2014-michel-belisle-carnet-de-decembre_notebooks-of-december,053-.html#cal&quot;&gt;Cliquer sur les autres jours dans le calendrier de l'Avent | Click on other days in the Advent Calendar&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font size=&quot;-2&quot;&gt;In&#233;dit, &#233;crit &#224; la fin de l'hiver 2013&#160;|&#160;Unpublished written end of the winter of 2013.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a name=&quot;ret&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a name=&quot;fr&quot;&gt;&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font color=&quot;#BDBDBD&quot;&gt;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_718 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;width:150px;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href=&quot;https://www.criticalsecret.net/IMG/jpg/m024.jpg&quot; title='JPEG - 67.3 kb' type=&quot;image/jpeg&quot;&gt;&lt;img src='https://www.criticalsecret.net/IMG/jpg/m024.jpg' width='150' height='115' alt='JPEG - 67.3 kb' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt; En fran&#231;ais | &lt;a href=&quot;#eng&quot;&gt;Into English&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;right&quot;&gt;&lt;a name=&quot;retour&quot;&gt;&lt;a&gt;&lt;/a&gt; - &lt;a href=&quot;#1&quot;&gt;1&lt;/a&gt; - &lt;a href=&quot;#13&quot;&gt;2&lt;/a&gt; - &lt;a href=&quot;#14&quot;&gt;3&lt;/a&gt; - &lt;a href=&quot;#15&quot;&gt;4&lt;/a&gt; - &lt;a href=&quot;#16&quot;&gt;5&lt;/a&gt; - &lt;a href=&quot;#17&quot;&gt;6&lt;/a&gt; - &lt;a href=&quot;#18&quot;&gt;7&lt;/a&gt; - &lt;a href=&quot;#19&quot;&gt;8&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href=&quot;#aut&quot;&gt;Rev&#234;tir l'&#233;charpe&lt;/a&gt; |&#160;&lt;a href=&quot;#dog&quot;&gt;Le chien&lt;/a&gt; | &lt;a href=&quot;#20&quot;&gt;20 d&#233;cembre&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;a name=&quot;1&quot;&gt;&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font face=&quot;courier&quot;&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font size=&quot;+4&quot;&gt;M&lt;/font&gt; ise en situation : Le Plateau est un assez vieux quartier de Montr&#233;al. On admet g&#233;n&#233;ralement qu'il a &#233;t&#233; un quartier ouvrier. Quand ces familles l'ont progressivement quitt&#233;, les vieux appartements ont &#233;t&#233; occup&#233;s par de jeunes &#233;tudiants et artistes, profitant des faibles co&#251;ts des loyers... pour des lieux d'habitation devenus v&#233;tustes, ou presque.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Aujourd'hui j'habite ce quartier sans y retrouver aucune trace de ce qui l'a rendu c&#233;l&#232;bre, sans ressentir la pr&#233;sence des fant&#244;mes de ces familles pr&#233;occup&#233;es par un quotidien sobre, pr&#233;caire, aux qualit&#233;s d'&#233;ternit&#233;. Aucun parfum ne subsiste dans l'air pour t&#233;moigner du souffle de cette jeunesse aux gestes d'espoir qui y a grandi. Elle a depuis emprunt&#233; tous les chemins ouverts en ces temps doux. Ce quartier est disparate, &#224; la fois tiss&#233; serr&#233; et &#233;clat&#233;, entre toutes les variantes de ces personnes relativement ais&#233;es qui tentent de se r&#233;conforter dans une vie bien rang&#233;e, &#224; l'abri de toute m&#233;disance.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les Vignettes de vie du Plateau ont &#233;t&#233; sur Facebook, pendant un certain temps, une de mes chroniques les plus appr&#233;ci&#233;es. Je me contentais de d&#233;crire le quotidien vu d'un &#339;il ext&#233;rieur &#224; toute participation r&#233;elle &#224; la vie de quartier, y demeurant si &#233;tranger sans trouver le go&#251;t m&#234;me apr&#232;s un an d'y tisser quelque relation.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ci-dessous, quelques nouvelles vignettes vous sont propos&#233;es alors que la vie s'&#233;veille &#224; la suite d'un des hivers les plus rudes que nous ayons connus ici depuis soixante ans.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font size=&quot;-2&quot;&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div align=&quot;right&quot;&gt;1/ &#224; suivre &lt;a href=&quot;#ret&quot;&gt;&#8593;&lt;/a&gt;&lt;/font&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;a name=&quot;13&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;dl class='spip_document_722 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.criticalsecret.net/local/cache-vignettes/L100xH100/mini_13-2-91f83.jpg' width='100' height='100' alt='JPEG - 20 kb' style='height:100px;width:100px;' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dd class='spip_doc_descriptif' style='width:120px;'&gt;&lt;font face=&quot;courier&quot;&gt;&lt;font size=&quot;-2&quot;&gt;13 d&#233;c. | Dec. 13&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;
&lt;/dd&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;&lt;font size=+1&quot;&gt;Matin&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Enfin un premier matin sans neige. Un soleil vif tente de nous rassurer que le printemps arrivera. Cela restera une promesse tant que les crocus ne voudront poindre, tant que certains oiseaux ne reviendront. Identique &#224; tous les autres de cette p&#233;riode, petit matin frais, l&#233;ger et insouciant de nous voir encore frissonner. La vie, cette m&#233;canique qui nous est encore myst&#233;rieuse. La vie qui existe en elle-m&#234;me, en nous, hors de nous, surtout hors de nous, cherche par tous les moyens &#224; reprendre un rythme chaud, m&#234;me s'il fait encore z&#233;ro.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font size=&quot;-2&quot;&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div align=&quot;right&quot;&gt;2/ &#224; suivre &lt;a href=&quot;#ret&quot;&gt;&#8593;&lt;/a&gt;&lt;/font&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;a name=&quot;14&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;dl class='spip_document_724 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.criticalsecret.net/local/cache-vignettes/L100xH100/mini_14-2-38f8e.jpg' width='100' height='100' alt='JPEG - 20.3 kb' style='height:100px;width:100px;' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dd class='spip_doc_descriptif' style='width:120px;'&gt;&lt;font face=&quot;courier&quot;&gt;&lt;font size=&quot;-2&quot;&gt;14 d&#233;c. | Dec. 14&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;
&lt;/dd&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;&lt;font size=+1&quot;&gt;Promenade&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Une autre matin&#233;e. Celle-ci un peu plus douce, plus invitante. Marcher dehors enfin sans gants ! D&#233;chiffrer les rais de lumi&#232;re. Voir son chien vivant. Autonome. Il bouge par lui-m&#234;me. Ensemble dans cette rue encore endormie. Jour de cong&#233;. Tous r&#234;vassent encore au lit doit-on croire puisque m&#234;me si l'heure est celle du trafic de l'heure de pointe, nous ne voyons personne ce matin.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mon chien reprend contact &#224; chaque promenade avec tout ce qui l'entoure, comme si c'&#233;tait le premier jour. Son nez le guide, je le suis. Aucun besoin d'imposer quelque trajet que ce soit. C'est sa promenade. Son moment. Je n'ai pas besoin de penser &#224; quoi que ce soit. Je suis. C'est un moment lent o&#249; le temps se fige juste pour nous donner cette gr&#226;ce luxueuse de caresser le satin&#233; du temps qui glisse, ind&#233;finiment. C'est dans le maintenant sans lourdeur que l'on saisit bien qu'un jour nous ne serons plus de ce monde. Il nous est impossible de comprendre l'&#233;ternit&#233;. Mon chien est plus sage que moi : l'&#233;ternit&#233; ne laisse aucune odeur, c'est sans int&#233;r&#234;t.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font size=&quot;-2&quot;&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div align=&quot;right&quot;&gt;3/ &#224; suivre &lt;a href=&quot;#ret&quot;&gt;&#8593;&lt;/a&gt;&lt;/font&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;a name=&quot;15&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;dl class='spip_document_725 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.criticalsecret.net/local/cache-vignettes/L100xH100/mini_15-2-d86ac.jpg' width='100' height='100' alt='JPEG - 20.6 kb' style='height:100px;width:100px;' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dd class='spip_doc_descriptif' style='width:120px;'&gt;&lt;font face=&quot;courier&quot;&gt;&lt;font size=&quot;-2&quot;&gt;15 d&#233;c. | Dec. 15&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;
&lt;/dd&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;&lt;font size=+1&quot;&gt;M&#233;taphysique&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le ciment du trottoir perd de sa rudesse. Nos pas sont souples. Les arbres semblent onduler au rythme de notre allure nonchalante. Nous sommes l&#233;gers, insouciants, ancr&#233;s dans le pr&#233;sent pour quelques instants.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Une intuition me traverse, moi seul. Mon chien poursuit son exploration. Il semble savoir qu'un moment privil&#233;gi&#233; pour moi est en train de se produire. Je per&#231;ois un grand souffle que j'aimerais bien d&#233;finir en utilisant un tout autre vocabulaire que celui us&#233; du nouvel-&#226;ge, du mysticisme populaire, fl&#233;tri jusqu'&#224; en avoir perdu tout sens, vocabulaire et langage qui ont tent&#233; de mat&#233;rialiser le domaine des impressions subtiles. Je tente l'exercice.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce serait mentir que de nier le caract&#232;re mystique de l'exp&#233;rience que je m'appr&#234;te &#224; d&#233;crire. Pour ma part il existe un lieu de pens&#233;e qui appartient &#224; la fois au domaine de l'ath&#233;isme et &#224; celui du mysticisme. Ce lieu ne m'apparait pas comme un paradoxe, une malhabile contradiction ni m&#234;me d'un ph&#233;nom&#232;ne d'oscillation entre l'un et l'autre. Je ne crois plus en ce dieu qui existerait au-dessus de toute chose, qui aurait des pouvoirs infinis et qui dicterait &#224; distance toutes nos actions, ne nous laissant nul autre choix que d'ex&#233;cuter ses volont&#233;s qui sont, comme l'indique quantit&#233; de textes religieux, inconnaissables. Cependant, il existe tant de grandeur, de beaut&#233;, d'&#233;v&#233;nements splendides et, lorsqu'on l&#232;ve les yeux au ciel, voir cet infini nous envelopper, qu'il est impossible de penser que tout cela ne constitue qu'un simple fait : il y a davantage que l'id&#233;e d'habiter l'univers. L'immensit&#233; nous &#233;tourdit et am&#232;ne souvent notre esprit &#224; visiter les limites o&#249; se chevauchent la science, la sagesse et la folie. Chacun de ces trois grands domaines poss&#232;de son propre vocabulaire, son langage intime. Mais lorsque l'on atteint le lieu o&#249; ils se superposent, soudainement, aucun mot n'arrive &#224; notre pens&#233;e. Tout est plus vaste et on s'y sent vid&#233; de toute substance. La sensation est int&#233;rieure, enti&#232;re, mais avec ces quelques variations telle la brise la plus l&#233;g&#232;re qui soit, alors l'exp&#233;rience ne poss&#232;de plus le support de la pens&#233;e en laquelle se loge notre langage. Tous les sens sont alt&#233;r&#233;s. Parfois on croit entendre quelque chose, ou encore discerne-t-on vaguement une figure, des silhouettes &#233;vanescentes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il m'est arriv&#233; d&#233;j&#224; de croire que, puisqu'il &#233;tait impossible de d&#233;crire ce type d'exp&#233;rience, ce devait &#234;tre quelque chose qui ne pouvait, qui ne devait &#234;tre partag&#233;. Une invitation priv&#233;e &#224; d&#233;couvrir notre int&#233;riorit&#233;. Mais je n'en suis plus aussi s&#251;r. Ces impressions qui rel&#232;vent &#224; la fois du vide, du vertige, de la pleine conscience de ma pr&#233;sence, toute &#233;gale puisse-t-elle &#234;tre avec la conviction que tout ce qui m'entoure existe vraiment... une sensation o&#249; la notion de distance ne semble pas s'appliquer, ce qui est pr&#232;s tout comme ce qui est loin devient &#224; port&#233;e de main, et j'ose m&#234;me dire que je ressens que tout ce qui m'entoure est contenu dans ma propre enveloppe. Une image peut-&#234;tre suffisamment propre pour illustrer cette sensation serait que je suis l'eau dans un verre et que je sois vers&#233; dans un autre r&#233;cipient plus grand contenant &#233;galement de l'eau. Je me m&#233;lange &#224; plus grand que moi, je reste conscient de mon existence mais je perds conscience de ma dimension, de ma limite dans l'espace et le temps.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans ces courts moments de grand flou, deux &#233;motions tr&#232;s intenses surgissent &#224; la fois de mon centre et de toutes autres parts &#224; la fois. Un bonheur illimit&#233;, apparemment sans fin parfaitement m&#233;lang&#233; &#224; un sentiment de lassitude, d'ennui, qui &#233;volue jusqu'&#224; devenir une sensation oppressante, la crainte peut-&#234;tre d'abord et ensuite affirm&#233;e, progressivement, jusqu'&#224; devenir terreur. Bonheur et terreur cohabitant ensemble comme si on avait dilu&#233; des pigments jaune et bleu dans l'eau que je mentionnais plus t&#244;t et que je vive le vert par interp&#233;n&#233;tration, donnant une autre sensation qui elle, n'est ni positive, ni n&#233;gative, juste quelque chose d'autre, que je nomme intuition &#224; d&#233;faut de trouver un mot plus juste.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le moment d'intuition lorsqu'il atteint son paroxysme me fait pleurer, ni de peine, ni de joie, mais pleurer en rapport avec une question. Car voil&#224; comment se termine ces moment de dissolution : pourquoi moi, devrais-je &#234;tre touch&#233; par quelque chose d'aussi grand ? Quelle est cette chose ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Lorsque la question survient &#224; l'esprit c'est que la visite dans l'interstice entre les trois domaines est termin&#233;e. Les dimensions reprennent leurs valeurs. Les distances se concr&#233;tisent. Le temps recommence &#224; circuler. Je me d&#233;tache de l'entit&#233; globale diffuse dans laquelle je baignais. La dualit&#233; &#233;motive bonheur-terreur persiste mais s'effacera graduellement. Cette dilution peut prendre de quelques minutes &#224; quelques jours. Pendant ce temps, je suis envahi par la question et une autre se dessine un peu &#224; la mani&#232;re d'une brume matinale qui s'&#233;l&#232;ve et laisse se d&#233;ployer le paysage ambiant. Devant moi se tient la question et tout son myst&#232;re : Qu'est-ce qui va arriver ? &#201;ventuellement un mot surgira. Mais ce ne peut &#234;tre forc&#233;. Tout cet acte de d&#233;couverte et de d&#233;voilement se fait au niveau de l'intuition et du spontan&#233;. Le mot se manifestera soudainement, arr&#234;t sur image. Frissons. Stupeur. Je d&#233;plie mentalement le message qui m'est destin&#233;. Je lis dans ma t&#234;te, interloqu&#233;. Un pr&#233;sage.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Quelque chose de merveilleux va se produire.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ceci est ma troisi&#232;me exp&#233;rience. Les deux pr&#233;c&#233;dentes se sont av&#233;r&#233;es vraies. Depuis, je reste intrigu&#233; et aux aguets : qu'est-ce qui sera merveilleux ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font size=&quot;-2&quot;&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div align=&quot;right&quot;&gt;4/ &#224; suivre &lt;a href=&quot;#ret&quot;&gt;&#8593;&lt;/a&gt;&lt;/font&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;a name=&quot;16&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;dl class='spip_document_726 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.criticalsecret.net/local/cache-vignettes/L100xH100/mini_16-2-0ab01.jpg' width='100' height='100' alt='JPEG - 20.3 kb' style='height:100px;width:100px;' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dd class='spip_doc_descriptif' style='width:120px;'&gt;&lt;font face=&quot;courier&quot;&gt;&lt;font size=&quot;-2&quot;&gt;16 d&#233;c. | Dec. 16&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;
&lt;/dd&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;&lt;font size=+1&quot;&gt;Zoo urbain&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Marcher dans les rues de Montr&#233;al, la nuit, c'est accepter une cassure enti&#232;re entre le territoire et l'&#234;tre. Fa&#231;ades des maisons et &#233;difices ferm&#233;es &#224; tout regard. Froideur de l'espace des rues, souvent trop larges pour rien, ou peut-&#234;tre pour laisser se diffuser ce parfum d'indiff&#233;rence qui caract&#233;rise cette m&#233;tropole. M&#234;me s'il &#233;tait midi, je me sentirais seul, &#224; l'&#233;troit dans la foule press&#233;e. Aucun regard ne veut se croiser. Que l'on soit pr&#233;sent ou absent dans cette ville ne change rien.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Toute ma vie s'est d&#233;roul&#233;e en suivant cette constance : j'ai un mal fou &#224; entrer en relation avec les autres. Je force des distances car je dois apprivoiser, &#234;tre apprivois&#233;. Je me sais si inusit&#233;. Je d&#233;plais &#224; la masse. D'autant plus que dans ce quartier, il faut &#234;tre en toute apparence conforme avec ses exigences. Doit-on d&#233;vier d'un rien pour qu'on nous regarde d'un air curieux, &#233;tonn&#233;. Sur le Plateau, contrairement &#224; mon ancien quartier, ici on regarde la diff&#233;rence. On la scrute. Il n'y a pas de m&#233;fiance mais de la curiosit&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je me sens comme une b&#234;te au zoo qui peut circuler librement parmi les visiteurs. En fait, je suis le visiteur dans ce quartier. Je ne crois pas que je pourrais jamais y prendre racine.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font size=&quot;-2&quot;&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div align=&quot;right&quot;&gt;5/ &#224; suivre &lt;a href=&quot;#ret&quot;&gt;&#8593;&lt;/a&gt;&lt;/font&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;a name=&quot;17&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;dl class='spip_document_727 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.criticalsecret.net/local/cache-vignettes/L100xH100/mini_17-2-2becd.jpg' width='100' height='100' alt='JPEG - 20.5 kb' style='height:100px;width:100px;' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dd class='spip_doc_descriptif' style='width:120px;'&gt;&lt;font face=&quot;courier&quot;&gt;&lt;font size=&quot;-2&quot;&gt;17 d&#233;c. | Dec. 17&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;
&lt;/dd&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;&lt;font size=+1&quot;&gt;La saison &lt;br /&gt;des trouvailles&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'&#233;t&#233; pass&#233; j'arpentais le quartier juste parce que j'avais du temps libre. Cette ann&#233;e, le temps libre est parti en vacances et je ne visite les rues du Plateau que pour promener mon chien ou encore partir t&#244;t &#224; la recherche d'objets jet&#233;s &#224; la rue qui pourraient m'int&#233;resser. De mai &#224; la fin ao&#251;t, c'est la grande p&#233;riode des d&#233;m&#233;nagements. Montr&#233;al est une ville en d&#233;m&#233;nagements. On m'a dit que le nombre insens&#233; de d&#233;m&#233;nagements ici &#233;tait un ph&#233;nom&#232;ne unique. Alors qu'on d&#233;m&#233;nage dans tous les quartiers de la ville, le Plateau a cette caract&#233;ristique que les objets abandonn&#233;s ont encore beaucoup de valeur. On peut se meubler enti&#232;rement tout &#224; fait gratuitement et avec un bon go&#251;t relatif, &#233;videmment. On trouve m&#234;me parfois des ordinateurs fonctionnels, et des mod&#232;les assez r&#233;cents, c'est tout dire ! Paradis du v&#233;lo, on trouve quantit&#233; de pneus et de chambres &#224; air abandonn&#233;s, de quoi faire des bricolages en caoutchouc. Et pourquoi ce mat&#233;riau ? Juste parce que je trouve que &#231;a sent bon.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font size=&quot;-2&quot;&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div align=&quot;right&quot;&gt;6/ &#224; suivre &lt;a href=&quot;#ret&quot;&gt;&#8593;&lt;/a&gt;&lt;/font&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;a name=&quot;18&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;dl class='spip_document_729 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.criticalsecret.net/local/cache-vignettes/L100xH100/mini_18-2-bd278.jpg' width='100' height='100' alt='JPEG - 35.3 kb' style='height:100px;width:100px;' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dd class='spip_doc_descriptif' style='width:120px;'&gt;&lt;font face=&quot;courier&quot;&gt;&lt;font size=&quot;-2&quot;&gt;18 d&#233;c. | Dec. 18&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;
&lt;/dd&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;&lt;font size=+1&quot;&gt;Non-pardon&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'&#233;t&#233;, en pleine nuit, c'est une heure amusante pour se promener. Les bars ferment les uns apr&#232;s les autres jetant &#224; la rue leurs habitants temporaires, tous &#233;m&#233;ch&#233;s, tous titubants et surtout tonitruants. &#192; crier autant, ils effraient mon chien qui leur r&#233;pond avec des aboiements soutenus. Il y a aussi le pendant triste, une dure r&#233;alit&#233; que personne ne veut voir, pourtant elle me cr&#232;ve les yeux. C'est aussi l'heure de la procession de tous ces hommes seuls, abandonn&#233;s par la vie. Ils ont tous ce regard &#233;teint. Mais certains d'entre eux ont ce regard en coin, inquiet. Ils effectuent une recherche vide et froide des limites. Limites des hauts murs, des barbel&#233;s, des corridors bruyants, des cellules qu'ils ont habit&#233;es durant des ann&#233;es. Remis en libert&#233;, ils ne peuvent s'habituer &#224; regarder au loin ni en ligne droite. Ils fuient l'espace qui les entoure. Ils recherchent un endroit o&#249; se fondre avec le d&#233;cor, dormir sous un escalier peut-&#234;tre ou, si n&#233;cessaire, faire grabuge et se faire cueillir par les autorit&#233;s pour la nuit.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Redonner la libert&#233; &#224; un homme mais le laisser errer d&#233;muni de tout n'est pas un acte de pardon. C'est lui imposer une sentence invisible &#224; vie.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font size=&quot;-2&quot;&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div align=&quot;right&quot;&gt;7/ &#224; suivre &lt;a href=&quot;#ret&quot;&gt;&#8593;&lt;/a&gt;&lt;/font&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;a name=&quot;19&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;dl class='spip_document_730 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.criticalsecret.net/local/cache-vignettes/L100xH100/mini_19-2-8858e.jpg' width='100' height='100' alt='JPEG - 22 kb' style='height:100px;width:100px;' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dd class='spip_doc_descriptif' style='width:120px;'&gt;&lt;font face=&quot;courier&quot;&gt;&lt;font size=&quot;-2&quot;&gt;19 d&#233;c. | Dec. 19&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;
&lt;/dd&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;&lt;font size=+1&quot;&gt;Conversations&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#192; peine un mois avant l'&#233;t&#233;. Le temps chaud, du moins le temps agr&#233;able, est enfin arriv&#233;, install&#233; pour de bon. Mais ce &#171; bon &#187; est toujours transitoire, on le sait bien au Qu&#233;bec. Toujours en arri&#232;re plan des pens&#233;es de jouissance de l'&#233;t&#233; circule les vents glac&#233;s de l'hiver. L'&#233;t&#233; est une saison qui n'existe pas seule. Elle est toujours en opposition avec l'hiver. Toujours.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les premiers signes du beau temps c'est d'entendre la musique qui &#233;mane des autos, alors que les passagers se prom&#232;nent vitres baiss&#233;es. Cette sensation de musique mobile me ram&#232;ne toujours, lorsque je l'entends pour les premi&#232;res fois &#224; chaque ann&#233;e, &#224; mes toutes jeunes ann&#233;es &#8212; disons entre 7 et 10 ans &#8212; o&#249; j'aspirais tant &#224; devenir grand et avoir du fun comme tout le monde. Tr&#232;s, tr&#232;s grand, maintenant, je suis devenu et ce que j'entrevoyais de la vie... c'est tout sauf ces r&#234;ves innocents cr&#233;&#233;s dans mon enfance.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Est-ce mieux, est-ce pire ? Assur&#233;ment pire, mais pas dans un sens aussi n&#233;gatif, puisque c'est pire pour tout le monde, y compris ceux qui ont r&#233;ussi &#224; se faire une vie facile. La vie est un combat f&#233;roce qu'on se refuse tous de consid&#233;rer comme tel. On se fait accroire que tout devrait &#234;tre beau et bien et ceci ne fait qu'aggraver un foss&#233; cr&#233;ateur d'angoisses.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Une de ces belles journ&#233;es, fen&#234;tres ouvertes, mon appart respire l'air qui circule tout lentement et tous les bruits de la rue entrent avec autant de vigueur que possible. J'habite une rue que l'on consid&#232;rerait tranquille. Pourtant une fois chez moi, il y a tellement de sons qui entrent. Toutes sortes de conversations d&#233;cident de poser des indiscr&#233;tions et viennent s'incruster dans l'atelier. (L'atelier est la pi&#232;ce qui devrait plut&#244;t &#234;tre le salon, le s&#233;jour, le living room, mais je veux profiter de cette fen&#234;tre, de cette clart&#233; pour dessiner).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je ne suis donc jamais seul dans mon appartement. Ces bribes de conversations passag&#232;res me tiennent compagnie... m&#234;me au milieu de la nuit, si je ne dors pas, si je laisse encore la fen&#234;tre ouverte.&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;right&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#C0C0C0&quot;&gt;&lt;font size=&quot;+1&quot;&gt;M.B.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div align=&quot;right&quot;&gt;&lt;font size=&quot;-2&quot;&gt;In&#233;dit pour criticalsecret &#169; 2014 Michel Belisle. &lt;a href=&quot;#deb&quot;&gt;&#8593;&lt;/a&gt; &lt;a href=&quot;#below&quot;&gt;&#8595;&lt;/a&gt; 8/ fin &lt;a href=&quot;#ret&quot;&gt;&#8593;&lt;/a&gt;&lt;/font&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;a name=&quot;20&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;dl class='spip_document_732 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.criticalsecret.net/local/cache-vignettes/L100xH100/mini_20-2-ab79f.jpg' width='100' height='100' alt='JPEG - 22.8 kb' style='height:100px;width:100px;' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dd class='spip_doc_descriptif' style='width:120px;'&gt;&lt;font face=&quot;courier&quot;&gt;&lt;font size=&quot;-2&quot;&gt;20 d&#233;c. | Dec. 20&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;
&lt;/dd&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_731 spip_documents'&gt;
&lt;img src='https://www.criticalsecret.net/local/cache-vignettes/L500xH375/okneige2-e5db8-5bc2f.jpg' width='500' height='375' alt=&quot;&quot; style='height:375px;width:500px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font size=&quot;-2&quot;&gt;&lt;a href=&quot;#deb&quot;&gt;&#8593;&lt;/a&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a name=&quot;eng&quot;&gt;&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&#9617;&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_721 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;width:150px;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href=&quot;https://www.criticalsecret.net/IMG/jpg/m023.jpg&quot; title='JPEG - 65 kb' type=&quot;image/jpeg&quot;&gt;&lt;img src='https://www.criticalsecret.net/local/cache-vignettes/L500xH375/m023-eac29.jpg' width='500' height='375' alt='JPEG - 65 kb' style='height:375px;width:500px;' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt; &lt;font size=&quot;-2&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#C0C0C0&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;#fr&quot;&gt;En fran&#231;ais&lt;/a&gt; | Into English&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div align=&quot;right&quot;&gt;it.&lt;a href=&quot;#p1&quot;&gt;1&lt;/a&gt;, it.&lt;a href=&quot;#13e&quot;&gt;2&lt;/a&gt;, it.&lt;a href=&quot;#14e&quot;&gt;3&lt;/a&gt;, it.&lt;a href=&quot;#15e&quot;&gt;4&lt;/a&gt;, it.&lt;a href=&quot;#16e&quot;&gt;5&lt;/a&gt;, it.&lt;a href=&quot;#17e&quot;&gt;6&lt;/a&gt;, it.&lt;a href=&quot;#18e&quot;&gt;7&lt;/a&gt;, it.&lt;a href=&quot;#19e&quot;&gt;8&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href=&quot;#aut&quot;&gt;Wearing the long scarf&lt;/a&gt; | &lt;a href=&quot;#dog&quot;&gt;The dog&lt;/a&gt; | &lt;a href=&quot;#20&quot;&gt;December 20&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;
&lt;p&gt;&lt;a name=&quot;p1&quot;&gt;&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font face=&quot;courier&quot;&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font size=&quot;+4&quot;&gt;I&lt;/font&gt;ntroduction: The Plateau is an older part of Montreal. It is generally accepted that it was a working class neighborhood. Gradually, those workers and their families have left these old apartments and a newer crowd of occupants, mainly young students and artists, took advantage of low rental costs . . . for apartments that were on the verge of becoming slums.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Today I live in this area without finding any trace of what made it famous. The ghosts of those families have long left along with their daily concerns, a simple life on the verge of precariousness, a certain vision of eternity. No perfume is left in the air for us to recall the breath of this youth filled with hopes that once blossomed there. All roads were then wide open to them in those happy years. This neighbourhood is disparate with both a tight sense of community and strict individualism, and houses a broad spectrum of wealthier people in constant need to be comforted in their tidy life, sheltered from slander.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Vignettes from Le Plateau formed a year ago some of my friend's favorites things I posted on Facebook, a column of some sort. I was merely describing day to day activities as seen by an outsider not partaking in the neighborhood life, still remaining an alien one year later without any desire to bond with this area.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Below, some new Vignettes are presented for your reading pleasure and recounts the awakening of live after one of the harshest winters we have known here for sixty years.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font size=&quot;-2&quot;&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div align=&quot;right&quot;&gt;1/ to be continued &lt;a href=&quot;#eng&quot;&gt;&#8593;&lt;/a&gt;&lt;/font&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;a name=&quot;13e&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;dl class='spip_document_722 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.criticalsecret.net/local/cache-vignettes/L100xH100/mini_13-2-91f83.jpg' width='100' height='100' alt='JPEG - 20 kb' style='height:100px;width:100px;' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dd class='spip_doc_descriptif' style='width:120px;'&gt;&lt;font face=&quot;courier&quot;&gt;&lt;font size=&quot;-2&quot;&gt;13 d&#233;c. | Dec. 13&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;
&lt;/dd&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;&lt;font size=&quot;+1&quot;&gt;Morning&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Finally a first morning without snow. A bright sun tries to reassure us that spring is coming. This will remain a promise until crocuses emerge and some birds come back. Identical to all other mornings this time of year, this one is fresh, bright and unconcerned of us still shuddering. Life, a mechanism still shrouded in mystery. Life that exists for itself, within us, without us, especially without, is seeking by all means a rebirth at a warmer pace, even if it is still freezing point.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font size=&quot;-2&quot;&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div align=&quot;right&quot;&gt;2/ to be continued &lt;a href=&quot;#eng&quot;&gt;&#8593;&lt;/a&gt;&lt;/font&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;a name=&quot;14e&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;dl class='spip_document_724 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.criticalsecret.net/local/cache-vignettes/L100xH100/mini_14-2-38f8e.jpg' width='100' height='100' alt='JPEG - 20.3 kb' style='height:100px;width:100px;' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dd class='spip_doc_descriptif' style='width:120px;'&gt;&lt;font face=&quot;courier&quot;&gt;&lt;font size=&quot;-2&quot;&gt;14 d&#233;c. | Dec. 14&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;
&lt;/dd&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;&lt;font size=&quot;+1&quot;&gt;A Stroll&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Another morning. This one a little milder, more inviting. Finally I can walk outside without gloves! Deciphering the rays of light. Looking at my dog fully alive. By himself. He can move by himself. Together we are in this street still asleep. Day off. They are all still in bed daydreaming, one must believe, because even if usually this is rush hour, there is no one to be seen.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;My dog reconnects with everything every time we go for a walk as if it were the first time. His scent guides him; I follow. No need to impose any direction whatsoever. That is his walk. His own time. I do not need to think about anything. I follow. We live in slow motion where time almost freezes graciously allowing us to savour this luxurious soft and indefinite temporal texture. The present time free from any weight lets us envisage that, one day, we will be no more. It is impossible to understand eternity. My dog is wiser than me: eternity leaves no smell, it is irrelevant.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font size=&quot;-2&quot;&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div align=&quot;right&quot;&gt;3/ to be continued &lt;a href=&quot;#eng&quot;&gt;&#8593;&lt;/a&gt;&lt;/font&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;a name=&quot;15e&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;dl class='spip_document_725 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.criticalsecret.net/local/cache-vignettes/L100xH100/mini_15-2-d86ac.jpg' width='100' height='100' alt='JPEG - 20.6 kb' style='height:100px;width:100px;' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dd class='spip_doc_descriptif' style='width:120px;'&gt;&lt;font face=&quot;courier&quot;&gt;&lt;font size=&quot;-2&quot;&gt;15 d&#233;c. | Dec. 15&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;
&lt;/dd&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;&lt;font size=&quot;+1&quot;&gt;Metaphysics&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;The concrete of the sidewalk loses its roughness. Our steps are fluid. The trees seem to undulate to the rhythm of our leisurely pace. We are light, carefree, rooted in the present for a moment.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;An intuition raises from within, for me only. My dog continues his exploration. He seems to know that right now is a very special moment just for me. I perceive a deep breath I would like to describe using a vocabulary other than that used by the new-agers and pop mystics, their dulled set of words devoid of almost all meanings, vocabulary and language that attempted to materialize the domain of the Subtle. I attempt the same.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;It would be a lie to deny the mystical character of the experience I am about to describe. For my part there is a place of thought which belongs to both atheism and mysticism. This place does not appear to me as a paradox, or an awkward contradiction, or even a phenomenon of oscillation between one and the other. I do not believe in a god that exists, separate, and above us all, one that would have infinite powers and distantly dictate our actions, leaving us no choice but to execute his wishes, as it is declared in numerous religious texts, the unknowable entity. However, there is such greatness, beauty, and wonderful events that, when looking above and seeing this infinite envelope upon us, it is impossible to think that this is just a mere simple fact: there is more than the idea of us dwellers in this universe. The vastness stuns us and often leads our mind to visit the overlapping limits of science, wisdom and folly. Each of these three areas has its own vocabulary, its intimate language. But when we reach the point where they overlap, suddenly, no word comes to our mind. Everything is larger and one feels emptied. The sensation emanates from within, whole, but presents itself with a few variations such as the lightest of breeze, then the experience happens, without the support of our thoughts within which resides language. All the senses are augmented. Sometimes I think I can hear something, or I can descry a vague figure, some fleeting silhouettes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;I once believed that, since it was impossible to describe this type of experience, it must have been something that could not be, that should not be shared. A private invitation to discover our inner selves. But I am not so sure anymore. These impressions that relate to the emptiness, dizziness, and full awareness of my presence as equal as it may be with the conviction that what surrounds me is reality . . . a perception to which the concept of distance does not seem to apply: what is afar and what is nearby both seem to be readily attainable, and I dare say that I feel that everything around me is contained within my own shell. An appropriate image to illustrate this would be that I'm the water in a glass and I am being poured in another larger container also holding water. I get mixed with what is larger than me. I remain aware of my existence but I lose consciousness of my dimensions, my limits in space and time.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;In these brief moments of the great undefined, two very intense emotions arise both from my center and from all other directions at once. Unlimited happiness of an undefined duration, perfectly mixed with a feeling of weariness, boredom, that evolves to become a sense of oppression, fear at first then gradually scaling up to become terror. Happiness and terror cohabiting as if one had diluted yellow and blue pigments in the water I mentioned earlier and I am becoming living &#8220;green&#8221; as a result of interpenetration, which brings in turn another sensation that it is neither positive nor negative, but something else I call intuition for lack of a better word.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;I cry when this intuition moment reaches its climax, not of sorrow nor of joy, but crying being confronted to a question that is about to be formulated. That's how these moments end: dissolution through questioning &#8220;why me, why should I be affected by something so big? What is this thing?&#8221;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;When the question arises and becomes clear, it means that the visit to the overlap of the three areas is complete. Dimensions are being reinstated. Distances are actualized. Time resume its flow. I detach myself from the diffuse global entity in which I bathed. The happiness-terror emotional duality persists but fades gradually. This dilution can take a few minutes to a few days. Meanwhile, I am overwhelmed by the question and another one emerges a bit like when the morning fog rises and lets the landscape reveal itself. Before me stands the question and all its mystery: What will happen? In the end a word is elected. But this cannot be forced. The whole act of discovery and revelation is woven from intuition and spontaneity. The word sharply manifests itself. Chills. Stupor. I mentally unfold the message that has been labeled to my intention. I read, puzzled: an omen.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Something wonderful is about to happen.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;This is my third such experience. The two preceding proved to be true. Since then, I remain intrigued and keep on the lookout: what will be wonderful?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font size=&quot;-2&quot;&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div align=&quot;right&quot;&gt;4/ to be continued &lt;a href=&quot;#eng&quot;&gt;&#8593;&lt;/a&gt;&lt;/font&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;a name=&quot;16e&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;dl class='spip_document_726 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.criticalsecret.net/local/cache-vignettes/L100xH100/mini_16-2-0ab01.jpg' width='100' height='100' alt='JPEG - 20.3 kb' style='height:100px;width:100px;' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dd class='spip_doc_descriptif' style='width:120px;'&gt;&lt;font face=&quot;courier&quot;&gt;&lt;font size=&quot;-2&quot;&gt;16 d&#233;c. | Dec. 16&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;
&lt;/dd&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;&lt;font size=&quot;+1&quot;&gt;Urban Zoo&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Walking in the streets of Montreal at night means accepting a full break between territory and the self. Facades of houses and buildings closed and reluctant to be looked at. Streets like cold ribbons, often too wide for no reason or perhaps to allow the fragrance of indifference to spread widely; the city's main characteristic. Even though if it were noon, I would feel alone and cramped in the dense crowd. No one looks at each other. Presence or absence is irrelevant in this city.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;My whole life, I had and still have a hard time connecting with others. I keep my distances to get acquainted with and I am cautiously taming my social environment. I am unusual. I don't fit in the crowd. Especially in this neighbourhood one must totally blend in. Should one deviate from the rules, one is subject to be frankly stared at; provoking astonishment. Le Plateau, unlike my previous neighborhood, is a place where difference is immediately spotted, scrutinized. There is no suspicion but curiosity.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;I feel like an animal in a zoo but I can move freely among the visitors. In fact, I am the visitor in this area. I do not think I could ever make it my home.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font size=&quot;-2&quot;&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div align=&quot;right&quot;&gt;5/ to be continued &lt;a href=&quot;#eng&quot;&gt;&#8593;&lt;/a&gt;&lt;/font&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;a name=&quot;17e&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;dl class='spip_document_727 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.criticalsecret.net/local/cache-vignettes/L100xH100/mini_17-2-2becd.jpg' width='100' height='100' alt='JPEG - 20.5 kb' style='height:100px;width:100px;' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dd class='spip_doc_descriptif' style='width:120px;'&gt;&lt;font face=&quot;courier&quot;&gt;&lt;font size=&quot;-2&quot;&gt;17 d&#233;c. | Dec. 17&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;
&lt;/dd&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;&lt;font size=&quot;+1&quot;&gt;There &lt;br /&gt; To Be Picked Up&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Last summer I explored the neighborhood just because I had more free time. This year, free time took a break and I only stroll the streets of Le Plateau for walking my dog or very early in the morning hunting for some object of interest abandoned on the curb. From May to late August, it is the great moving period. Moving is a local sport in Montreal. I was told that the insane number of people moving every year was a unique phenomenon here. People move from one neighbourhood to another, but in Le Plateau, abandoned objects still have much value. We can fully furnish an apartment for absolutely nothing and, as a neat bonus, with good taste. There are even some functional computers, and fairly recent models, that says it all! Cycling paradise, there are quite a number of tires and inner tubes left there to be picked up, and create new items out of it. And why rubber? Just because I think it smells good.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font size=&quot;-2&quot;&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div align=&quot;right&quot;&gt;6/ to be continued &lt;a href=&quot;#eng&quot;&gt;&#8593;&lt;/a&gt;&lt;/font&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;a name=&quot;18e&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;dl class='spip_document_729 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.criticalsecret.net/local/cache-vignettes/L100xH100/mini_18-2-bd278.jpg' width='100' height='100' alt='JPEG - 35.3 kb' style='height:100px;width:100px;' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dd class='spip_doc_descriptif' style='width:120px;'&gt;&lt;font face=&quot;courier&quot;&gt;&lt;font size=&quot;-2&quot;&gt;18 d&#233;c. | Dec. 18&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;
&lt;/dd&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;&lt;font size=&quot;+1&quot;&gt;Unforgiveness&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;In the summer, at night, there is quite a show worth walking by and watch. Bars close one after another, regurgitating their dwellers on the street, all drunk and staggering about and, above all, quite noisy. Loud as they are, they scare my dog who steadily barks back at them. There is also the harsh reality that nobody wants to see, yet it is blindingly obvious. The sad procession time has come again for all these men alone, abandoned by life. They all have this dull look. But some of them have that sidelong glance, worried. They perform a cold and empty search, looking for some sort of limits, that of high walls, barbed wire, noisy corridors, cells they occupied for years. Released, they cannot get used to look far or straight ahead. They try to escape this too large of a space that drowns them. They are looking for a place to blend in, to disappear, a place to sleep under a staircase or, if necessary, cause some duly trouble in the hope of getting picked up by the cops and be jailed in for the night.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Give freedom back to a man but leave him roaming and deprived of the most basic necessities is not an act of forgiveness. It remains an invisible life sentence.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font size=&quot;-2&quot;&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div align=&quot;right&quot;&gt;7/ to be continued &lt;a href=&quot;#eng&quot;&gt;&#8593;&lt;/a&gt;&lt;/font&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;a name=&quot;19e&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;dl class='spip_document_730 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.criticalsecret.net/local/cache-vignettes/L100xH100/mini_19-2-8858e.jpg' width='100' height='100' alt='JPEG - 22 kb' style='height:100px;width:100px;' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dd class='spip_doc_descriptif' style='width:120px;'&gt;&lt;font face=&quot;courier&quot;&gt;&lt;font size=&quot;-2&quot;&gt;19 d&#233;c. | Dec. 19&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;
&lt;/dd&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;&lt;font size=&quot;+1&quot;&gt;Conversations&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Barely a month before summer. Hot weather, at least fair weather, is finally here, here to stay. But &quot;fair&quot; is always temporary: a well known fact in Quebec. The icy winds of winter are always in the background thoughts of everyone while they are enjoying summer. Summer is a season that does not exist alone. Winter is always around the corner. Always.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;The first signs of fair weather for me is when I hear music coming from cars, as passengers enjoy the ride windows down. Every year, whenever I get these first mobile music sensations it always brings me back to my younger years&#8212;say between 7 and 10&#8212;where I aspired to become a grown up and have fun like, I thought, everyone else in the world. Much, much older I've become now and what I once foresaw in life . . . is anything but these innocent dreams I crafted in my childhood.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Is it better or worse? Certainly worse, but not in such a negative sense, since it is worse for everyone, including those who have managed to pull themselves out and experience easy living. Life is a fierce fight, one we repeatedly refuse to consider as such. We fool ourselves in believing that everything is fine and that only aggravates the gap, augmenting anxiety.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;On a nice day, windows open, my apartment breathes the air flowing in lightly and all the street noises come along with contrasting intensity. It is said that the street I live on is quiet. Yet, once home, sounds from the street appear quite intense. All kinds of conversations impolitely invite themselves in and invisibly occupy the workshop (the workshop is the part that should rather be a normal living room, but I want to take advantage of its window and all the light it lets through to draw).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;I am therefore never alone in my apartment. These bits of fleeting conversations keep me company . . . even in the middle of the night, when I'm not sleeping and I have left the window open.&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;right&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#C0C0C0&quot;&gt;&lt;font size=&quot;+1&quot;&gt;M.B.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div align=&quot;right&quot;&gt;&lt;font size=&quot;-2&quot;&gt;Unpublished to criticalsecret from &#169; 2014 Michel Belisle. &lt;a href=&quot;#deb&quot;&gt;&#8593;&lt;/a&gt; &lt;a href=&quot;#below&quot;&gt;&#8595;&lt;/a&gt; 8/ the end &lt;a href=&quot;#eng&quot;&gt;&#8593;&lt;/a&gt; &lt;/font&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a name=&quot;aut&quot;&gt;&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a name=&quot;below&quot;&gt;&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_719 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.criticalsecret.net/IMG/jpg/022.jpg' width='500' height='582' alt=&quot;&quot; style='height:582px;width:500px;' /&gt;&lt;/span&gt; &lt;font size=&quot;-2&quot;&gt;&lt;a href=&quot;#deb&quot;&gt;&#8593;&lt;/a&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a name=&quot;dog&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;dl class='spip_document_738 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;width:150px;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href=&quot;https://www.criticalsecret.net/IMG/jpg/1484598_329038693946191_2300955053495352278_n.jpg&quot; title='JPEG - 87.5 kb' type=&quot;image/jpeg&quot;&gt;&lt;img src='https://www.criticalsecret.net/local/cache-vignettes/L500xH500/1484598_329038693946191_2300955053495352278_n-bb93a.jpg' width='500' height='500' alt='JPEG - 87.5 kb' style='height:500px;width:500px;' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:150px;'&gt;&lt;strong&gt;&lt;font face=&quot;courier&quot;&gt;&lt;font size=&quot;-2&quot;&gt;Ozzi-Chou &#169; M. Belisle&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/h3&gt;
&lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/h3&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;font face=&quot;courier&quot;&gt;&lt;/p&gt; &lt;script type=&quot;text/javascript&quot;&gt; //&lt;![CDATA[ (function() { document.write('&lt;fb:like width=&quot;450&quot; layout=&quot;button_count&quot;&gt;&lt;/fb:like&gt;'); var s = document.createElement('SCRIPT'), s1 = document.getElementsByTagName('SCRIPT')[0]; s.type = 'text/javascript'; s.async = true; s.src = 'http://connect.facebook.net/fr_FR/all.js#xfbml=1'; s1.parentNode.insertBefore(s, s1); })(); //]]&gt; &lt;/script&gt;
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&lt;p&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font size=&quot;-2&quot;&gt;&lt;strong&gt;N. B. &lt;br /&gt;
&#201;charpe en maille &#169; Michel Belisle | Knit long scarf &#169; Michel Belisle&lt;br /&gt;
Photos par Michel Belisle | Pics from Michel Belisle.&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/h3&gt;
&lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/h3&gt;
&lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/h3&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="en">
		<title>#Pac&#244;meThiellement Editorial La fin de Satan | The End of Satan</title>
		<link>https://www.criticalsecret.net/pacomethiellement-editorial-la-fin-de-satan-the-end-of-satan,144.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.criticalsecret.net/pacomethiellement-editorial-la-fin-de-satan-the-end-of-satan,144.html</guid>
		<dc:date>2014-01-19T00:46:17Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>en</dc:language>
		<dc:creator>Pac&#244;me Thiellement (Auteur), Michel Belisle (Author - Translator)</dc:creator>


		<dc:subject>www.criticalsecret.com www.criticalsecret.org www.criticalsecret.net</dc:subject>
		<dc:subject>Paris</dc:subject>
		<dc:subject>Litt&#233;rature / literature</dc:subject>
		<dc:subject>Pac&#244;me Thiellement</dc:subject>
		<dc:subject>XXIe si&#232;cle - XXIst Century</dc:subject>
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		<dc:subject>criticalsecret</dc:subject>
		<dc:subject>2014 PAC&#212;ME THIELLEMENT @ Carnet de janvier_Notebooks of January</dc:subject>
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		<description>[ FR - ENG&#160;] Lorsque le Sauveur e&#251;t dit ces choses, Marie reprit la parole, disant : &#171; Mon Seigneur, je dois encore te demander quelque chose et j'esp&#232;re que tu ne me le cacheras pas. Dis-nous, Seigneur, qui pousse l'homme &#224; p&#233;cher ? &#187; Le Sauveur r&#233;pondit, il dit &#224; Marie : &#171; Ce sont les Archontes du Destin qui poussent l'homme &#224; p&#233;cher. &#187; &#171;&#160;Pistis Sofia &#187; L a fin de Satan. Nous en avions tellement entendu parler. Tous les textes gnostiques nous le disaient. Tous annon&#231;aient cette prison de mort et (...)

-
&lt;a href="https://www.criticalsecret.net/-2014-pacome-thiellement-carnet-de-janvier_notebooks-of-january,050-.html" rel="directory"&gt;2014 PAC&#212;ME THIELLEMENT @ Carnet de janvier_Notebooks of January&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.criticalsecret.net/+-www-criticalsecret-com-www-criticalsecret-org-www-criticalsecret-net,002-+.html" rel="tag"&gt;www.criticalsecret.com www.criticalsecret.org www.criticalsecret.net&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.criticalsecret.net/+-paris,017-+.html" rel="tag"&gt;Paris&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.criticalsecret.net/+-litterature-polar,119-+.html" rel="tag"&gt;Litt&#233;rature / literature&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.criticalsecret.net/+-pacome-thiellement,192-+.html" rel="tag"&gt;Pac&#244;me Thiellement&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.criticalsecret.net/+-xxie-siecle,443-+.html" rel="tag"&gt;XXIe si&#232;cle - XXIst Century&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.criticalsecret.net/+-de-l-unite-populaire-a-la-transition-democratique-representations-diffusions-memoires,644-+.html" rel="tag"&gt;De l'Unit&#233; populaire &#224; la transition d&#233;mocratique : repr&#233;sentations, diffusions, m&#233;moires cin&#233;matographiques du Chili, 1970-2013&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.criticalsecret.net/+-criticalsecret,880-+.html" rel="tag"&gt;criticalsecret&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.criticalsecret.net/+-2014-pacome-thiellement-carnet-de-janvier_notebooks-of-january,907-+.html" rel="tag"&gt;2014 PAC&#212;ME THIELLEMENT @ Carnet de janvier_Notebooks of January&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.criticalsecret.net/+-satan,911-+.html" rel="tag"&gt;Satan&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.criticalsecret.net/+-gnose-gnosis,913-+.html" rel="tag"&gt;Gnose chr&#233;tienne / Christian Gnosis&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.criticalsecret.net/+-pacomethiellement-editorial-la-fin-de-satan-the-end-of-satan,914-+.html" rel="tag"&gt;#Pac&#244;meThiellement Editorial La fin de Satan | The End of Satan&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.criticalsecret.net/+-daniel-paul-schreber,916-+.html" rel="tag"&gt;Daniel Paul Schreber&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.criticalsecret.net/+-guillaume-apollinaire,917-+.html" rel="tag"&gt;Guillaume Apollinaire&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.criticalsecret.net/+-alfred-jarry,918-+.html" rel="tag"&gt;Alfred Jarry&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.criticalsecret.net/+-apocalypse,919-+.html" rel="tag"&gt;Apocalypse &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.criticalsecret.net/+-kiloffer,920-+.html" rel="tag"&gt;Patrice Killoffer&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.criticalsecret.net/+-michel-belisle,921-+.html" rel="tag"&gt;Michel Belisle&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.criticalsecret.net/+-pistis-sophia,922-+.html" rel="tag"&gt;Pistis Sophia&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.criticalsecret.net/+-iie-siecle-2d-century,944-+.html" rel="tag"&gt;IIIe si&#232;cle - 3d Century&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.criticalsecret.net/+-xviiie-siecle-xviiith-century,945-+.html" rel="tag"&gt;XVIIIe si&#232;cle - XVIIIth Century&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;https://www.criticalsecret.net/IMG/arton144.gif&quot; width='150' height='150' style='height:150px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;a name=&quot;back&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;font color=&quot;grey&quot;&gt;&lt;font size=&quot;-3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;baskerville&quot;&gt;&lt;a name=&quot;fr&quot;&gt;[&lt;/a&gt; FR - &lt;a href=&quot;#eng&quot;&gt;ENG&lt;/a&gt;&#160;]&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;
&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;
&lt;font color=&quot;black&quot;&gt;&lt;font face=&quot;baskerville&quot;&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div style=&quot;text-indent:2em;&quot;&gt;&lt;em&gt;Lorsque le Sauveur e&#251;t dit ces choses, Marie reprit la parole, disant : &#171; Mon Seigneur, je dois encore te demander quelque chose et j'esp&#232;re que tu ne me le cacheras pas. Dis-nous, Seigneur, qui pousse l'homme &#224; p&#233;cher ? &#187;&lt;/div&gt;
&lt;div style=&quot;text-indent:2em;&quot;&gt;Le Sauveur r&#233;pondit, il dit &#224; Marie : &#171; Ce sont les Archontes du Destin qui poussent l'homme &#224; p&#233;cher. &#187;&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div align=&quot;right&quot;&gt;&lt;font color=&quot;black&quot;&gt;&#171;&#160;&lt;font face=&quot;baskerville&quot;&gt;Pistis Sofia &#187; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='footnote' title='Ndlr&#160;: Pistis Sofia ou Sophia (litt&#233;ralement l'expression signifie la (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/div&gt;&lt;/font&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font size=&quot;+1&quot;&gt;&lt;font face=&quot;baskerville&quot;&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div style=&quot;text-indent:2em;&quot;&gt; &lt;font size=&quot;+3&quot;&gt;L&lt;/font&gt; a fin de Satan. Nous en avions tellement entendu parler. Tous les textes gnostiques nous le disaient. Tous annon&#231;aient cette prison de mort et d&#233;voilaient ce monde en carton-p&#226;te. Tous les textes gnostiques parlaient du ma&#238;tre de ce monde : le d&#233;miurge, fou, borgne, m&#233;chant ; le Cosmocrator. &#171;&#160;Et alors la voix du Cosmocrator s'adressa aux anges&#160;: &#171;&#160;Je suis Dieu et il n'y en a pas d'autre en dehors de Moi.&#160;&#187; Mais moi, j'ai ri joyeusement, ayant sond&#233; la vanit&#233; de sa gloire. &#187; (&lt;em&gt;Deuxi&#232;me trait&#233; du Grand Seth&lt;/em&gt;). Ils nous disaient que nous ne venions pas d'ici. Ils nous disaient&#160;: &lt;em&gt;&#192; la fin, tu seras las de ce monde ancien&lt;/em&gt;. Ils parlaient des fronti&#232;res de plus en plus r&#233;duites de ce monde. Ils d&#233;crivaient les archontes du destin obs&#233;d&#233;s &#224; amenuiser nos libert&#233;s, nous poussant toujours plus dans l'ill&#233;galit&#233;. Tous les po&#232;mes mystiques nous le rappelaient. Ils nous disaient&#160;: &lt;em&gt;Chaque jour vers l'Enfer tu descends d'un pas, sans horreur, &#224; travers des t&#233;n&#232;bres qui puent.&lt;/em&gt; Ils &#233;voquaient notre pacte secret avec l'ordre truqu&#233; de ce monde, notre malheureuse complicit&#233; avec la l&#226;chet&#233;. Ils montraient le pouvoir temporel sous la forme d'un gros poisson amorphe, une baudruche qu'il n'aurait tenu qu'&#224; nous de d&#233;gonfler : l'homme normal. Ils nous disaient : &lt;em&gt;Monsieur Ubu est un &#234;tre ignoble, ce pourquoi il te ressemble, puisque tu ne parles que de trois choses : la physique, la phynance, la Merdre.&lt;/em&gt; C'est-&#224;-dire le sexe, le fric, et toi-m&#234;me. Tous les trait&#233;s de haute science et les expos&#233;s de pur amour s'y accordaient. Ils tendaient vers nous le fil d'or de notre &#234;tre de lumi&#232;re &#8211; le fil d'Herm&#232;s. Ils nous parlaient comme image ou ange.&lt;/div&gt;
&lt;div style=&quot;text-indent:2em;&quot;&gt;Ils nous demandaient de redevenir animaux&#160;: le r&#233;veil de l'ours, la science de l'&#226;ne, le baiser du singe, le roman de renard. Ils furent enterr&#233;s. Leurs auteurs furent r&#233;fut&#233;s puis d&#233;cim&#233;s. Et ils te laiss&#232;rent l&#224;, dans une crasse solitude. Il ne te restait que les yeux pour pleurer. &lt;/div&gt;
&lt;p style=&quot;text-indent:2em;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;+3&quot;&gt;N&lt;/font&gt;ous avons v&#233;cu une petite &#233;ternit&#233; dans l'ombre peu cl&#233;mente d'une &#233;glise de plus en plus institutionnelle, masque et miroir d'un pouvoir de plus en plus inique. Nous avons v&#233;cu dans l'ombre d'une gardienne des dogmes et pourvoyeuse des bonnes raisons, des belles excuses &#224; donner &#224; notre soumission. Le monde &#233;tait quadrill&#233;, d&#233;coup&#233; en tranches de plus en plus petites. On nous contr&#244;lait de plus en plus pr&#232;s. Le d&#233;miurge fou et borgne finit par ressembler &#224; Alain Bauer : un gros tas &#224; la moustache filasse et &#224; la moumoute mal coll&#233;e, dans un costume &#224; carreaux d'escroc de province, qui vend des cam&#233;ras de surveillance marchant mal aux pr&#233;sidents qui se succ&#232;dent. L'archonte du destin finit par ressembler &#224; Manuel Valls : un connard raide, sorte d'eunuque gomin&#233; qu'on ne voudrait pas pour beau-fr&#232;re, qui ne sourit jamais et qui impose la dictature en poussant les hommes au crime sous les applaudissements de ses pairs. Le gros poisson amorphe, c'&#233;tait Hollande, supr&#234;me salet&#233; se roulant dans les draps d'une actrice trop complaisante, affam&#233; toujours d'une nouvelle guerre &#8211; et il acc&#233;l&#233;rait le scooter de la destruction de ce monde dans une sorte d'indiff&#233;rence bonhomme &#224; tel point qu'on se demandait toujours s'il &#233;tait surnaturellement stupide ou seulement infernalement con.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-indent:2em;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;+3&quot;&gt;E&lt;/font&gt;t toi ? Toi tu pleurais. Et tu ne savais pas pourquoi mais tes larmes ne cessaient pas de couler. Sur l'oreiller du mal c'&#233;tait Satan Trism&#233;giste qui ber&#231;ait longuement ton esprit enchant&#233;. Tu ne savais pas o&#249; tu avais rang&#233; ton &#233;p&#233;e ; ton sabre pour enfin trancher. Ce qu'il y a de pire dans les moments de crise, c'est moins les saloperies des salauds ou la l&#226;chet&#233; des l&#226;ches que l'incapacit&#233; des types bien &#224; r&#233;agir, leur volont&#233; vaporis&#233;e, leur d&#233;termination paralys&#233;e. C'est toujours de &#231;a que les po&#232;tes, de Nerval &#224; Artaud, parlaient. C'&#233;tait toujours de &#231;a qu'ils souffraient, passant par mille et une p&#233;riphrases par horreur des cons&#233;quences de leur propre parler. Mais le moment d'incubation du Mal &#233;tait chimiquement n&#233;cessaire pour polir ton armure rouge. Il fallait atteindre le fond des enfers pour que l'ascension vers le principe commence.&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-indent:2em;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;+3&quot;&gt;L&lt;/font&gt; a culture acad&#233;mique, relais de l'&#233;glise ext&#233;rieure, avait produit une &#339;uvre justifiant le fonctionnement du pouvoir et ses raisons de nous conserver dans l'oppression. La philosophie acad&#233;mique fut le suppl&#233;tif intellectuel de cette forfanterie, ensuite remplac&#233;e par le show-buisness, et enfin les deux dialectiquement m&#234;l&#233;s dans la production d&#233;finitive du &#171; chroniqueur &#187;, le cul de basse-fosse du monde : &lt;em&gt;Histoire de la pens&#233;e officielle, de Aristote &#224; Christophe Barbier&lt;/em&gt;. Le monde devenait plus mat&#233;riel &#224; mesure qu'il s'enfon&#231;ait dans l'injustice et la violence. A mesure qu'il devenait plus mat&#233;riel, l'homme devenait plus seul &#8211; l'incommunicabilit&#233; s'imposait &#8211; et l'homme ordinaire et le po&#232;te maudit ne faisaient plus qu'un &#8211; comme dans le po&#232;me de Baudelaire. Tous maudits mais tous guerriers. Tous d&#233;truits mais tous pr&#234;ts &#224; combattre encore l'apr&#232;s-derni&#232;re guerre mondiale.&lt;/div&gt;
&lt;div style=&quot;text-indent:2em;&quot;&gt; Apr&#232;s tout, il restait toujours le folklore. Le folklore n'avait pas totalement disparu. Et les fronti&#232;res n'&#233;taient pas encore si herm&#233;tiquement closes que les peuples de sorci&#232;res et de magiciens ne pouvaient traverser nos contr&#233;es et rengorger de liqueur sucr&#233;e notre spiritualit&#233; dess&#233;ch&#233;e. Longtemps, le retournement de la Terre s'&#233;tait donn&#233; dans les temps de carnaval &#8211; temps du r&#233;veil de l'ours et de sa danse avec Valentin. Aux temps de carnaval, f&#234;tes de l'&#226;ne, processions du renard, le peuple retrouvait sa souverainet&#233; perdue, se souvenait de sa v&#233;ritable nature. Le temps de carnaval &#233;tait aussi un temps d'Apocalypse. Comme dans le cin&#233;ma de Lars von Trier ou la litt&#233;rature d'Alfred Jarry, l'ant&#233;christ (Ubu-Charlotte), l'&#233;toile-absinthe (Aldernablou-Melancholia), la grande prostitu&#233;e de Babylone (Messaline-Nymphomaniac) : toutes les figures de l'Apocalypse passaient par notre c&#339;ur pour le r&#233;g&#233;n&#233;rer. Nous &#233;tions tour &#224; tour toutes les images symboliques que nous d&#233;couvrions sur les tapisseries et les blasons. Nous &#233;tions la coupe et le dragon. Et les quatre b&#234;tes du T&#233;tramorphe tournoyaient autour de nous comme un zodiaque ou une boussole.&lt;/div&gt;
&lt;div style=&quot;text-indent:2em;&quot;&gt;Dans un article pour &lt;em&gt;La Revue Blanche&lt;/em&gt;, Alfred Jarry s'interrogeait : &#171; &lt;em&gt;Il a toujours &#233;t&#233; classique, pour battre en br&#232;che telle ou telle religion, de lui opposer ce fait, qu'on retrouve dans chacune, avec peu de variantes, les m&#234;mes mythes et les m&#234;mes titres. N'est-ce pas, au contraire, une preuve qu'il existerait une religion absolue, dont les autres ne seraient que des facettes incompl&#232;tes et d&#233;form&#233;es&#160;?&lt;/em&gt;&#160;&#187; Oui, cette religion absolue existait ; et c'&#233;tait Carnaval. C'&#233;tait une comptine, une danse que les enfants faisaient pour se faire peur en se donnant le tournis. Apollinaire le savait, le disait :&lt;/div&gt;
&lt;div style=&quot;text-indent:2em;&quot;&gt;&#171; &lt;em&gt;Des enfants&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style=&quot;text-indent:2em;&quot;&gt;&#171; &lt;em&gt;De ce monde ou bien de l'autre&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style=&quot;text-indent:2em;&quot;&gt;&#171; &lt;em&gt;Chantaient de ces rondes&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style=&quot;text-indent:2em;&quot;&gt;&#171; &lt;em&gt;Aux paroles absurdes et lyriques&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style=&quot;text-indent:2em;&quot;&gt;&#171; &lt;em&gt;Qui sans doute sont les restes&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style=&quot;text-indent:2em;&quot;&gt;&#171; &lt;em&gt;Des plus anciens monuments po&#233;tiques&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style=&quot;text-indent:2em;&quot;&gt;&#171; &lt;em&gt;De l'humanit&#233;&lt;/em&gt; &#187;.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;
&lt;div style=&quot;text-indent:2em;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;+3&quot;&gt;C'&lt;/font&gt;est ce carnaval que le pouvoir d&#233;moniaque avait d&#233;sormais charge de d&#233;truire. C'est cette f&#234;te que les gouvernements de ce monde et ses arm&#233;es de d&#233;mons voulaient imp&#233;rativement nous caviarder depuis une presque cinquantaine d'ann&#233;es &#8211; et ils &#233;taient sur le point de totalement y arriver. Si tu aimais tant la culture pop des ann&#233;es 60, des Beatles &#224; Reiser, de Topor &#224; Sun Ra, si tu en parlais tellement, c'est qu'elle n'&#233;tait d&#233;j&#224; plus, c'est qu'on l'avait escamot&#233;e pour r&#233;duire &#224; n&#233;ant sa puissance de transformation et de r&#233;g&#233;n&#233;ration. Le monde r&#233;tr&#233;cissait &#8211; un monde postiche pour touristes, un monde en contre-plaqu&#233; destin&#233; &#224; ceux qui n'y habitaient pas. Le village mondial &#233;tait un truc &#224; la Potemkine. Pour finir, et jusqu'&#224; ce que nous ouvrions le d&#233;sert, jusqu'&#224; ce que nous mangions le sable de Nag Hammadi, les v&#233;ritables proph&#232;tes apocalyptiques de notre v&#233;ritable nature, les v&#233;ritables lumi&#232;res matutinales du gnosticisme oriental, ce furent les po&#232;tes bien s&#251;r, mais aussi les fous qu'on enferme. Ils avaient tout vu ; tout. Ils avaient vu ce monde d'apr&#232;s &#8211; un monde d'apr&#232;s la pop, un monde d'apr&#232;s la fin. Pierre Roux avait vu que le soleil &#233;tait un Satan, plein d'ossements et de pourriture, dont le noyau &#233;tait excr&#233;mentiel et dont l'enveloppe &#233;tait form&#233;e par les &#226;mes des damn&#233;s des diff&#233;rentes plan&#232;tes. Il avait vu que Paris &#233;tait un soleil contenant un million et demi de diables qui s'&#233;battaient sur cinquante mille fosses d'aisance, que la cuisine &#233;tait la science du diable car elle consistait &#224; chasser la vie hors des mets par le moyen de la fermentation, du gratin, de la br&#251;lure, de la pourriture et de la conservation. Schreber avait vu un monde de plus en plus stri&#233; par les m&#233;thodes de t&#233;l&#233;communication, un monde de rayons atteignant directement le syst&#232;me nerveux, o&#249; tous interf&#233;raient avec tous sur les modes de l'&#233;puisement et de l'agacement. Enfin, Monsieur Dupr&#233; avait raison de ne pas vouloir lire la presse, puisque ceux qui la r&#233;digeaient &#233;taient des comp&#232;res qui s'entendaient avec ceux qui la lisaient. Il avait &#233;galement raison de voir le monde plus petit : et Paris n'&#233;tait plus Paris, mais un village qui tentait de ressembler &#224; Paris. Le stupide m&#233;decin Fran&#231;ois Leuret continuait &#224; lui administrer des douches froides en vain : &lt;/div&gt;
&lt;div style=&quot;text-indent:2em;&quot;&gt;&#171; &lt;em&gt;M. Picard et moi, accompagn&#233;s du surveillant de la division, nous le conduisons dans un lieu &#233;lev&#233; de l'hospice de Bic&#234;tre d'o&#249; l'on d&#233;couvre une tr&#232;s grande partie de la ville, et apr&#232;s nous &#234;tre &#233;vertu&#233;s &#224; exciter son attention, nous lui disons :&lt;/div&gt;
&lt;div style=&quot;text-indent:2em;&quot;&gt;&#8212; N'est-ce pas l&#224; Paris ?&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-indent:2em;&quot;&gt;&#8212; C'est une repr&#233;sentation de Paris &#8211; r&#233;pond-il&#160;; il y a plusieurs choses imit&#233;es mais c'est Langres.&lt;/div&gt;
&lt;div style=&quot;text-indent:2em;&quot;&gt;&#8212; N'est-ce pas l&#224; le Panth&#233;on ?&lt;/div&gt;
&lt;div style=&quot;text-indent:2em;&quot;&gt;&#8212; C'est une repr&#233;sentation du Panth&#233;on.&lt;/div&gt;
&lt;div style=&quot;text-indent:2em;&quot;&gt;&#8212; N'est-ce pas l&#224; le Val-de-Gr&#226;ce ?&lt;/div&gt;
&lt;div style=&quot;text-indent:2em;&quot;&gt;&#8212; Eh bien oui, c'est une repr&#233;sentation du Val-de-Gr&#226;ce.&lt;/em&gt; &#187; &lt;/div&gt;
&lt;div style=&quot;text-indent:2em;&quot;&gt; Et toi ? Que voyais-tu ?&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;
&lt;div style=&quot;text-indent:2em;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;+3&quot;&gt;T&lt;/font&gt;outes ces ann&#233;es pass&#233;es &#224; tourner autour de l'Apocalypse comme une b&#234;te f&#233;roce qui pouvait te sauter dessus pour te d&#233;chiqueter. Tu finis par comprendre pourquoi tes larmes &#233;taient aussi sal&#233;es. Elles &#233;taient un d&#233;luge en miniature. A chaque fois que tu pleurais, tu activais une fonction apocalyptique ; et, &#224; chaque fois que tu riais, c'est tout l'ordre du monde que tu d&#233;fiais. C'&#233;tait fini, Satan. Le fait que le monde aille plus mal allait te rendre meilleur. Pas forc&#233;ment plus gentil &#8211; tu l'es toujours bien assez, va &#8211; mais plus clair, plus fort, plus net. Le fait que les mailles de la prison se resserraient t'obligerait &#224; te faire plus fin, plus souple et plus ing&#233;nieux pour t'en lib&#233;rer. C'&#233;tait fini, Satan. Les myst&#232;res en ce monde &#233;taient des armes pour te lib&#233;rer de tes ge&#244;liers ; par l'&#233;nigme qu'ils ne pourraient r&#233;soudre tu immobiliserais les Archontes du destin &#8211; les parents de ta mis&#232;re. Maintenant la solitude &#233;tait, non plus une id&#233;e, mais un fait. Maintenant il &#233;tait temps de voir o&#249; tu avais &#233;gar&#233; ton &#233;p&#233;e : elle &#233;tait sous ton oreiller.&lt;/div&gt;
&lt;div style=&quot;text-indent:2em;&quot;&gt;&#171; &lt;em&gt;C'est pour cela donc que j'ai apport&#233; les Myst&#232;res en ce monde, disait le Christ de la&lt;/em&gt; &#171; Pistis Sofia &#187;&lt;em&gt;, afin de dissoudre tous les liens de l'Esprit faux et tous les sceaux qui sont attach&#233;s &#224; l'Ame ; ces Myst&#232;res lib&#232;rent l'Ame de ses parents, les Archontes, et ils la transforment en lumi&#232;re subtile afin de la conduire jusqu'au Royaume de son P&#232;re, le Premier Principe, le Premier Myst&#232;re, &#233;ternellement. C'est pourquoi je vous ai dit autrefois : Celui qui ne laissera pas son p&#232;re et sa m&#232;re pour me suivre n'est pas digne de moi, c'est-&#224;-dire que vous devez abandonner vos parents, les Archontes du Destin, afin de devenir les enfants du Premier Myst&#232;re jusque dans l'&#233;ternit&#233;.&lt;/em&gt; &#187;&lt;/div&gt;
&lt;div style=&quot;text-indent:2em;&quot;&gt;Maintenant il &#233;tait temps de combattre la Mort elle-m&#234;me. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt; &lt;/font&gt;&lt;/font&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;right&quot;&gt;&lt;font face=&quot;baskerville&quot;&gt;&lt;em&gt;La fin de Satan&lt;/em&gt;, in&#233;dit &#169; Janvier 2014 &lt;strong&gt;PAC&#212;ME THIELLEMENT&lt;/strong&gt;&lt;a
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Remerciements &#224; Thomas Bertay&lt;/strong&gt; [&lt;a href='#nb2' class='spip_note' rel='footnote' title='Ndlr&#160;: Thomas Bertay est cin&#233;aste, vid&#233;aste, fondateur de la maison de (...)' id='nh2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;a href=&quot;#back&quot;&gt;&lt;div align=&quot;right&quot;&gt;&amp;uarr;&lt;/div&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
&lt;p&gt;&lt;font face=&quot;baskerville&quot;&gt;
* Ndlr : La strophe cit&#233;e du po&#232;me d'Apollinaire est extraite de &lt;em&gt;La maison des morts&lt;/em&gt;, po&#232;me du cycle de 1898 &#224; 1913 paru sous le titre &lt;em&gt;Alcools&lt;/em&gt; en 1913, au Mercure de France. L'ouvrage (qui contient aussi le po&#232;me de r&#233;f&#233;rence &lt;em&gt;Zone&lt;/em&gt;, et le c&#233;l&#232;bre &lt;em&gt;Le pont Mirabeau&lt;/em&gt;), sera ensuite repris par les &#233;ditions Gallimard, et class&#233; 17&#232;me, au titre des livres les plus importants du XXe si&#232;cle, par &lt;em&gt;Le Monde litt&#233;raire&lt;/em&gt;, en 1999.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;* * Ndlr: La paraphrase du portrait de Ubu par Alfred Jarry concerne son discours de &lt;em&gt;Pr&#233;sentation&lt;/em&gt; (c'est son titre en exergue de la premi&#232;re &#233;dition), lors de la premi&#232;re au Th&#233;&#226;tre de l'&#338;uvre, en 1896 &#224; Paris. Comme la citation pr&#233;c&#233;dente, c'est un d&#233;tournement.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;/font&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;dl class='spip_document_588 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;width:350px;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.criticalsecret.net/IMG/jpg/creation_1a_copyr_michel_belisle_2013.jpg' width='500' height='382' alt='JPEG - 127 kb' style='height:382px;width:500px;' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;&lt;div align=&quot;left&quot;&gt;&lt;font face=&quot;baskerville&quot;&gt;Cr&#233;ation 1 &#169; &lt;a href=&quot;https://www.facebook.com/photo.php?fbid=207072976142764&amp;set=a.101399236710139.1617.100005201881493&amp;type=1&amp;theater&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Michel Belisle 2013&lt;/a&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/div&gt; &lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a name=&quot;backo&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font color=&quot;grey&quot;&gt;&lt;font size=&quot;-3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;baskerville&quot;&gt;[ &lt;a href=&quot;#fr&quot;&gt;FR&lt;/a&gt; - ENG &lt;a name=&quot;eng&quot;&gt;]&lt;/a&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;
&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;font face=&quot;baskerville&quot;&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div style=&quot;text-indent:2em;&quot;&gt;When the Saviour had said this, Mary continued again and said unto the Saviour: &#8220;My Lord, still do I question thee and hide [it] not from me. Now, therefore, my Lord, who compelleth then the man until he sinneth?&#8221;&lt;/div&gt;
&lt;div style=&quot;text-indent:2em;&quot;&gt;The Saviour answered and said unto Mary: &#8220;It is the rulers of the Fate who compel the man until he sinneth.&#8221;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div align=&quot;right&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;font face=&quot;baskerville&quot;&gt;&#8220;Pistis Sophia&#8221;&lt;/strong&gt; [&lt;a href='#nb3' class='spip_note' rel='footnote' title='Ndlr&#160;:&#160;Pistis Sophia, A fourth Book, Chapter 131. Translated by G. S. R. (...)' id='nh3'&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/div&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font face=&quot;baskerville&quot;&gt;&lt;font size=&quot;+1&quot;&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-indent:2em;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;+3&quot;&gt;T&lt;/font&gt;he end of Satan. We heard so much about it. All Gnostic texts were telling us, they were all foretelling this prison of death and revealing this paper-m&#226;ch&#233; mocked-up world. All Gnostic texts spoke of the master of this world, the one-eyed, wicked and mad Demiurge, the Cosmocrator. &#8220;And then the voice of Cosmocrator addressed the angels: &#8216;I am God and there is none else beside Me.' But me, I laughed merrily, having plumbed the vanity of his glory.&#8221; (&lt;em&gt;The Second Treatise of the Great Seth&lt;/em&gt;). They told us that we were not from here. They told us: &lt;em&gt;In the end, you'll be weary of this ancient world&lt;/em&gt;. They spoke about the shrinking borders of this world. They described the Archons of Destiny's obsession to limit our freedom, pushing us towards illegality. All mystical poems reminded us; they told us: &lt;i&gt;Every day is a step closer to Hell, without horror, through darkness and stench.&lt;/i&gt; They evoked our secret pact with the fake order of this world, with cowardice as our unfortunate accomplice. They showed the temporal power as a large apathetic fish, a balloon, one we could have taken the chance to deflate: the ordinary man. They told us: &lt;i&gt;Mr. Ubu is a despicable being, very much like you because you're talking about only three things: physics, phynance, and Shitsky.&lt;/i&gt; That is to say, sex, money, and yourself. All these treaties of high science and presentations of pure love all agreed. They held to us the golden thread of our being of light&#8212; the thread of Hermes. They spoke to us as picture or angel.&lt;/div&gt;
&lt;div style=&quot;text-indent:2em;&quot;&gt;They asked us to become animals again: Awakening the Bear, Science of the Ass, the Monkey's Embrace, the Tale of Reynard the Fox. They have been buried. Their authors were refuted then decimated. And they left you there, in solitude and grime; only your eyes were spared for you to cry.&lt;/div&gt;
&lt;p style=&quot;text-indent:2em;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;+3&quot;&gt;W&lt;/font&gt; e lived for a small portion of eternity in the inclement shadow of a church becoming more and more institutional, mask and mirror of an increasingly unfair power. We lived in the shadow of a guardian of the dogmas and purveyor of polite reasons, pretty apologies to serve for our submission. A grid layered upon a world, sections becoming smaller and smaller. We were submitted to a control constantly tightening its grip. The one-eyed mad Demiurge ended up looking like Alain Bauer: a fat ass with a dirty blonde stache and a badly fitted toupee wearing a cheesy checkered suit, selling faulty surveillance cameras to each succeeding president. The Archon of Fate ended up looking like Manuel Valls: a prick, eunuch-like, brylcreemed, the type we would never want, even as stepbrother, who never smiles and imposes dictatorship pushing men to crime while being applauded by their peers. The large apathetic fish, Holland it was, the filth incarnate, wallowing in a bed with an oh-so complacent actress, always hungry for a new war&#8212;speeding the destruction of this world with such nonchalance we always wondered if his stupidity took roots in the supernatural or Hell.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-indent:2em;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;+3&quot;&gt;A&lt;/font&gt; nd you? You cried. And you do not know why but your tears did not stop flowing. On the pillow of evil was Satan Trismegistus who lulled your bewitched mind. You could not remember where you last put your sword; your sword to cut through your indecision. When hard times hit, the worst is not bastards doing some shit or cowards retreating, but the good guys unable to do the good stuff right, having their will vaporized and determination glued down. That has always been, since Nerval to Artaud, what poets spoke about. It was always what they were suffering from, using a thousand paraphrases, in an attempt to escape the horrific consequences of their own speech. But the time of incubation of Evil was necessary to chemically polish your red armour. We first needed to reach the depths of Hell before we could start ascension towards the Principle.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-indent:2em;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;+3&quot;&gt;A&lt;/font&gt; cademic culture, relay of the outer church, produced a work supporting the operation of power and its reasons for keeping us oppressed. Academic philosophy was the intellectual auxiliary of this boastfulness, then replaced by show business and, then, the two dialectically intertwined in the final production of the &#8216;columnist,' the pit of oblivion: &lt;em&gt;A History of Official Thinking, from Aristotle to Christophe Barbier&lt;/em&gt;. The world became more materialistic as it sank into injustice and violence. As man would sink likewise, he became lonelier and lonelier&amp;mdashincommunicability was needed&#8212;and the ordinary man and the accursed poet became one&amp;mdashas in Baudelaire's poem. All cursed, all warriors. All destroyed but ready to fight again in the Post-Last War.&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-indent:2em;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;+3&quot;&gt;A&lt;/font&gt; fter all, folklore was still around, not completely forgotten. And the borders were not yet closed so tightly that witches and magicians could not cross our lands and quench our thirsty spirituality with sweet liqueur. For a long time, the reversal of the Earth happened in carnival time&#8212;time of awakening of the bear and its dance with Valentin. In those carnival times, Feast of the Ass, Procession of the Fox (Reynard), people regained their lost sovereignty, remembered their true nature. Carnival time was also apocalyptical. As in the work of Lars von Trier or that of Alfred Jarry, the Antichrist (Ubu-Charlotte), the Wormwood Star (Haldernablou-Melancholia), the Great Whore of Babylon (Messalina-Nymphomaniac): all the figures of the Apocalypse passed through our heart to regenerate. We were by turns every symbolic image we could find on tapestries and coats of arms. We were chalice and dragon. And the four beasts of the Tetramorph swirled around us like a zodiac or a compass.&lt;/div&gt;
&lt;div style=&quot;text-indent:2em;&quot;&gt;In an article of &lt;em&gt;La Revue Blanche&lt;/em&gt;, Alfred Jarry mused: &#8220;&lt;em&gt;It has always been commonplace in order to dispel this or that religion to oppose this fact, found within each one with some variations, that they all bare the same myths and the same entitlements. Would that be, on the other hand, a proof that there would exist an absolute religion, from which the others derived and only be incomplete and distorted representations?&lt;/em&gt;&#8221; Yes, this absolute religion existed, and it was Carnival. It was a nursery rhyme, a dizzying dance that the children would perform to scare themselves. Apollinaire knew it when he said: &lt;/div&gt;
&lt;div style=&quot;text-indent:2em;&quot;&gt;&#8220;&lt;em&gt;Children&lt;/div&gt;
&lt;div style=&quot;text-indent:2em;&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;/i&gt;&#160;&lt;i&gt;&lt;/i&gt;&#160;Of this world or of the other&lt;/div&gt;
&lt;div style=&quot;text-indent:2em;&quot;&gt; Sang those rounds&lt;/div&gt;
&lt;div style=&quot;text-indent:2em;&quot;&gt; With absurd lyric verses&lt;/div&gt;
&lt;div style=&quot;text-indent:2em;&quot;&gt; That doubtlessly are relics&lt;/div&gt;
&lt;div style=&quot;text-indent:2em;&quot;&gt; Of man's &lt;/div&gt;
&lt;div style=&quot;text-indent:2em;&quot;&gt; Oldest poetic monuments&lt;/em&gt;&#8221;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;
&lt;div style=&quot;text-indent:2em;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;+3&quot;&gt;T&lt;/font&gt; he demonic power was then in charge to destroy Carnival. This is the feast that the governments of this world and their armies of demons imperatively wanted being redacted for almost fifty years&amp;mdashand they were about to totally succeed. If you loved so much the pop culture of the 60s, from the Beatles to Reiser, Topor to Sun Ra, if you talked about it so much, that's because it wasn't there anymore, being spirited away to nullify the power of transformation and regeneration. The world was shrinking&amp;mdashonly to become a pastiche for tourists, a plywood mock-up for those who did not live there. The global village was a trick &#224; la Potemkin. Finally, and until we open the desert, until we ate the sand of Nag Hammadi, who were the actual doomsday prophets of our true nature, the very first ray of light of the oriental gnosticism? The poets of course, but also the fools being locked-up. They had seen it all, everything. They had seen the world &#8220;as seen by&#8221;&amp;mdasha world as seen by the pop culture, a world as seen by its own end. Pierre Roux saw that the sun was one Satan, full of bones and decay, the nucleus of which was excremental, and its shell comprised the souls of the damned originating from different planets. He saw that Paris was a sun containing a million and a half devils frolicking on fifty thousand cesspits, that the culinary art was a science of the devil because it expels life out of food by means of fermentation, gratin, charring, decay and preservation. Schreber had seen a world increasingly striated by telecommunication methods, a world of rays to directly hit the nervous system, all interfering using all available modes of exhaustion and irritation. Finally, Mr. Dupr&#233; was right not wanting to read the newspaper, since those who wrote in there were cronies and accomplices with those who read it. He was also right to see the world smaller than it was: and Paris wasn't Paris anymore, but a village that mimicked Paris. The stupid doctor Fran&#231;ois Leuret continued to administer cold showers in vain:&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-indent:2em;&quot;&gt;&#8220;&lt;i&gt;Mr. Picard and I, accompanied by the superintendant of the division, led him at the top of the Bic&#234;tre hospice where a very large part of the city can be observed, and after we have striven to arouse his attention, we say:&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style=&quot;text-indent:2em;&quot;&gt;&#8216;&lt;i&gt;Is not this Paris?&lt;/i&gt;'&lt;/div&gt;
&lt;div style=&quot;text-indent:2em;&quot;&gt;&#8216;&lt;i&gt;This is a representation of Paris, he replied, there are several things imitated but it is Langres.&lt;/i&gt;'&lt;/div&gt;
&lt;div style=&quot;text-indent:2em;&quot;&gt;&#8216;&lt;i&gt;Is not this the Pantheon?&lt;/i&gt;'&lt;/div&gt;
&lt;div style=&quot;text-indent:2em;&quot;&gt;&#8216;&lt;i&gt;This is a representation of the Pantheon.&lt;/i&gt;'&lt;/div&gt;&lt;div style=&quot;text-indent:2em;&quot;&gt;&#160;&#8216;&lt;i&gt;Is not this Val-de-Grace?&lt;/i&gt;'&lt;/div&gt;
&lt;div style=&quot;text-indent:2em;&quot;&gt;&#8216;&lt;i&gt;Well yes, it is a representation of Val-de-Gr&#226;ce&lt;/i&gt;'. &#8221;&lt;/div&gt;
&lt;div style=&quot;text-indent:2em;&quot;&gt;And you? What could you see?&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;
&lt;div style=&quot;text-indent:2em;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;+3&quot;&gt;A&lt;/font&gt; ll these years to revolve around the Apocalypse like a wild beast ready to jump and maul you. You finally understood why your tears were so salty. They were a small-scale deluge. Whenever you cried, you were turning an apocalyptic function on, and, whenever you laughed, you would challenge the whole order of the world. It was over, Satan. The fact that the world was getting worse would make you better. Not necessarily nicer&#8212;you still are enough, though&#8212;but brighter, stronger, sharper. The fact that jail bars would get closer together forced you to make yourself thinner, more flexible and ingenious in order to escape. It was over, Satan. The mysteries in this world were weapons to liberate you from your captors, with the riddles they could not solve you would petrify the Archons of Destiny&#8212;the parents of your misery. Then solitude was no longer an idea but a fact. Then it was time to see where you had lost your sword: tucked under your pillow.&lt;/div&gt;
&lt;div style=&quot;text-indent:2em;&quot;&gt;&#8220;&lt;i&gt;Have I in this manner brought the mysteries into this world&#8212;said Jesus Christ from the&lt;/i&gt; &#8216;Pistis Sofia'&#8212;&lt;i&gt;which undo all the bonds of the counterfeiting spirit and all the seals which are bound to the soul,&#8212;those which make the soul free and free it from its parents the rulers, and make it into refined light and lead it up into the kingdom of its father, the first Issue, the First Mystery, for ever. For this cause therefore, have I said unto you aforetime: &lt;/i&gt;'&lt;i&gt;He who doth not abandon father and mother and come and follow after me, is not worthy of me.&lt;/i&gt;' &lt;i&gt;I have, therefore, said at that time: Ye are to abandon your parents the rulers, that I may make you sons of the First Mystery for ever.&lt;/i&gt;&#8221;&lt;/div&gt;
&lt;div style=&quot;text-indent:2em;&quot;&gt;Then it was time to fight Death itself.&lt;/div&gt; &lt;/font&gt;&lt;/font&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;right&quot;&gt;&lt;font face=&quot;baskerville&quot;&gt;&lt;em&gt;The end of Satan&lt;/em&gt;, unpublished &#169; 2014 January &lt;strong&gt;PAC&#212;ME THIELLEMENT&lt;br /&gt;
Translated into English by Michel Belisle&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;p&gt; &lt;strong&gt;Many thanks to Thomas Bertay&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;a href=&quot;#backo&quot;&gt;&lt;div align=&quot;right&quot;&gt;&amp;uarr;&lt;/div&gt;&lt;/a&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;* &lt;font face=&quot;baskerville&quot;&gt;Editor's Note: Stanza from Guillaume Apollinaire is an excerpt from the poem: &#8220;&lt;a href=&quot;http://books.google.fr/books?id=quKbF6JjlYgC&amp;pg=PA51&amp;lpg=PA51&amp;dq=apollinaire+the+house+of+the+dead&amp;source=bl&amp;ots=Wzd5VlRU5J&amp;sig=zkChpNWxf6gohEuUgQf4Ho01jm0&amp;hl=en&amp;sa=X&amp;ei=lpHkUv-nIKnB0gXvoYC4Dw&amp;ved=0CDAQ6AEwAQ#v=onepage&amp;q=apollinaire%20the%20house%20of%20the%20dead&amp;f=false&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;The House of the Dead&lt;/a&gt;&#8221; &lt;em&gt;in&lt;/em&gt;: &lt;em&gt;Alcools&lt;/em&gt;&#8212;the collection of poems published in 1913 at Mercure de France and translated at University of California Press Berkeley and Los Angeles in 1965 by Ann Hyde Greet. Second printing 1974: pp.56-57.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;* * Editor's Note: Paraphrase of UBU's portrait concerns the discourse of &lt;em&gt;Presentation&lt;/em&gt; (the title reported in the first edition) by Alfred Jarry at the first performance of the stage play in Paris (Th&#233;&#226;tre de l'&#338;uvre, 1896). As well the previous quote both are &#8220;d&#233;tournements&#8221;. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_572 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href=&quot;https://www.criticalsecret.net/IMG/jpg/michel_belisle_1_cop_2013.jpg&quot; title='JPEG - 195.2 kb' type=&quot;image/jpeg&quot;&gt;&lt;img src='https://www.criticalsecret.net/IMG/jpg/michel_belisle_1_cop_2013.jpg' width='500' height='382' alt='JPEG - 195.2 kb' style='height:382px;width:500px;' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:150px;'&gt;&lt;strong&gt;&lt;font size=&quot;-3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;baskerville&quot;&gt;Click HD&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dd class='spip_doc_descriptif' style='width:150px;'&gt;&lt;font face=&quot;baskerville&quot;&gt;Cr&#233;ation 1 &#169; &lt;a href=&quot;https://www.facebook.com/photo.php?fbid=207072976142764&amp;set=a.101399236710139.1617.100005201881493&amp;type=1&amp;theater&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;M. Belisle 2013&lt;/a&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/dd&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/h3&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;p&gt;[&lt;a href='#nh1' id='nb1' class='spip_note' title='Footnotes 1' rev='footnote'&gt;1&lt;/a&gt;] Ndlr&#160;: &lt;i&gt;Pistis Sofia&lt;/i&gt; ou &lt;i&gt;Sophia&lt;/i&gt; (litt&#233;ralement l'expression signifie la connaissance &#8212; la foi initi&#233;e &#8212; et la sagesse), livre IV, chapitre 131. Titre original &lt;em&gt;n-teukhos mp-s&#244;t&#234;r&lt;/em&gt;, &#171;&#160;les rouleaux [les livres] du Sauveur&#160;&#187;. Codex gnostique r&#233;sultant en 348 pages manuscrites sur deux colonnes, &lt;em&gt;in quarto&lt;/em&gt;, &#233;crit en grec th&#233;ba&#239;que (de Th&#232;bes, Haute &#201;gypte) vers 330, copi&#233; en copte aux VIIe et/ou VIIIe si&#232;cles, d&#233;couvert vers 1778 par l'orientaliste et &#233;rudit biblique Carl Gottfried Woide, alors qu'il &#233;tait en charge des manuscrits d'Orient au British Museum, au service de la Reine d'Angleterre.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;[&lt;a href='#nh2' id='nb2' class='spip_note' title='Footnotes 2' rev='footnote'&gt;2&lt;/a&gt;] Ndlr&#160;: Thomas Bertay est cin&#233;aste, vid&#233;aste, fondateur de la maison de production Sycomore Films. Il est r&#233;alisateur avec Pac&#244;me Thiellement des &#339;uvres co-sign&#233;es produites par &lt;a href=&quot;http://www.sycomorefilms.com/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Sycomore&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh3' id='nb3' class='spip_note' title='Footnotes 3' rev='footnote'&gt;3&lt;/a&gt;] Ndlr&#160;:&#160;&lt;em&gt;Pistis Sophia&lt;/em&gt;, A fourth Book, Chapter 131. Translated by G. S. R. Mead, 1896: revised second edition 1921. London: J. M. Watkins. Source: &lt;a href=&quot;http://gnosis.org/library/pistis-sophia/index.htm&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;The Gnostic Society Library&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;script type=&quot;text/javascript&quot;&gt; //&lt;![CDATA[ (function() { document.write('&lt;fb:like width=&quot;450&quot; layout=&quot;button_count&quot;&gt;&lt;/fb:like&gt;'); var s = document.createElement('SCRIPT'), s1 = document.getElementsByTagName('SCRIPT')[0]; s.type = 'text/javascript'; s.async = true; s.src = 'http://connect.facebook.net/fr_FR/all.js#xfbml=1'; s1.parentNode.insertBefore(s, s1); })(); //]]&gt; &lt;/script&gt;
&lt;p&gt; &lt;a href=&quot;http://twitter.com/share&quot; class=&quot;twitter-share-button&quot;&gt;Tweet&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
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&lt;p&gt;&lt;font face=&quot;baskerville&quot;&gt;* Si le tweet qui appara&#238;t dans la fen&#234;tre d'envoi est trop long, (le nombre de signes en exc&#232;s apparaissant dessous, pr&#233;c&#233;d&#233; de : &quot;-&quot;) le raccourcir avant de l'envoyer, en prenant soin de ne pas supprimer le lien m&#234;me de l'article. / * If the content of the tweet is too long (the number of characters in excess is indicated by a negative value), please shorten it and make sure you do not crop the link.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L&#224;-bas &#8212; par Joris-Karl Huysmans</title>
		<link>https://www.criticalsecret.net/la-bas-par-joris-karl-huysmans,011.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.criticalsecret.net/la-bas-par-joris-karl-huysmans,011.html</guid>
		<dc:date>2013-10-17T00:36:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Joris-Karl Huysmans, Simon Guibert</dc:creator>


		<dc:subject>2012</dc:subject>
		<dc:subject>Simon Guibert</dc:subject>
		<dc:subject>France Culture</dc:subject>
		<dc:subject>Joris-Karl Huysmans</dc:subject>
		<dc:subject>L&#224;-bas</dc:subject>
		<dc:subject>1891</dc:subject>
		<dc:subject>Satanisme</dc:subject>
		<dc:subject>Litt&#233;rature / literature</dc:subject>
		<dc:subject>Radio</dc:subject>
		<dc:subject>France</dc:subject>
		<dc:subject>2008</dc:subject>
		<dc:subject>Jean Couturier</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;&lt;em&gt;L&#224;-bas&lt;/em&gt;, adaptation dramatique de l'ouvrage de Joris-Karl Huysmans retransmise sur France Culture, dans la s&#233;rie Dr&#244;le de drames, le Samedi 4 f&#233;vrier 2012 de 21h &#224; 22h (3e et dernier &#233;pisode &#8212; les deux premiers sont encore accessibles en podcast, suivre les liens dans la pr&#233;face de l'article...)&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.criticalsecret.net/-ERR-_-La-RdR,023-.html" rel="directory"&gt;ERR _ La RdR&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.criticalsecret.net/+-2012,050-+.html" rel="tag"&gt;2012&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.criticalsecret.net/+-simon-guibert,051-+.html" rel="tag"&gt;Simon Guibert&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.criticalsecret.net/+-france-culture,054-+.html" rel="tag"&gt;France Culture&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.criticalsecret.net/+-joris-karl-huysmans,056-+.html" rel="tag"&gt;Joris-Karl Huysmans&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.criticalsecret.net/+-la-bas,057-+.html" rel="tag"&gt;L&#224;-bas&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.criticalsecret.net/+-1891,058-+.html" rel="tag"&gt;1891&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.criticalsecret.net/+-satanique,059-+.html" rel="tag"&gt;Satanisme&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.criticalsecret.net/+-litterature-polar,119-+.html" rel="tag"&gt;Litt&#233;rature / literature&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.criticalsecret.net/+-mot/Online-Radio,144-+.html" rel="tag"&gt;Radio&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.criticalsecret.net/+-mot/France,158-+.html" rel="tag"&gt;France&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.criticalsecret.net/+-2008,480-+.html" rel="tag"&gt;2008&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.criticalsecret.net/+-jean-couturier,739-+.html" rel="tag"&gt;Jean Couturier&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;&lt;/i&gt; &lt;i&gt;&lt;/i&gt; &lt;i&gt;&lt;/i&gt; _____/ &#192; l'occasion de la rediffusion de l'adaptation radiophonique de 2008 du roman de Joris-Karl Huysmans, &lt;u&gt;L&#224;-bas&lt;/u&gt;, en trois &#233;pisodes du 21 au janvier au 4 f&#233;vrier 2012, dans le cadre de l'&#233;mission Dr&#244;le de drame, sur France Culture, voici le lien de l'ebook int&#233;gral t&#233;l&#233;chargeable en pdf et le premier chapitre copi&#233; dans le corps de l'article, pour pr&#233;senter l'ensemble.&lt;/p&gt; &lt;p&gt; &lt;i&gt;&lt;/i&gt; &lt;i&gt;&lt;/i&gt; &lt;i&gt;&lt;/i&gt; &#171; Apr&#232;s un tel livre, il ne reste plus &#224; l'auteur qu'&#224; choisir entre la bouche d'un pistolet ou les pieds de la croix. C'est fait. &#187; dit Huysmans de lui-m&#234;me, pr&#233;sentant un bilan de sa litt&#233;rature et de sa vie dans une pr&#233;face tardive d'&lt;u&gt;&#192; rebours&lt;/u&gt;, pour une re&#233;dition en 1904, vingt ans apr&#232;s sa parution. Huysmans meurt en 1907. On retrouve le d&#233;tail de la citation originale dans la version des &#233;ditions Fasquelle, en 1970. Huysmans a choisi de plagier la remarque que Barbey d'Aurevilly avait faite &#224; Baudelaire, lui parlant de son recueil &lt;u&gt;Les fleurs du mal&lt;/u&gt;, puis Barbey s'auto-citant pour supputer &lt;u&gt;&#192; Rebours&lt;/u&gt; dans une &#233;tude. Comme Zola, Barbey d'Aurevilly pensait que le radicalisme d&#233;cadent de l'essai romanesque de Huysmans, notamment sa critique du naturalisme associ&#233;e &#224; sa critique sociale (la haine de la soci&#233;t&#233;), le menaient dans une impasse. Au moment de la nouvelle pr&#233;face, ce qui s'&#233;tait d&#233;cid&#233; dans la vie de l'auteur, depuis la premi&#232;re &#233;dition de son livre culte, c'&#233;tait sa conversion au catholicisme &#8212; apr&#232;s un voyage du c&#244;t&#233; du satanisme tel qu'en &lt;u&gt;L&#224;-bas&lt;/u&gt; (1891) o&#249; tout commence par son int&#233;r&#234;t pour Gilles de Rais... [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='footnote' title='&#171; Deux auteurs aussi dissemblables que Zola et Barbey d'Aurevilly croient que (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]. (S.G.)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.larevuedesressources.org/spip.php?article2246&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;http://www.larevuedesressources.org/spip.php?article2246&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#8212; - - - - - - - - - -&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;https://www.criticalsecret.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; ebook gratuit t&#233;l&#233;chargeable (scanner de la re-&#233;dition de 1895 de l'&#233;dition originale de 1891, Tresse &amp; Stock. En fran&#231;ais - archive.org)
&lt;a href=&quot;http://www.archive.org/details/lbashuys00huysuoft&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;http://www.archive.org/details/lbashuys00huysuoft&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;https://www.criticalsecret.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; ebook in Free download (Translated into English - Project Gutenberg)
&lt;a href=&quot;http://www.gutenberg.org/ebooks/14323&quot; class='spip_url spip_out' rel='nofollow external'&gt;http://www.gutenberg.org/ebooks/14323&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;https://www.criticalsecret.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Texte int&#233;gral en fran&#231;ais
&lt;a href=&quot;http://homepage.mac.com/brendanking/huysmans.org/labasf/labas1.htm&quot; class='spip_url spip_out' rel='nofollow external'&gt;http://homepage.mac.com/brendanking...&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;https://www.criticalsecret.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Full Translation by Keene Wallis (1924)
&lt;a href=&quot;http://homepage.mac.com/brendanking/huysmans.org/downthere/down1.htm&quot; class='spip_url spip_out' rel='nofollow external'&gt;http://homepage.mac.com/brendanking...&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#8212; - - - - - - - - - - -&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;https://www.criticalsecret.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; [ Mise &#224; jour en 2013 ] L'&#233;mission radiophonique de France Culture (r&#233;alisation de Jean Couturier d'apr&#232;s une adaptation de Simon Guibert) demeure accessible &#224; l'&#233;coute, en streaming :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.franceculture.fr/emission-fictions-droles-de-drames-11-12-la-bas-13-2012-01-21&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;strong&gt;N&#176;1/3&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://www.franceculture.fr/emission-fictions-droles-de-drames-11-12-la-bas-23-2012-01-28&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;strong&gt;N&#176;2/3&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://www.franceculture.fr/emission-fictions-droles-de-drames-11-12-la-bas-33-2012-02-04&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;strong&gt;N&#176;3/3&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;https://www.criticalsecret.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Dans le site de arte radio :
&lt;a href=&quot;https://www.criticalsecret.net/jean couturier, hommage de france-culture&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;L'hommage de France Culture &#224; Jean Couturier&lt;/a&gt;
Splendide r&#233;alisateur de cr&#233;ation radiophonique et novateur dans la radio publique&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;disparu le le 1er avril 2010.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans le site de France Culture, l'hommage sonore par Thomas Baumgartner, Les Passagers de la nuit (9 avril 2010).
&lt;a href=&quot;http://www.franceculture.fr/emission-mythologie-de-poche-de-la-radio-26-hommage-&#224;-jean-couturier-2010-04-09.html&quot; targer=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;em&gt;Mythologie de poche de la radio #26 - Hommage &#224; Jean Couturier&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Remerciements de criticalsecret :
&lt;a href=&quot;http://www.franceculture.fr/oeuvre-un-manifeste-hacker-de-ken-mc-kenzie-wark.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;La page contextuelle&lt;/a&gt; de l'adaptation radiophonique par Jean Couturier du livre de McKenzie Wark &lt;em&gt;Un manifeste hacker&lt;/em&gt;, d'apr&#232;s une adaptation de Simon Guibert (31 janvier 2009, &lt;a href=&quot;http://www.franceculture.fr/emission-fictions-perspectives-contemporaines-08-09-un-manifeste-hacker-de-ken-mc-kenzie-wark-2009-0&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;France Culture&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#8212; - - - - - - - - - -&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Joris-Karl Huysmans&lt;/h3&gt;
&lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;em&gt;L&#192;-BAS&lt;/em&gt;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Tresse &amp; Stock, 1895 (pp. 1-21).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;center&quot;&gt;&lt;strong&gt;Chapitre I&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt; &lt;i&gt;&lt;/i&gt; &lt;i&gt;&lt;/i&gt; &lt;i&gt;&lt;/i&gt; &lt;i&gt;&lt;/i&gt; &lt;font size=&quot;+2&quot;&gt;T&lt;/font&gt;u y crois si bien &#224; ces id&#233;es-l&#224;, mon cher, que tu as abandonn&#233; l'adult&#232;re, l'amour, l'ambition, tous les sujets apprivois&#233;s du roman moderne, pour &#233;crire l'histoire de Gilles de Rais &#8212; et, apr&#232;s un silence, il ajouta :&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#8212; Je ne reproche au naturalisme ni ses termes de pontons, ni son vocabulaire de latrines et d'hospices, car ce serait injuste et ce serait absurde ; d'abord, certains sujets les h&#232;lent, puis avec des gravats d'expressions et du brai de mots, l'on peut exhausser d'&#233;normes et de puissantes &#339;uvres, l'Assommoir, de Zola, le prouve ; non, la question est autre ; ce que je reproche au naturalisme, ce n'est pas le lourd badigeon de son gros style, c'est l'immondice de ses id&#233;es ; ce que je lui reproche, c'est d'avoir incarn&#233; le mat&#233;rialisme dans la litt&#233;rature, d'avoir glorifi&#233; la d&#233;mocratie de l'art !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Oui, tu diras ce que tu voudras, mon bon, mais, tout de m&#234;me, quelle th&#233;orie de cerveau mal fam&#233;, quel miteux et &#233;troit syst&#232;me ! Vouloir se confiner dans les buanderies de la chair, rejeter le suprasensible, d&#233;nier le r&#234;ve, ne pas m&#234;me comprendre que la curiosit&#233; de l'art commence l&#224; o&#249; les sens cessent de servir !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Tu l&#232;ves les &#233;paules, mais voyons, qu'a-t-il donc vu, ton naturalisme dans tous ces d&#233;courageants myst&#232;res qui nous entourent ? Rien. &#8212; Quand il s'est agi d'expliquer une passion quelconque, quand il a fallu sonder une plaie, d&#233;terger m&#234;me le plus b&#233;nin des bobos de l'&#226;me, il a tout mis sur le compte des app&#233;tits et des instincts. Rut et coup de folie, ce sont l&#224; ses seules diath&#232;ses. En somme, il n'a fouill&#233; que des dessous de nombril et banalement divagu&#233; d&#232;s qu'il s'approchait des aines ; c'est un herniaire de sentiments, un bandagiste d'&#226;me et voil&#224; tout !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Puis, vois-tu, Durtal, il n'est pas qu'inexpert et obtus, il est f&#233;tide, car il a pr&#244;n&#233; cette vie moderne atroce, vant&#233; l'am&#233;ricanisme nouveau des m&#339;urs, abouti &#224; l'&#233;loge de la force brutale, &#224; l'apoth&#233;ose du coffre-fort. Par un prodige d'humilit&#233;, il a r&#233;v&#233;r&#233; le go&#251;t naus&#233;eux des foules, et, par cela m&#234;me, il a r&#233;pudi&#233; le style, rejet&#233; toute pens&#233;e alti&#232;re, tout &#233;lan vers le surnaturel et l'au-del&#224;. Il a si bien repr&#233;sent&#233; les id&#233;es bourgeoises qu'il semble, ma parole, issu de l'accouplement de Lisa, la charcuti&#232;re du Ventre de Paris, et de Homais !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#8212; M&#226;tin, tu y vas, toi, r&#233;pondit Durtal, d'un ton piqu&#233;. Il ralluma sa cigarette, puis : le mat&#233;rialisme me r&#233;pugne tout autant qu'&#224; toi, mais ce n'est pas une raison pour nier les inoubliables services que les naturalistes ont rendus &#224; l'art ; car enfin, ce sont eux qui nous ont d&#233;barrass&#233;s des inhumains fantoches du romantisme et qui ont extrait la litt&#233;rature d'un id&#233;alisme de ganache et d'une inanition de vieille fille exalt&#233;e par le c&#233;libat ! &#8212; En somme apr&#232;s Balzac, ils ont cr&#233;&#233; des &#234;tres visibles et palpables et ils les ont mis en accord avec leurs alentours ; ils ont aid&#233; au d&#233;veloppement de la langue commenc&#233; par les romantiques ; ils ont connu le v&#233;ritable rire et ont eu parfois m&#234;me le don des larmes, enfin, ils n'ont pas toujours &#233;t&#233; soulev&#233;s par ce fanatisme de bassesse dont tu parles !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#8212; Si, car ils aiment leur si&#232;cle et cela les juge !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#8212; Mais que diable ! Ni Flaubert ni les de Goncourt ne l'aimaient, leur si&#232;cle !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#8212; Je te l'accorde ; ils sont, ceux-l&#224;, de probes, et de s&#233;ditieux et de hautains artistes, aussi je les place tout &#224; fait &#224; part. J'avoue m&#234;me, et sans me faire prier, que Zola est un grand paysagiste et un prodigieux manieur de masses et truchement de peuple. Puis il n'a, Dieu merci, pas suivi jusqu'au bout dans ses romans les th&#233;ories de ses articles qui adulent l'intrusion du positivisme en l'art. Mais chez son meilleur &#233;l&#232;ve, chez Rosny, le seul romancier de talent qui se soit en somme impr&#233;gn&#233; des id&#233;es du ma&#238;tre, c'est devenu, dans un jargon de chimie malade, un laborieux &#233;talage d'&#233;rudition la&#239;que, de la science de contrema&#238;tre ! Non, il n'y a pas &#224; dire, toute l'&#233;cole naturaliste, telle qu'elle vivote encore, refl&#232;te les app&#233;tences d'un affreux temps. Avec elle, nous en sommes venus &#224; un art si rampant et si plat que je l'appellerais volontiers le cloportisme. Puis quoi ? Relis donc ses derniers livres, qu'y trouves-tu ? Dans un style en mauvais verres de couleur, de simples anecdotes, des faits divers d&#233;coup&#233;s dans un journal, rien que des contes fatigu&#233;s et des histoires v&#233;reuses, sans m&#234;me l'&#233;tai d'une id&#233;e sur la vie, sur l'&#226;me, qui les soutienne. J'en arrive, apr&#232;s avoir termin&#233; ces volumes, &#224; ne m&#234;me plus me rappeler les incontinentes descriptions, les insipides harangues qu'ils renferment ; il ne me reste que la surprise de penser qu'un homme a pu &#233;crire trois ou quatre cents pages, alors qu'il n'avait absolument rien &#224; nous r&#233;v&#233;ler, rien &#224; nous dire.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#8212; Tiens, des Hermies, si &#231;a t'est &#233;gal, parlons d'autre chose, car nous ne nous entendrons jamais bien sur ce naturalisme dont le nom seul t'affole. Voyons, et cette m&#233;decine Matte&#239;, que devient-elle ? Tes fioles d'&#233;lectricit&#233; et tes globules soulagent-ils au moins quelques malades ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#8212; Peuh ! ils gu&#233;rissent un peu mieux que les panac&#233;es du Codex, ce qui ne veut pas dire que leurs effets soient continus et s&#251;rs ; du reste, &#231;a ou autre chose&#8230; sur ce, je file, mon bon, car dix heures sonnent et ton concierge va, dans l'escalier, &#233;teindre le gaz ; bonsoir, &#224; bient&#244;t, n'est-ce pas ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Quand la porte fut referm&#233;e, Durtal jeta quelques pellet&#233;es de coke dans sa grille et se prit &#224; songer.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cette discussion avec son ami l'irritait d'autant plus qu'il se battait depuis des mois avec lui-m&#234;me et que des th&#233;ories, qu'il avait crues in&#233;branlables, s'entamaient maintenant, s'effritaient peu &#224; peu, lui emplissaient l'esprit comme de d&#233;combres.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En d&#233;pit de leurs violences, les jugements de Des Hermies le troublaient.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Certes, le naturalisme confin&#233; dans les monotones &#233;tudes d'&#234;tres m&#233;diocres, &#233;voluant parmi d'interminables inventaires de salons et de champs, conduisait tout droit &#224; la st&#233;rilit&#233; la plus compl&#232;te, si l'on &#233;tait honn&#234;te ou clairvoyant et, dans le cas contraire, aux plus fastidieux des rab&#226;chages, aux plus fatigantes des redites ; mais Durtal ne voyait pas, en dehors du naturalisme, un roman qui f&#251;t possible, &#224; moins d'en revenir aux explosibles fariboles des romantiques, aux &#339;uvres lanugineuses des Cherbuliez et des Feuillet, ou bien encore aux lacrymales historiettes des Theuriet et des Sand !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Alors quoi ? Et Durtal se butait, mis au pied du mur, contre des th&#233;ories confuses, des postulations incertaines, difficiles &#224; se figurer, malais&#233;es &#224; d&#233;limiter, impossibles &#224; clore. Il ne parvenait pas &#224; se d&#233;finir ce qu'il sentait, ou bien il aboutissait &#224; une impasse dans laquelle il craignait d'entrer.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il faudrait, se disait-il, garder la v&#233;racit&#233; du document, la pr&#233;cision du d&#233;tail, la langue &#233;toff&#233;e et nerveuse du r&#233;alisme, mais il faudrait aussi se faire puisatier d'&#226;me, et ne pas vouloir expliquer le myst&#232;re par les maladies des sens ; le roman, si cela se pouvait, devrait se diviser de lui-m&#234;me en deux parts, n&#233;anmoins soud&#233;es ou plut&#244;t confondues, comme elles le sont dans la vie, celle de l'&#226;me, celle du corps, et s'occuper de leurs r&#233;actifs, de leurs conflits, de leur entente. Il faudrait, en un mot, suivre la grande voie si profond&#233;ment creus&#233;e par Zola, mais il serait n&#233;cessaire aussi de tracer en l'air un chemin parall&#232;le, une autre route, d'atteindre les en de&#231;&#224; et les apr&#232;s, de faire, en un mot, un naturalisme spiritualiste ; ce serait autrement fier, autrement complet, autrement fort !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et personne ne le fait pour l'instant, en somme. Tout au plus pourrait-on citer, comme se rapprochant de ce concept, Dosto&#239;evsky. Et encore est-il bien moins un r&#233;aliste sur&#233;lev&#233; qu'un socialiste &#233;vang&#233;lique, cet exorable Russe ! &#8212; en France, &#224; l'heure pr&#233;sente, dans le discr&#233;dit o&#249; sombre la recette corporelle seule, il reste deux clans, le clan lib&#233;ral qui met le naturalisme &#224; la port&#233;e des salons, en l'&#233;mondant de tout sujet hardi, de toute langue neuve, et le clan d&#233;cadent qui, plus absolu, rejette les cadres, les alentours, les corps m&#234;mes, et divague, sous pr&#233;texte de causette d'&#226;me, dans l'inintelligible charabia des t&#233;l&#233;grammes. En r&#233;alit&#233; celui-l&#224; se borne &#224; cacher l'incomparable disette de ses id&#233;es sous un ahurissement voulu du style. Quant aux orl&#233;anistes de la v&#233;rit&#233;, Durtal ne pouvait songer, sans rire, au coriace et gaminant fatras de ces soi-disant psychologues qui n'avaient jamais explor&#233; un district inconnu de l'esprit, qui n'avaient jamais r&#233;v&#233;l&#233; le moindre coin oubli&#233; d'une passion quelconque. Ils se bornaient &#224; jeter dans les juleps de Feuillet les sels secs de Stendhal ; c'&#233;taient des pastilles mi-sel, mi-sucre, de la litt&#233;rature de Vichy !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En somme, ils recommen&#231;aient les devoirs de philosophie, les dissertations du coll&#232;ge dans leurs romans, comme si une simple r&#233;plique de Balzac, celle, par exemple, qu'il pr&#234;te au vieil Hulot dans la Cousine Bette : pourrai-je emmener la petite ? n'&#233;clairait pas autrement un fond d'&#226;me que toutes ces le&#231;ons de grand concours ! &#8212; Puis, il n'y avait &#224; attendre d'eux aucune envol&#233;e, aucun &#233;lan vers les ailleurs. Le v&#233;ritable psychologue du si&#232;cle, se disait Durtal, ce n'est pas leur Stendhal, mais bien cet &#233;tonnant Hello dont l'inexpugnable insucc&#232;s tient du prodige !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et il arrivait &#224; croire que des Hermies avait raison. C'&#233;tait vrai, il n'y avait plus rien debout dans les lettres en d&#233;sarroi ; rien, sinon un besoin de surnaturel qui, &#224; d&#233;faut d'id&#233;es plus &#233;lev&#233;es, tr&#233;buchait de toutes parts, comme il pouvait, dans le spiritisme et dans l'occulte.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En s'acculant ainsi &#224; ces pens&#233;es, il finissait, pour se rapprocher de cet id&#233;al qu'il voulait quand m&#234;me joindre, par louvoyer, par bifurquer et s'arr&#234;ter &#224; un autre art, &#224; la peinture. L&#224;, il le trouvait pleinement r&#233;alis&#233; par les Primitifs, cet id&#233;al !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ceux-l&#224; avaient, dans l'Italie, dans l'Allemagne, dans les Flandres surtout, clam&#233; les blanches ampleurs des &#226;mes saintes ; dans leurs d&#233;cors authentiques, patiemment certains, des &#234;tres surgissaient en des postures prises sur le vif, d'une r&#233;alit&#233; subjuguante et s&#251;re ; et de ces gens &#224; t&#234;tes souvent communes, de ces physionomies parfois laides mais puissamment &#233;voqu&#233;es dans leurs ensembles, &#233;manaient des joies c&#233;lestes, des d&#233;tresses aigu&#235;s, des bonaces d'esprit, des cyclones d'&#226;me. Il y avait, en quelque sorte, une transformation de la mati&#232;re d&#233;tendue ou comprim&#233;e, une &#233;chapp&#233;e hors des sens, sur d'infinis lointains.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La r&#233;v&#233;lation de ce naturalisme, Durtal l'avait eue, l'an pass&#233;, alors qu'il &#233;tait moins qu'aujourd'hui pourtant exc&#233;d&#233; par l'ignominieux spectacle de cette fin de si&#232;cle. C'&#233;tait en Allemagne, devant une crucifixion de Mathaeus Gr&#252;newald.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et il frissonna dans son fauteuil et ferma presque douloureusement les yeux. Avec une extraordinaire lucidit&#233;, il revoyait ce tableau, l&#224;, devant lui, maintenant qu'il l'&#233;voquait ; et ce cri d'admiration qu'il avait pouss&#233;, en entrant dans la petite salle du Mus&#233;e de Cassel, il le hurlait mentalement encore, alors que, dans sa chambre, le Christ se dressait, formidable, sur sa croix, dont le tronc &#233;tait travers&#233;, en guise de bras, par une branche d'arbre mal &#233;corc&#233;e qui se courbait, ainsi qu'un arc sous le poids du corps.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cette branche semblait pr&#234;te &#224; se redresser et &#224; lancer par piti&#233;, loin de ce terroir d'outrages et de crimes, cette pauvre chair que maintenaient, vers le sol, les &#233;normes clous qui trouaient les pieds.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;D&#233;manch&#233;s, presque arrach&#233;s des &#233;paules, les bras du Christ paraissaient garrott&#233;s dans toute leur longueur par les courroies enroul&#233;es des muscles. L'aisselle &#233;clam&#233;e craquait ; les mains grandes ouvertes brandissaient des doigts hagards qui b&#233;nissaient quand m&#234;me, dans un geste confus de pri&#232;res et de reproches ; les pectoraux tremblaient, beurr&#233;s par les sueurs ; le torse &#233;tait ray&#233; de cercles de douves par la cage divulgu&#233;e des c&#244;tes ; les chairs gonflaient, salp&#234;tr&#233;es et bleuies, persill&#233;es de morsures de puces, mouchet&#233;es comme de coups d'aiguilles par les pointes des verges qui, bris&#233;es sous la peau, la dardaient encore, &#231;&#224; et l&#224;, d'&#233;chardes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'heure des sanies &#233;tait venue ; la plaie fluviale du flanc ruisselait plus &#233;paisse, inondait la hanche d'un sang pareil au jus fonc&#233; des m&#251;res ; des s&#233;rosit&#233;s ros&#226;tres, des petits laits, des eaux semblables &#224; des vins de Moselle gris, suintaient de la poitrine, trempaient le ventre au-dessous duquel ondulait le panneau bouillonn&#233; d'un linge ; puis, les genoux rapproch&#233;s de force heurtaient leurs rotules, et les jambes tordues s'&#233;vidaient jusqu'aux pieds qui, ramen&#233;s l'un sur l'autre, s'allongeaient, poussaient en pleine putr&#233;faction, verdissaient dans des flots de sang. Ces pieds spongieux et caill&#233;s &#233;taient horribles ; la chair bourgeonnait, remontait sur la t&#234;te du clou et leurs doigts crisp&#233;s contredisaient le geste implorant des mains, maudissaient, griffaient presque, avec la corne bleue de leurs ongles, l'ocre du sol, charg&#233; de fer, pareil aux terres empourpr&#233;es de la Thuringe.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Au-dessus de ce cadavre en &#233;ruption, la t&#234;te apparaissait, tumultueuse et &#233;norme ; cercl&#233;e d'une couronne d&#233;sordonn&#233;e d'&#233;pines, elle pendait, ext&#233;nu&#233;e, entr'ouvrait &#224; peine un &#339;il h&#226;ve o&#249; frissonnait encore un regard de douleur et d'effroi ; la face &#233;tait montueuse, le front d&#233;mantel&#233;, les joues taries ; tous les traits renvers&#233;s pleuraient, tandis que la bouche descell&#233;e riait avec sa m&#226;choire contract&#233;e par des secousses t&#233;taniques, atroces.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le supplice avait &#233;t&#233; &#233;pouvantable, l'agonie avait terrifi&#233; l'all&#233;gresse des bourreaux en fuite.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Maintenant, dans le ciel d'un bleu de nuit, la croix paraissait se tasser, tr&#232;s basse, presque au ras du sol, veill&#233;e par deux figures qui se tenaient de chaque c&#244;t&#233; du Christ : &#8212; l'une, la Vierge, coiff&#233;e d'un capuce d'un rose de sang s&#233;reux, tombant en des ondes press&#233;es sur une robe d'azur las &#224; longs plis, la Vierge rigide et p&#226;le, bouffie de larmes qui, les yeux fixes, sanglote, en s'enfon&#231;ant les ongles dans les doigts des mains ; -l'autre, saint Jean, une sorte de vagabond, de rustre basan&#233; de la Souabe, &#224; la haute stature, &#224; la barbe frisott&#233;e en de petits copeaux, v&#234;tu d'&#233;toffes &#224; larges pans, comme taill&#233;es dans de l'&#233;corce d'arbre, d'une robe &#233;carlate, d'un manteau jaune chamois&#233;, dont la doublure, retrouss&#233;e pr&#232;s des manches, tournait au vert fi&#233;vreux des citrons pas m&#251;rs. Epuis&#233; de pleurs, mais plus r&#233;sistant que Marie bris&#233;e et rejet&#233;e quand m&#234;me debout, il joint les mains en un &#233;lan, s'exhausse vers ce cadavre qu'il contemple de ses yeux rouges et fumeux et il suffoque et crie, en silence, dans le tumulte de sa gorge sourde.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ah ! devant ce Calvaire barbouill&#233; de sang et brouill&#233; de larmes, l'on &#233;tait loin de ces d&#233;bonnaires Golgotha que, depuis la Renaissance, l'Eglise adopte ! Ce Christ au t&#233;tanos n'&#233;tait pas le Christ des riches, l'Adonis de Galil&#233;e, le bell&#226;tre bien portant, le joli gar&#231;on aux m&#232;ches rousses, &#224; la barbe divis&#233;e, aux traits chevalins et fades, que depuis quatre cents ans les fid&#232;les adorent. Celui-l&#224;, c'&#233;tait le Christ de saint Justin, de saint Basile, de saint Cyrille, de Tertullien, le Christ des premiers si&#232;cles de l'Eglise, le Christ vulgaire, laid, parce qu'il assuma toute la somme des p&#233;ch&#233;s et qu'il rev&#234;tit, par humilit&#233;, les formes les plus abjectes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'&#233;tait le Christ des pauvres, Celui qui s'&#233;tait assimil&#233; aux plus mis&#233;rables de ceux qu'il venait racheter, aux disgraci&#233;s et aux mendiants, &#224; tous ceux sur la laideur ou l'indigence desquels s'acharne la l&#226;chet&#233; de l'homme ; et c'&#233;tait aussi le plus humain des Christ, un Christ &#224; la chair triste et faible, abandonn&#233; par le P&#232;re qui n'&#233;tait intervenu que lorsque aucune douleur nouvelle n'&#233;tait possible, le Christ assist&#233; seulement de sa M&#232;re qu'il avait d&#251;, ainsi que tous ceux que l'on torture, appeler dans des cris d'enfant, de sa M&#232;re, impuissante alors et inutile.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Par une derni&#232;re humilit&#233; sans doute, il avait support&#233; que la Passion ne d&#233;pass&#226;t point l'envergure permise aux sens ; et, ob&#233;issant &#224; d'incompr&#233;hensibles ordres, il avait accept&#233; que sa Divinit&#233; f&#251;t comme interrompue depuis les soufflets et les coups de verges, les insultes et les crachats, depuis toutes ces maraudes de la souffrance, jusqu'aux effroyables douleurs d'une agonie sans fin. Il avait ainsi pu mieux souffrir, r&#226;ler, crever ainsi qu'un bandit, ainsi qu'un chien, salement, bassement, en allant dans cette d&#233;ch&#233;ance jusqu'au bout, jusqu'&#224; l'ignominie de la pourriture, jusqu'&#224; la derni&#232;re avanie du pus !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Certes, jamais le naturalisme ne s'&#233;tait encore &#233;vad&#233; dans des sujets pareils ; jamais peintre n'avait brass&#233; de la sorte le charnier divin et si brutalement tremp&#233; son pinceau dans les plaques des humeurs et dans les godets sanguinolents des trous. C'&#233;tait excessif et c'&#233;tait terrible. Gr&#252;newald &#233;tait le plus forcen&#233; des r&#233;alistes ; mais &#224; regarder de ce R&#233;dempteur de vadrouille, ce Dieu de morgue, cela changeait. De cette t&#234;te ulc&#233;r&#233;e filtraient des lueurs ; une expression surhumaine illuminait l'effervescence des chairs, l'&#233;clampsie des traits. Cette charogne &#233;ploy&#233;e &#233;tait celle d'un Dieu, et, sans aur&#233;ole, sans nimbe, dans le simple accoutrement de cette couronne &#233;bouriff&#233;e, sem&#233;e de grains rouges par des points de sang, J&#233;sus apparaissait, dans sa c&#233;leste Superessence, entre la Vierge, foudroy&#233;e, ivre de pleurs, et le Saint Jean dont les yeux calcin&#233;s ne parvenaient plus &#224; fondre des larmes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ces visages d'abord si vulgaires resplendissaient, transfigur&#233;s par des exc&#232;s d'&#226;mes inou&#239;es. Il n'y avait plus de brigand, plus de pauvresse, plus de rustre, mais des &#234;tres supraterrestres aupr&#232;s d'un Dieu.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Gr&#252;newald &#233;tait le plus forcen&#233; des id&#233;alistes. Jamais peintre n'avait si magnifiquement exalt&#233; l'altitude et si r&#233;solument bondi de la cime de l'&#226;me dans l'orbe &#233;perdu d'un ciel. Il &#233;tait all&#233; aux deux extr&#234;mes et il avait, d'une triomphale ordure, extrait les menthes les plus fines des dilections, les essences les plus ac&#233;r&#233;es des pleurs. Dans cette toile, se r&#233;v&#233;lait le chef-d'&#339;uvre de l'art accul&#233;, somm&#233; de rendre l'invisible et le tangible, de manifester l'immondice &#233;plor&#233;e du corps, de sublimer la d&#233;tresse infinie de l'&#226;me.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Non, cela n'avait d'&#233;quivalent dans aucune langue. En litt&#233;rature, certaines pages d'Anne Emmerich sur la Passion se rapprochaient, mais att&#233;nu&#233;es, de cet id&#233;al de r&#233;alisme surnaturel et de vie v&#233;ridique et exsurg&#233;e. Peut-&#234;tre aussi certaines effusions de Ruysbroeck s'&#233;lan&#231;ant en des jets g&#233;min&#233;s de flammes blanches et noires, rappelaient-elles, pour certains d&#233;tails, la divine abjection de Gruuml ;newald et encore non, cela restait unique, car c'&#233;tait tout &#224; la fois hors de port&#233;e et &#224; ras de terre.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais alors&#8230;, se dit Durtal, qui s'&#233;veillait de sa songerie, mais alors, si je suis logique, j'aboutis au catholicisme du Moyen age, au naturalisme mystique ; ah non, par exemple, et si pourtant !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il se retrouvait devant cette impasse dont il s'&#233;cartait alors qu'il en percevait l'entr&#233;e, car il avait beau s'ausculter, il ne se sentait soulev&#233; par aucune foi. D&#233;cid&#233;ment, il n'y avait de la part de Dieu aucune pr&#233;motion et lui-m&#234;me manquait de cette n&#233;cessaire volont&#233; qui permet de se d&#233;laisser, de glisser, sans se retenir, dans la t&#233;n&#232;bre des immutables dogmes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Par instants, apr&#232;s certaines lectures, alors que le d&#233;go&#251;t de la vie ambiante s'accentuait, il enviait des heures l&#233;nitives au fond d'un clo&#238;tre, des somnolences de pri&#232;res &#233;parses dans des fum&#233;es d'encens, des &#233;puisements d'id&#233;es voguant &#224; la d&#233;rive dans le chant des psaumes. Mais pour savourer ces all&#233;gresses de l'abandon, il fallait une &#226;me simple, all&#233;g&#233;e de tout d&#233;chet, une &#226;me nue et la sienne &#233;tait obstru&#233;e par des boues, mac&#233;r&#233;e dans le jus concentr&#233; des vieux guanos. Il pouvait se l'avouer, ce d&#233;sir momentan&#233; de croire pour se r&#233;fugier hors des &#226;ges sourdait bien souvent d'un fumier de pens&#233;es mesquines, d'une lassitude de d&#233;tails infimes mais r&#233;p&#233;t&#233;s, d'une d&#233;faillance d'&#226;me transie par la quarantaine, par les discussions avec la blanchisseuse et les gargotes, par des d&#233;boires d'argent, par des ennuis de terme. Il songeait un peu &#224; se sauver dans un couvent, ainsi que ces filles qui entrent en maison pour se soustraire aux dangers des chasses, au souci de la nourriture et du loyer, aux soins du linge.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Rest&#233; c&#233;libataire et sans fortune, peu soucieux maintenant des &#233;bats charnels, il maugr&#233;ait, certains jours, contre cette existence qu'il s'&#233;tait faite. Forc&#233;ment dans ces heures o&#249; las de se battre contre des phrases, il jetait sa plume, il regardait devant lui et ne voyait dans l'avenir que des sujets d'amertumes et d'alarmes ; alors il cherchait des consolations, des apaisements, et il en &#233;tait bien r&#233;duit &#224; se dire que la religion est la seule qui sache encore panser, avec les plus velout&#233;s des onguents, les plus impatientes des plaies ; mais elle exige en retour une telle d&#233;sertion du sens commun, une telle volont&#233; de ne plus s'&#233;tonner de rien, qu'il s'en &#233;cartait, tout en l'&#233;piant.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et, en effet, il r&#244;dait constamment autour d'elle, car si elle ne repose sur aucune base qui soit s&#251;re, elle jaillit du moins en de telles efflorescences que jamais l'&#226;me n'a pu s'enrouler sur de plus ardentes tiges et monter avec elles et se perdre dans le ravissement, hors des distances, hors des mondes, &#224; des hauteurs plus inou&#239;es ; puis, elle agissait encore sur Durtal, par son art extatique et intime, par la splendeur de ses l&#233;gendes, par la rayonnante na&#239;vet&#233; de ses vies de Saints.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il n'y croyait pas et cependant il admettait le surnaturel, car, sur cette terre m&#234;me, comment nier le myst&#232;re qui surgit, chez nous, &#224; nos c&#244;t&#233;s, dans la rue, partout, quand on y songe ? Il &#233;tait vraiment trop facile de rejeter les relations invisibles, extrahumaines, de mettre sur le compte du hasard qui est, lui-m&#234;me, d'ailleurs ind&#233;chiffrable, les &#233;v&#233;nements impr&#233;vus, les d&#233;veines et les chances. Des rencontres ne d&#233;cidaient-elles pas souvent de toute la vie d'un homme ? Qu'&#233;taient l'amour, les influences incompr&#233;hensibles et pourtant formelles ? &#8212; Enfin la plus d&#233;sar&#231;onnante des &#233;nigmes n'&#233;tait-elle pas encore celle de l'argent ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Car enfin, on se trouvait l&#224; en face d'une loi primordiale, d'une loi organique atroce, &#233;dict&#233;e et appliqu&#233;e depuis que le monde existe.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ses r&#232;gles sont continues et toujours nettes. L'argent s'attire lui-m&#234;me, cherche &#224; s'agglom&#233;rer aux m&#234;mes endroits, va de pr&#233;f&#233;rence aux sc&#233;l&#233;rats et aux m&#233;diocres ; puis, lorsque par une inscrutable exception, il s'entasse chez un riche dont l'&#226;me n'est ni meurtri&#232;re, ni abjecte, alors il demeure st&#233;rile, incapable de se r&#233;soudre en un bien intelligent, inapte m&#234;me entre des mains charitables &#224; atteindre un but qui soit &#233;lev&#233;. On dirait qu'il se venge ainsi de sa fausse destination, qu'il se paralyse volontairement, quand il n'appartient ni aux derniers des aigrefins, ni aux plus repoussants des mufles.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il est plus singulier encore quand, par extraordinaire, il s'&#233;gare dans la maison d'un pauvre ; alors il le salit imm&#233;diatement s'il est propre ; il rend lubrique l'indigent le plus chaste, agit du m&#234;me coup sur le corps et sur l'&#226;me, sugg&#232;re ensuite &#224; son possesseur un bas &#233;go&#239;sme, un ignoble orgueil, lui insinue de d&#233;penser son argent pour lui seul, fait du plus humble un laquais insolent, du plus g&#233;n&#233;reux, un ladre. Il change, en une seconde, toutes les habitudes, bouleverse toutes les id&#233;es, m&#233;tamorphose les passions les plus t&#234;tues, en un clin d'&#339;il.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il est l'aliment le plus nutritif des importants p&#233;ch&#233;s et il en est, en quelque sorte aussi, le vigilant comptable. S'il permet &#224; un d&#233;tenteur de s'oublier, de faire l'aum&#244;ne, d'obliger un pauvre, aussit&#244;t il suscite la haine du bienfait &#224; ce pauvre ; il remplace l'avarice par l'ingratitude, r&#233;tablit l'&#233;quilibre, si bien que le compte se balance, qu'il n'y a pas un p&#233;ch&#233; de commis en moins.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais o&#249; il devient vraiment monstrueux, c'est lorsque, cachant l'&#233;clat de son nom sous le voile noir d'un mot, il s'intitule le capital. Alors son action ne se limite plus &#224; des incitations individuelles, &#224; des conseils de vols et de meurtres, mais elle s'&#233;tend &#224; l'humanit&#233; tout enti&#232;re. D'un mot le capital d&#233;cide les monopoles, &#233;difie les banques, accapare les substances, dispose de la vie, peut, s'il le veut, faire mourir de faim des milliers d'&#234;tres !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Lui, pendant ce temps, se nourrit, s'engraisse, s'enfante tout seul, dans une caisse ; et les deux mondes &#224; genoux l'adorent, meurent de d&#233;sirs devant lui, comme devant un Dieu.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Eh bien ! ou l'argent qui est ainsi ma&#238;tre des &#226;mes, est diabolique, ou il est impossible &#224; expliquer. Et combien d'autres myst&#232;res aussi inintelligibles que celui-l&#224;, combien d'occurrences devant lesquelles l'homme qui r&#233;fl&#233;chit devrait trembler !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais, se disait Durtal, du moment que l'on patauge dans l'inconnu, pourquoi ne pas croire &#224; la Trinit&#233;, pourquoi repousser la divinit&#233; du Christ ? On peut aussi facilement admettre le Credo quia absurdum de Saint Augustin et se r&#233;p&#233;ter, avec Tertullien, que si le surnaturel &#233;tait compr&#233;hensible, il ne serait pas le surnaturel et que c'est justement parce qu'il outrepasse les facult&#233;s de l'homme qu'il est divin.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ah ! Et puis zut, &#224; la fin du compte ! Il est plus simple de ne point songer &#224; tout cela : &#8212; Et, une fois de plus, il recula, ne pouvant d&#233;cider son &#226;me &#224; faire le saut, alors qu'elle se trouvait, au bord de la raison, dans le vide.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Au fond, il avait vagabond&#233; loin de son point de d&#233;part, de ce naturalisme si conspu&#233; par Des Hermies. Il revenait maintenant &#224; mi-route, jusqu'au Gr&#252;newald et il se disait que ce tableau &#233;tait le prototype exasp&#233;r&#233; de l'art. Il &#233;tait bien inutile d'aller aussi loin, d'&#233;chouer, sous pr&#233;texte d'au-del&#224;, dans le catholicisme le plus fervent. Il lui suffirait peut-&#234;tre d'&#234;tre spiritualiste, pour s'imaginer le supranaturalisme, la seule formule qui lui conv&#238;nt.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il se leva, se promena dans sa petite pi&#232;ce ; les manuscrits qui s'entassaient sur la table, ses notes sur le mar&#233;chal de Rais dit Barbe-bleue, le d&#233;rid&#232;rent.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Tout de m&#234;me, fit-il presque joyeux, il n'y a de bonheur que chez soi et au-dessus du temps. Ah ! s'&#233;crouer dans le pass&#233;, revivre au loin, ne plus m&#234;me lire un journal, ne pas savoir si des th&#233;&#226;tres existent, quel r&#234;ve ! &#8212; et que ce Barbe-bleue m'int&#233;resse plus que l'&#233;picier du coin, que tous ces comparses d'une &#233;poque qu'all&#233;gorise si parfaitement le gar&#231;on de caf&#233; qui, pour s'enrichir en de justes noces, viole la fille de son patron, la b&#233;casse comme il la nomme !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#199;a et le lit, ajouta-t-il, en souriant, car il voyait son chat, b&#234;te tr&#232;s bien inform&#233;e des heures, le regarder avec inqui&#233;tude, le rappeler &#224; de mutuelles convenances, en lui reprochant de ne pas pr&#233;parer la couche. Il arrangea les oreillers, ouvrit la couverture et le chat sauta sur le pied du lit, mais resta assis, la queue ramen&#233;e sur ses deux pattes, attendant que son ma&#238;tre se f&#251;t &#233;tendu, pour pi&#233;tiner la place et faire son creux.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;right&quot;&gt;Source &lt;a href=&quot;http://fr.wikisource.org/wiki/L%C3%A0-bas&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Wikisource&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;script type=&quot;text/javascript&quot;&gt; //&lt;![CDATA[ (function() { document.write('&lt;fb:like width=&quot;450&quot; layout=&quot;button_count&quot;&gt;&lt;/fb:like&gt;'); var s = document.createElement('SCRIPT'), s1 = document.getElementsByTagName('SCRIPT')[0]; s.type = 'text/javascript'; s.async = true; s.src = 'http://connect.facebook.net/fr_FR/all.js#xfbml=1'; s1.parentNode.insertBefore(s, s1); })(); //]]&gt; &lt;/script&gt;
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&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;Voir en ligne : &lt;a href="https://www.goodreads.com/author/show/123088.Joris_Karl_Huysmans" class="spip_out"&gt;Joris-Karl Huysmans (1848-1907)&lt;br /&gt; Bibliography @ Good Reads&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;p&gt;[&lt;a href='#nh1' id='nb1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='footnote'&gt;1&lt;/a&gt;] &#171; Deux auteurs aussi dissemblables que Zola et Barbey d'Aurevilly croient que Huysmans est dans une impasse apr&#232;s la publication d'&lt;u&gt;&#192; Rebours&lt;/u&gt;. Huysmans raconte l'entrevue qu'il a eue avec Zola [NdLaRdR : Comme Maupassant, Huysmans fait partie des six auteurs du recueil de nouvelles en s&#233;rie, &lt;a href=&quot;https://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Soir%C3%A9es_de_M%C3%A9dan&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;u&gt;Les Soir&#233;es de M&#233;dan&lt;/u&gt;&lt;/a&gt;, du nom du village o&#249; Zola a achet&#233; une demeure et re&#231;oit ses amis] : &#171; Un apr&#232;s-midi que nous nous promenions tous les deux dans la campagne, il me reprocha le livre, disant que je portais un coup terrible au naturalisme, que je faisais d&#233;vier l'&#233;cole, que je br&#251;lais d'ailleurs mes vaisseaux avec un pareil roman, car aucun genre de litt&#233;rature n'&#233;tait possible dans ce genre &#233;puis&#233; en un seul tome, et, amicalement &#8212; car il &#233;tait un tr&#232;s brave homme &#8212; il m'incita &#224; rentrer dans la route fray&#233;e, &#224; m'atteler &#224; une &#233;tude de m&#339;urs. &#187; &#171; Pr&#233;face de l'auteur &#233;crite vingt ans apr&#232;s le roman &#187;, &lt;em&gt;&#192; Rebours&lt;/em&gt;, Paris, Fasquelle, 1970, pp. 20-21. Barbey reconna&#238;t dans &lt;em&gt;&#192; rebours&lt;/em&gt; une &#339;uvre &#171; d'une originalit&#233; presque monstrueuse &#187; et l'appelle l'un &#171; des livres les plus d&#233;cadents que nous puissions compter parmi les livres d&#233;cadents de ce si&#232;cle de d&#233;cadence. &#187; Il termine son compte-rendu par la question souvent &#233;voqu&#233;e par les critiques : &#171; Apr&#232;s &#8220;Les Fleurs du Mal&#8221;, &#8212; dis-je &#224; Baudelaire &#8212; &#8220;il ne vous reste plus, logiquement, que la bouche d'un pistolet ou les pieds de la croix&#8221;. Baudelaire choisit les pieds de la croix. Mais l'auteur d'&lt;em&gt;&#192; Rebours&lt;/em&gt; les choisira-t-il ? &#187; &lt;em&gt;Constitutionnel&lt;/em&gt;, 29 juillet 1884, XVIII, p. 339, p. 341, et p. 271. Je cite d'apr&#232;s Barbey d'Aurevilly, &lt;em&gt;Le XIXe Si&#232;cle : des &#339;uvres et des hommes&lt;/em&gt;, Paris, Mercure de France, 1966, volume deuxi&#232;me, p. 343. &#187; (&lt;em&gt;Joris-Karl Huysmans&lt;/em&gt;, &#201;tudes r&#233;unies par Marc Smeets, Note 5, p. 56 ; &#233;d. CRIN 42, 2003).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.fabula.org/revue/document6175.php&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;em&gt;Huysmans &amp; le chemin de la conversion&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;, par Carine Roucan (in fabula).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;https://www.criticalsecret.net/squelettes-dist/puce.gif&quot; width=&quot;8&quot; height=&quot;11&quot; class=&quot;puce&quot; alt=&quot;-&quot; /&gt; - - - - - - - - -&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Conference faite par Dom Marcel Pierrot, moine de Ligug&#233;&lt;br /&gt;
16 janvier 1951&lt;/p&gt; &lt;p&gt;J. K. HUYSMANS A LIGUG&#201;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;(Extrait)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#171; [...] Puis il &#233;volue. Avec &lt;em&gt;&#192; Rebours&lt;/em&gt;, il est parvenu &#224; la limite, au &quot;mur du fond&quot;, comme iI dira plus tard. Seulement, il ne s'en doute pas encore. Il a vaguement l'impression d'&#234;tre dans une impasse, et il commence &#224; porter ses regards ailleurs et &#224; se laisser attirer par l'art religieux, en particulier par les vieilles &#233;glises de Paris, Notre-Dame, Saint-S&#233;verin, Saint-Germain I'Auxerrois, ou Saint-Merry.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il y fait de fr&#233;quents p&#232;lerinages, il s'attarde longuement &#224; contempler les statues et les vitraux, ou simplement &#224; m&#233;diter au fond de quelque chapelle solitaire.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Plus perspicace que lui, Barbey d'Aurevilly, dans une &#233;tude sur &lt;em&gt;&#192; Rebours&lt;/em&gt;, &#233;crivait : &quot;Apr&#232;s un tel livre, il ne reste plus &#224; l'auteur qu'&#224; choisir entre la bouche d'un pistolet ou les pieds de la croix.&quot;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Huysmans choisira les pieds de la croix, mais seulement huit ans plus tard, en 1892, et le chemin qui le conduira du naturalisme au surnaturel sera loin d'&#234;tre le plus court : avant de retourner &#224; Dieu, il rendra visite &#224; Satan, ou, si vous pr&#233;f&#233;rez, avant d'arriver &#224; Ligug&#233;, il passera par Lyon.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il n'y alla pas tout de suite. Il commen&#231;a, par l'interm&#233;diaire de R&#233;my de Gourmont, par entrer en relations avec des spirites ; il participa &#224; des s&#233;ances d'occultisme, fit tourner des tables, s'aboucha avec des pr&#233;tres d&#233;voy&#233;s, et, finalement, entra en correspondance avec le trop fameux abb&#233; Boullan, de qui il pensait obtenir des docoments sensationnels pour le livre qu'il pr&#233;parait sur le satanisme, L&#224;-Bas.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Boullan habitait alors &#224; Lyon. Ce pr&#234;tre, qui avait fait de brillantes &#233;tudes &#224; Rome, o&#249; on l'avait re&#231;u docteur en th&#233;ologie, avait fond&#233; en 1870 une revue intitul&#233;e Les Annales de la saintet&#233; au XIX&#233; si&#232;cle. Boullan, qui s'occupait d'occultisme, de maladies &#233;tranges, d'exorcismes, de possessions d&#233;moniaques et de gu&#233;risons soi-disant miraculeuses, attira sur lui l'attention du Cardinal Guibert, Archev&#234;que de Paris, qui le frappa d'interdit.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Sur ces entrefaites, le satanique Vintras &#8212; le proph&#232;te h&#233;r&#233;tique dont il est question dans La Colline Inspir&#233;e de Barr&#232;s &#8212; vint &#224; mourir. Boullan, libre du fait de sa rupture avec l'&#201;glise, aspira &#224; sa succession. Cela ne se fit pas tout seul ; je vous fais gr&#226;ce des mal&#233;fices, des mal&#233;dictions, des envo&#251;tements et des conjurations de toutes sortes auxquels se livr&#232;rent, les uns contre les autres, les adeptes de Boullan et les Vintrasiens... Toujours est-il qu'au cours de l'&#233;t&#233; de 1891, Huysmans fit &#224; Lyon, chez Boullan, un s&#233;jour de trois semaines.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans &lt;em&gt;L&#224;-Bas&lt;/em&gt;, il a laiss&#233; sur la ville une impression d'ensemble qui ne manque pas de pittoresque : &quot;Elle est c&#233;l&#232;bre par ses charcuteries, ses marrons et ses soies. Elle l'est aussi par ses &#233;glises, t&#233;moin N.D. de Fourvi&#232;res, qui ressemble, de loin, &#224; une commode du XVIIIe si&#232;cle, les pieds en l'air. On y prie Notre-Dame d'ouvrir de nouveaux d&#233;bouch&#233;s aux saucissons et aux soies ; on la consulte sur les moyens de vendre les denr&#233;es d&#233;fra&#238;chies et d'&#233;couler les pannes.&quot;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Huysmans habite donc rue La Martini&#232;re ; il assiste au sacrifice de gloire de Melchis&#233;dech ; il se fait tirer la bonne aventure par une voyante ; il va consulter un astrologue qui lui &#233;tablit son horoscope &#224; l'aide de f&#232;ves et de pois chiches. Il s'ennuie. ll souffre de la chaleur. Il est terriblement d&#233;&#231;u, et il se demande s'il n'est pas tomb&#233; au milieu d'une bande de fous.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Plus tard, quand on lui parlait de ses exp&#233;riences sataniques, il se montrait fort r&#233;ticent, si bien qu'il est assez difficile de savoir s'il est demeur&#233; simple spectateur, ou s'il a particip&#233; activement et dans quelle mesure &#224; des &#233;vocations d&#233;moniaques. [...] &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://homepage.mac.com/brendanking/huysmans.org/bibliophiletexts/dompierrot.htm&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;J. K. HUYSMANS A LIGUG&#201;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
Dom Marcel Pierrot&lt;br /&gt;
Paris : Soci&#233;t&#233; J.-K. Huysmans&lt;br /&gt;
1951.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
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		<title>Philip K. Dick / Ridley Scott / Blade Runner vs Les andro&#239;des r&#234;vent-ils de moutons &#233;lectriques ?</title>
		<link>https://www.criticalsecret.net/Philip-K-Dick-Ridley-Scott-Blade.html</link>
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		<dc:date>2013-03-27T09:47:14Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Criticalsecret editorialist, Louise Desrenards </dc:creator>


		<dc:subject>La Revue des Ressources (La RdR) et Editions de La Revue des Ressources (ERR)</dc:subject>
		<dc:subject>Litt&#233;rature / literature</dc:subject>
		<dc:subject>Louise Desrenards</dc:subject>
		<dc:subject>Cin&#233;ma et Arts Media / Media Arts and Filming</dc:subject>
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		<dc:subject>Philip K. Dick</dc:subject>
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		<dc:subject> Les andro&#239;des r&#234;vent-ils de moutons &#233;lectriques ?</dc:subject>
		<dc:subject>Andro&#239;de / Android</dc:subject>
		<dc:subject>Science Fiction</dc:subject>

		<description>Miroir de la pr&#233;sentation (ici in extenso) de l'article Philip K. Dick : Lettre au sujet de Blade Runner, traduction et dossier, de L. D. dans La RdR (21 mars 2013). Le logo pr&#233;sente la premi&#232;re de couverture de l'&#233;dition fran&#231;aise sous le titre traduit de l'original publi&#233; aux &#201;tats-Unis, (Doubleday, coll. Science Fiction, 1968), Les andro&#239;des r&#234;vent-ils de moutons &#233;lectriques ? (Jean-Claude Latt&#232;s, coll. Titres/SF, 1979). Source : Hannibal le lecteur. Philip K. Dick admirait le film qu'en 1981 (...)

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&lt;a href="https://www.criticalsecret.net/-la-revue-des-ressources-la-rdr,041-.html" rel="directory"&gt;La Revue des Ressources (La RdR)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.criticalsecret.net/+-la-rdr-err,048-+.html" rel="tag"&gt;La Revue des Ressources (La RdR) et Editions de La Revue des Ressources (ERR)&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.criticalsecret.net/+-litterature-polar,119-+.html" rel="tag"&gt;Litt&#233;rature / literature&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.criticalsecret.net/+-louise-desrenards,175-+.html" rel="tag"&gt;Louise Desrenards&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.criticalsecret.net/+-arts-media,392-+.html" rel="tag"&gt;Cin&#233;ma et Arts Media / Media Arts and Filming&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.criticalsecret.net/+-ridley-scott,565-+.html" rel="tag"&gt;Ridley Scott&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://www.criticalsecret.net/+-androide-android,569-+.html" rel="tag"&gt;Andro&#239;de / Android&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.criticalsecret.net/+-science-fiction,570-+.html" rel="tag"&gt;Science Fiction&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;https://www.criticalsecret.net/IMG/arton105.jpg&quot; width='91' height='150' style='height:150px;width:91px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;font size=&quot;-2&quot;&gt;Miroir de la pr&#233;sentation (ici in extenso) de l'article &lt;a href=&quot;http://www.larevuedesressources.org/philip-k-dick-lettre-au-sujet-de-blade-runner,2523.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;&lt;em&gt;Philip K. Dick : Lettre au sujet de Blade Runner&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;, traduction et dossier, de L. D. dans La RdR (21 mars 2013).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le logo pr&#233;sente la premi&#232;re de couverture de l'&#233;dition fran&#231;aise sous le titre traduit de l'original publi&#233; aux &#201;tats-Unis, (Doubleday, coll. Science Fiction, 1968), &lt;a href=&quot;https://fr.wikipedia.org/wiki/Les_andro%C3%AFdes_r%C3%AAvent-ils_de_moutons_%C3%A9lectriques_%3F&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;em&gt;Les andro&#239;des r&#234;vent-ils de moutons &#233;lectriques ?&lt;/em&gt;&lt;/a&gt; (Jean-Claude Latt&#232;s, coll. Titres/SF, 1979). Source : &lt;a href=&quot;http://hanniballelecteur.over-blog.com/article-les-androides-revent-ils-de-moutons-electriques-philip-k-dick-112173230.html&quot; targget=&quot;_blank&quot;&gt;Hannibal le lecteur&lt;/a&gt;. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a name=&quot;retour&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div style=&quot;text-indent:3em;&quot;&gt;Philip K. Dick admirait le film qu'en 1981 Ridley Scott avait adapt&#233; de son roman &lt;em&gt;Do Androids Dream of Electric Sheep ?&lt;/em&gt; (1968) &#8212; que lui-m&#234;me consid&#233;rait comme une &#233;bauche, mais qui d'embl&#233;e int&#233;ressa le cin&#233;ma. D&#232;s la parution du livre, un cin&#233;aste prometteur comme Martin Scorcese avait pens&#233; &#224; l'adapter (mais son projet &#233;tait rest&#233; sans suite).&lt;/div&gt;
&lt;div style=&quot;text-indent:3em;&quot;&gt;Voici un des documents de r&#233;f&#233;rence [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='footnote' title='Il existe une autre r&#233;f&#233;rence majeure, o&#249; Philip K. Dick est cit&#233; d'une fa&#231;on (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;] rest&#233; longtemps in&#233;dit, tandis que son information circulait par cons&#233;quent comme une rumeur. Puis, la lettre &#233;tant parue, la rumeur la d&#233;clarant &#224; tort adress&#233;e &#224; Ridley Scott persista. Tant il est vrai que l'auteur et le r&#233;alisateur et l'&#339;uvre &#233;mergente de leurs actes successifs appartiennent d&#233;sormais &#224; une mythologie unifi&#233;e, &#224; la confluence postmoderne et futuriste des deux premiers mill&#233;naires.&lt;/div&gt;
&lt;div style=&quot;text-indent:3em;&quot;&gt;Le titre &lt;em&gt;Blade Runner&lt;/em&gt;, typographi&#233; en deux mots, est emprunt&#233; &#224; celui d'un sc&#233;nario de William S. Burroughs publi&#233; en 1979, &lt;em&gt;Blade Runner (The movie)&lt;/em&gt;, adaptation d'un roman de science-fiction de Alan E. Nourse, &lt;em&gt;The Bladerunner&lt;/em&gt;, paru en 1974.&lt;/div&gt;
&lt;div style=&quot;text-indent:3em;&quot;&gt;En r&#233;alit&#233;, Philip K. Dick n'aurait vu qu'un raccourci du film de Ridley Scott &#224; la t&#233;l&#233;vision, lors d'un sujet promotionnel d'une quarantaine de minutes portant notamment sur les effets sp&#233;ciaux de Douglas Trumbull, au moment o&#249; la post-production n'&#233;tait pas achev&#233;e. Et il &#233;crivit dans la m&#234;me soir&#233;e cette lettre, au producteur responsable de la campagne de communication en amont et en aval du tournage, plus tard charg&#233; de la publicit&#233; du lancement : Jeffrey Walker [&lt;a href='#nb2' class='spip_note' rel='footnote' title='Le destinataire de la lettre, Jeffrey Walker, est un producteur ex&#233;cutif (...)' id='nh2'&gt;2&lt;/a&gt;].&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;
&lt;div style=&quot;text-indent:3em;&quot;&gt;Si d'aventure ce document figurait traduit en annexe parmi les derni&#232;res &#233;ditions fran&#231;aises du roman, ce serait &#224; notre insu, car nous ne connaissons que les traductions ant&#233;rieures &#224; celle intitul&#233;e comme le film. Or la lettre para&#238;t n'avoir &#233;t&#233; publi&#233;e dans le site officiel de l'auteur qu'au d&#233;but des ann&#233;es 2000, o&#249; elle est pr&#233;sent&#233;e comme in&#233;dite, alors qu'il ne semble pas exister de nouvelle traduction du livre en France depuis les ann&#233;es 80. La premi&#232;re version parut en 1976 chez Champ Libre, dans la collection Chute libre (qui marqua la premi&#232;re &#233;poque des &#233;ditions de G&#233;rard Lebovici), sous le titre &lt;a href=&quot;http://www.noosfere.com/icarus/livres/niourf.asp?numlivre=7262&quot; target=&quot;_blabk&quot;&gt;&lt;em&gt;Robot blues&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;, puis une version parut chez Jean-Claude Latt&#232;s (collection Titres/SF) en 1979, sous le titre traduit de la publication originale, &lt;em&gt;Les andro&#239;des r&#234;vent-ils de moutons &#233;lectriques ?&lt;/em&gt;. Les deux traductions sont sign&#233;es Serge Quadruppani &#8212; &#233;galement traducteur de la version de 1985 intitul&#233;e &lt;em&gt;Blade Runner&lt;/em&gt;, parue chez J'ai lu (collection SF). &lt;/div&gt;
&lt;div style=&quot;text-indent:3em;&quot;&gt;Apparemment sous ces trois titres se pr&#233;sente une version identique (&#224; peu de chose pr&#232;s) ; la signature du traducteur y est toujours associ&#233;e &#224; la date de la premi&#232;re parution, et m&#234;me la derni&#232;re publication intitul&#233;e comme le film n'est pas conforme au sc&#233;nario tel qu'il ressort du r&#233;cit filmique, dans la mesure o&#249; les ellipses de certains passages de l'&#339;uvre litt&#233;raire dans le sc&#233;nario ne sont pas report&#233;es. On peut se r&#233;jouir que le texte de Dick soit rest&#233; indemne. &lt;br /&gt;
Tant de titres pour une seule &#339;uvre imprim&#233;e en ses r&#233;pliques, et leurs m&#232;mes (auxquels participe la lettre de Dick traduite ici), &#233;taient le moins qui pouvait advenir d'une &#171; prog&#233;niture &#187; de Dick, &#233;crivain critique du monde anticip&#233; disjoint, multi-dissoci&#233;, celui qui ressemble tant au monde dans lequel nous cherchons en vain &#224; nous rep&#233;rer, aujourd'hui.&lt;/div&gt;
&lt;div style=&quot;text-indent:3em;&quot;&gt;Cette lettre pr&#233;c&#232;de de cinq mois la mort de l'auteur, frapp&#233; par une h&#233;morragie c&#233;r&#233;brale au d&#233;but de mars, trois mois avant la sortie du film la m&#234;me ann&#233;e, en 1982. Il venait de recevoir ses droits d'auteur et n'avait pu conna&#238;tre le film dans son int&#233;gralit&#233;, Ridley Scott venant juste de conclure son premier &#171; final cut &#187; [&lt;a href='#nb3' class='spip_note' rel='footnote' title='Ce film donnera lieu &#224; de nombreux produits visuels d&#233;riv&#233;s et &#224; des (...)' id='nh3'&gt;3&lt;/a&gt;].&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;
&lt;dl class='spip_document_285 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href=&quot;http://www.philipkdick.com/films_bladerunner.html&quot; title='JPEG - 57.9 ko'&gt;&lt;img src='https://www.criticalsecret.net/IMG/jpg/index-splashgraphic.jpg' width='500' height='238' alt='JPEG - 57.9 ko' style='height:238px;width:500px;' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;font size=&quot;-2&quot;&gt;Philip K. Dick - Official Site&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dd class='spip_doc_descriptif' style='width:350px;'&gt;&lt;font size=&quot;-2&quot;&gt;Drapeau d'ent&#234;te&lt;br /&gt;
&lt;a href=&quot;http://www.philipkdick.com/&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;http://www.philipkdick.com/&lt;/a&gt;&lt;/font&gt;
&lt;/dd&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-indent:3em;&quot;&gt;Pourtant... le sc&#233;nario au cr&#233;dit de la construction et du dynamisme filmiques peut sembler lacunaire par rapport &#224; l'ouvrage qu'il adapte. Peut-&#234;tre qu'il s'adressait d&#233;j&#224; &#224; des g&#233;n&#233;rations chez lesquelles la formation de la structure culturelle commune la plus large allait dispara&#238;tre, r&#233;duite &#224; son &#233;clatement par la communication dans le repli sur les valeurs ethniques, alors que Dick n'omet pas de mentionner au moins la musique construite pour m&#233;moire collective de toutes ces disparitions annonc&#233;es.&lt;/div&gt;
&lt;div style=&quot;text-indent:3em;&quot;&gt;Il y a de larges ellipses tant des r&#233;cits que sur le fond, simplifiant l'aspect d'&#233;bauche &#8212; ou de premier volet d'un diptyque &#233;volutif &#8212; du chef d'&#339;uvre &lt;em&gt;Ubik&lt;/em&gt; que l'auteur publia l'ann&#233;e suivante. O&#249; la r&#233;f&#233;rence philosophique est clairement d&#233;clar&#233;e, et la musique un jalon de la connaissance collective sensible, inutilitaire, insubmersible, mais que l'environnement et les chocs effacent, la conscience ultime de la notion de structure pr&#233;dictible, dont l'auteur cherche &#224; ne pas s&#233;parer ses personnages principaux.&lt;/div&gt;
&lt;div style=&quot;text-indent:3em;&quot;&gt;Dans &lt;em&gt;Ubik&lt;/em&gt; la r&#233;currence m&#233;morielle de Mozart est celle de la r&#233;sistance &#224; l'environnement &#233;clat&#233;, Joe Chip para&#238;t &#234;tre le dernier &#224; s'en souvenir, le dernier &#224; conna&#238;tre quelque chose d'autre que ce qui lui est propos&#233; ou impos&#233;, le dernier individu qui pense sa condition constructive et la sent dispara&#238;tre. Dans &lt;em&gt;Les andro&#239;des r&#234;vent-ils de moutons &#233;lectriques ?&lt;/em&gt;, le chapitre 9 &#8212; celui qui para&#238;t manquer significativement dans le film par rapport &#224; l'&#339;uvre suivante, &#8212; la musique demeure un spectacle traditionnellement &#233;tabli, un protocole social (la r&#233;p&#233;tition pour la sc&#232;ne) ; et &#224; travers le dialogue int&#233;rieur complice que Rick entretient avec elle, elle lui procure son &#233;toffe sociale au lieu de manifester sa s&#233;paration (dans &lt;em&gt;Ubik&lt;/em&gt;) : un pass&#233; &#233;duqu&#233; et un ailleurs &#8212; ce dont on cherche &#224; doter les andro&#239;des, dans le film o&#249; Rick est inculte. Car au cin&#233;ma, il ne conna&#238;t que ce qui est utile &#224; son m&#233;tier, les andro&#239;des auraient plus de m&#233;moire que lui ; il a perdu son &#233;paisseur m&#233;taphysique, existentielle et spirituelle (au contraire, la question r&#233;versible de l'utopie augustinienne traverse &lt;em&gt;Ubik&lt;/em&gt;), ne restent d'irr&#233;pressible et de d&#233;sir qu'en des sentiments et des pulsions amoureux spontan&#233;s. On ne saurait qu'encourager &#224; se reporter au texte litt&#233;raire original qui donna lieu &#224; &lt;em&gt;Blade Runner&lt;/em&gt;, puis &#224; lire le roman suivant. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;
&lt;div style=&quot;text-indent:3em;&quot;&gt;Mais le film est une &#339;uvre en soi d'un livre consid&#233;rablement r&#233;duit par le spectacle, une autre, un autre projet, simplifi&#233; pour produire son vertige, qui a trouv&#233; cette forme finie l&#224;, pour l'extase visuelle d'un d&#233;ploiement dramaturgique nouveau inspir&#233; de la bande dessin&#233;e. Une mise en ab&#238;me du sch&#233;ma dramatique par le naturalisme des effets sp&#233;ciaux et la voix off (demand&#233;e par la production mais que Harrison Ford d&#233;testait) qui situe la conscience, avec le temps dilat&#233; par l'espace et les attentes, contrairement aux critiques formul&#233;es par les producteurs de t&#233;l&#233;vision et distributeurs associ&#233;s de Laad, qui circule actuellement sur le web (depuis le 14 mars). Cette &lt;a href=&quot;http://www.dickien.fr/files/BIGblade-runner-screening-notes.jpg.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;note dactylographi&#233;e&lt;/a&gt; est annot&#233;e &#224; la main et re-dat&#233;e ; r&#233;cemment exhum&#233;e elle a &#233;t&#233; envoy&#233;e scann&#233;e dans le r&#233;seau social &lt;a href=&quot;http://www.reddit.com/r/scifi/comments/1a7pju/brutal_notes_from_an_early_screening_of_blade/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Reddit&lt;/a&gt;, o&#249; elle est &lt;a href=&quot;http://imgur.com/htBlPKU&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;t&#233;l&#233;chargeable&lt;/a&gt;. Mais cela ne change rien, sinon montrer l'irr&#233;ductibilit&#233; de ce film &#224; une seule version, un film qui sera toujours consid&#233;r&#233; comme inachev&#233; ou &#233;ternellement &#224; transformer, et c'est pourquoi ce film est culte, depuis un livre inalt&#233;rable o&#249; rien n'est &#224; changer. En fait c'est la gloire du film qui a &#233;veill&#233; l'attention du lectorat vers cet ouvrage singulier de Dick, et l'a r&#233;v&#233;l&#233; a posteriori comme un grand livre alors qu'il n'&#233;tait pas de ses plus recherch&#233;s.&lt;/div&gt;
&lt;div style=&quot;text-indent:3em;&quot;&gt;&lt;em&gt;Blade Runner&lt;/em&gt;, le film, pr&#233;sente un personnage h&#233;ro&#239;que c&#233;libataire/solitaire sans qu&#234;te, ex&#233;cutif de sa fonction sans m&#234;me pouvoir choisir d'y renoncer, mais press&#233; d'en finir pour pouvoir cesser l'exercice de son m&#233;tier (l'apr&#232;s ind&#233;fini peut aussi bien signifier le vide, ou la mort) ; il est d&#233;pouill&#233; de son contexte social, comme de toute s&#233;dimentation culturelle, que seul le d&#233;cor qui l'environne pr&#233;sente et les andro&#239;des r&#233;alisent (la culture et/ou l'ailleurs : Roy Batty &#8212; qu'est-ce que Rick saurait des splendeurs lointaines et de la puissance onirique de s'en souvenir, si Roy avant de mourir n'&#233;voquait sa propre vie et ses voyages ? &#8212; la m&#233;moire : Rachael Rosen &#8212; ce n'est pas seulement ce qu'elle tient de ses implants mais ce qu'elle exerce pour tenter d'en former elle-m&#234;me un pass&#233; coh&#233;rent, &#8212; fuir avec Rachael au lieu de la tuer est peut-&#234;tre un salut contre la folie. Ici, ce sont les andro&#239;des qui portent la dimension post-historique des humains, simplement elle ne peut les rendre sages parce que la connaissance de leur d&#233;pendance &#224; l'humain entrave leur possibilit&#233; d'avenir, ce qui les affole et les rend dangereux, ils sont des existants schizophr&#233;niques ; alors que dans &lt;em&gt;Ubik&lt;/em&gt; c'est une menace semblable qui envahit l'&#233;tant Joe Chip. L'acc&#232;s &#224; la folie de Joe Chip dans &lt;em&gt;Ubik&lt;/em&gt;, &#8212; ce n'est plus l'entropie mais son point de d&#233;passement r&#233;versible (le temps &#224; reculons) qui l'environne ou en donne la mesure. &#192; cause de la simplification dramatique de Rick Deckard / Harrison Ford certains l'ont vu en andro&#239;de d'une autre sorte.&lt;/div&gt;
&lt;div style=&quot;text-indent:3em;&quot;&gt;Tout au contraire dans le roman qui a inspir&#233; le film, Rick est d'embl&#233;e pr&#233;sent&#233; chez lui au r&#233;veil, en compagnie de son &#233;pouse Iran et il est question du mouton &#233;lectrique peu co&#251;teux qui remplace celui qui est mort du t&#233;tanos, car les animaux naturels sont extr&#234;mement chers (ils marquent une hi&#233;rarchie sociale ; ce qu'il en reste dans le film est le serpent synth&#233;tique de Zhora, la Nexus-6 tatou&#233;e). En quelque sorte, dans le livre il a une maison, une famille, un statut de classe, un environnement g&#233;ographique. Rien de tout &#231;a dans le film sinon l'emprunt de la poussi&#232;re (la poussi&#232;re de la pollution atomique, qui maintient l'obscurit&#233;, et la pluie incessante pour y rem&#233;dier), mais ce n'est pas pour nuire &#224; son r&#244;le de flic tueur, au contraire, c'est pour le limiter &#224; cette attribution sp&#233;cialis&#233;e, afin de r&#233;v&#233;ler l'attrait des andro&#239;des. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;
&lt;div style=&quot;text-indent:3em;&quot;&gt;L'entropie du d&#233;veloppement techno-bio-g&#233;n&#233;tique entra&#238;ne sa disparition, &#224; travers la n&#233;cessit&#233; de le d&#233;truire pour des raisons de s&#233;curit&#233; (le r&#244;le du policier pr&#233;dateur est de devoir d&#233;truire les andro&#239;des, et de toutes fa&#231;ons ceux-ci d&#233;truisant leurs propres cr&#233;ateurs scientifique et appliqu&#233; effectuent une r&#233;gression quasiment irr&#233;versible). Sp&#233;cifiquement dans le film, la musique comme sens des personnages est absente (la musique du film est strictement illustrative ou d&#233;corative).&lt;/div&gt;
&lt;div style=&quot;text-indent:3em;&quot;&gt;La disparition du symbole li&#233; &#224; la musique dans le film &lt;em&gt;Blade Runner&lt;/em&gt; proc&#232;de d'un choix ex&#233;cutif du sc&#233;nario, l'omission d&#233;j&#224; cit&#233;e du chapitre 9 du livre. L'ellipse de cet &#233;v&#233;nement situ&#233; au th&#233;&#226;tre lyrique, o&#249; Rick amateur d'op&#233;ra doit pourtant trouver une andro&#239;de en sc&#232;ne, ne fait pas seulement dispara&#238;tre du film la citation de la musique ancienne comme trace d'une structure de l'intelligence humaine et de son temps d'&#233;preuve sur terre (l'initiation ma&#231;onnique dans l'op&#233;ra de Mozart), et trace d'une transmission de la culture (peu importe qu'elle soit enseign&#233;e ou auto-contract&#233;e), mais avec avec elle toute la critique de l'oubli dont elle est l'objet. L'oubli, qui dans &lt;em&gt;Ubik&lt;/em&gt; s'exprime par l'effort soutenu de parvenir &#224; se citer &#224; l'esprit une musique classique, pas n'importe laquelle mais encore une fois celle de Mozart, file une m&#233;taphore de la perte de la pens&#233;e, dont l'enjeu pour Joe installe chez le lecteur une exp&#233;rience &#233;motionnelle de l'entropie. &lt;/div&gt;
&lt;div style=&quot;text-indent:3em;&quot;&gt;Dans &lt;em&gt;Les Andro&#239;des r&#234;vent-ils de moutons &#233;lectriques ?&lt;/em&gt; il s'agit simplement non plus de la voix de Mozart en Joe, mais de l'identit&#233; socio-culturelle de Rick, int&#233;gr&#233; &#224; travers le signe de sa reconnaissance du livret de &lt;em&gt;La fl&#251;te enchant&#233;e&lt;/em&gt;, dans la voix de la chanteuse andro&#239;de qui r&#233;p&#232;te si bien Pamina, au th&#233;&#226;tre, et qu'il faudra n&#233;anmoins d&#233;truire. Ce qui aurait pu informer po&#233;tiquement plut&#244;t que path&#233;tiquement le paradoxe &#233;thique / non &#233;thique de la question de vie et de mort de Rachael, dans le film (puisqu'elle y demeure un existant du bien).&lt;/div&gt;
&lt;div style=&quot;text-indent:3em;&quot;&gt;Dans l'ouvrage litt&#233;raire, Rachael au contraire d'aider commence &#224; tuer pour d'autres raisons que sauver un tiers &#8212; elle tue le mouton noir (la ch&#232;vre) de Rick et de sa femme Iran, et par quoi se fonde le titre du roman. Ce qu'il reste du sacrifice du mouton. Et dans le livre m&#234;me la qualit&#233; messianique du crapaud, survivance de la qu&#234;te, est an&#233;antie par le fait qu'Iran d&#233;couvre que Rick ait &#233;t&#233; dupe d'un crapaud artificiel, ce qui annonce &lt;em&gt;Ubik&lt;/em&gt; &#8212; pas seulement le titre et l'&#339;uvre mais le produit vant&#233; par les affiches qu'elle contient (un signe omnipr&#233;sent et omnipotent sous tous &#233;tats)...&lt;/div&gt;
&lt;div style=&quot;text-indent:3em;&quot;&gt;Un monde d&#233;sesp&#233;r&#233; o&#249; la po&#233;sie ne signifie plus son propre symbole. Et pour m&#233;moire de l'imprudence d'Orph&#233;e : l'art ou l'amour.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;
&lt;div style=&quot;text-indent:3em;&quot;&gt;Pourtant, en 1980, &lt;em&gt;Ubik&lt;/em&gt;, &#233;clairant &lt;em&gt;Do Androids Dream of Electric Sheep ?&lt;/em&gt;, avait d&#233;j&#224; paru. (L. D.) &lt;/div&gt;
&lt;div align=&quot;right&quot;&gt;&lt;a href=&quot;#retour&quot;&gt;&#8679;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;iframe width=&quot;530&quot; height=&quot;285&quot; src=&quot;http://www.youtube.com/embed/KPcZHjKJBnE?rel=0&quot; frameborder=&quot;0&quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font size=&quot;-2&quot;&gt;&#8220;Original theatrical trailer for the 1982 film &quot;Blade Runner.&quot; Starring Harrison Ford, Rutger Hauer, Sean Young, Edward James Olmos, M. Emmet Walsh, Daryl Hannah, William Sanderson, &amp; Brion James. Directed by Ridley Scott.&#8221; (&lt;a href=&quot;https://www.youtube.com/user/cinematictrailers?feature=watch&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;cinematictrailers&lt;/a&gt;) &#8212; si vous ne parvenez pas &#224; voir la vid&#233;o clquez en bas de l'&#233;cran sur &quot;youtube&quot;.
&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;p&gt;[&lt;a href='#nh1' id='nb1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='footnote'&gt;1&lt;/a&gt;] Il existe une autre r&#233;f&#233;rence majeure, o&#249; Philip K. Dick est cit&#233; d'une fa&#231;on d&#233;velopp&#233;e sur la question du film et des studios, t&#233;moignage publi&#233; par John Boonstra en juin 1982, accessible dans le site officiel de Philip K. Dick, &lt;a href=&quot;http://www.philipkdick.com/media_twilightzone.html&quot; target=_blank&quot;&gt;&lt;em&gt;A final interview with science fiction's boldest visionary, who talks candidly about Blade Runner, inner voices and the temptations of Hollywood&lt;/em&gt;&lt;/a&gt; (voir d'autres r&#233;f&#233;rences au chapitre &lt;a href=&quot;https://en.wikipedia.org/wiki/Blade_Runner&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Production&lt;/a&gt; de l'article d&#233;di&#233; dans en.wiipedia).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh2' id='nb2' class='spip_note' title='Notes 2' rev='footnote'&gt;2&lt;/a&gt;] Le destinataire de la lettre, &lt;a href=&quot;http://www.deanquixote.com/crew/j_walker.htm&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Jeffrey Walker&lt;/a&gt;, est un producteur ex&#233;cutif hollywoodien aux multiples facettes, notamment dans le cadre d'une filiale de la Warner, la soci&#233;t&#233; Laad, qui'il a co-fond&#233;e et qui a produit &lt;em&gt;Blade Runner&lt;/em&gt;. Son engagement brillant de concepteur et promoteur de la campagne de communication du film, en amont et en aval du tournage, n'est pas son seul exploit, telles ses contributions ult&#233;rieures &#224; des films de l'eau de &lt;em&gt;Batman&lt;/em&gt; ou de &lt;em&gt;Terminator 2&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh3' id='nb3' class='spip_note' title='Notes 3' rev='footnote'&gt;3&lt;/a&gt;] Ce film donnera lieu &#224; de nombreux produits visuels d&#233;riv&#233;s et &#224; des documentaires (&lt;em&gt;Making-of&lt;/em&gt;) sur la production, et comprendra sept versions caract&#233;ris&#233;es par des montages et des dur&#233;es diff&#233;rents, dont seules la premi&#232;re de 1982, en 113 minutes, et celle de 2007 (&#233;dition du 25&#232; anniversaire), en 117 minutes, auront &#233;t&#233; enti&#232;rement supervis&#233;es par Ridley Scott ; la derni&#232;re a &#233;t&#233; justement nomm&#233;e &lt;em&gt;Final Cut&lt;/em&gt;. (Voir le sous-chapitre &lt;a href=&quot;https://en.wikipedia.org/wiki/Blade_Runner&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Versions&lt;/a&gt; &#224; l'article d&#233;di&#233; dans en.wikip&#233;dia).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;a name=&quot;lettre&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;center&quot;&gt;&#9657; &lt;a href=&quot;#retour&quot;&gt;retour &#224; la pr&#233;sentation&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div align=&quot;right&quot;&gt;&lt;a name=&quot;retourLettre&quot;&gt;[&lt;/a&gt; &lt;a href=&quot;#en&quot;&gt;en&lt;/a&gt; - fr &lt;a name=&quot;fr&quot;&gt;]&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Le 11 octobre 1981&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mr. Jeff Walker,&lt;br /&gt;
Soci&#233;t&#233; Ladd,&lt;br /&gt;
4000 Warner Boulevard,&lt;br /&gt;
Burbank,&lt;br /&gt;
Calif. 91522.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cher Jeff,&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-indent:5em;&quot;&gt;Mon regard s'est pos&#233; sur le programme horaire de Canal 7 TV de ce soir, &#171; Hourra pour Hollywood &#187;, avec la partie consacr&#233;e &#224; BLADE RUNNER. (Pour &#234;tre honn&#234;te, ce n'est pas moi mais quelqu'un m'a mis la puce &#224; l'oreille, BLADE RUNNER allant &#234;tre une partie du show, pour que bien s&#251;r je le regarde). Jeff, apr&#232;s avoir regard&#233;, et surtout apr&#232;s avoir &#233;cout&#233; Harrison Ford discuter du film, j'en suis venu &#224; la conclusion qu'en effet ce n'est pas de la science-fiction ; ce n'est pas du fantastique ; c'est exactement ce que Harrison a d&#233;clar&#233; : du futurisme. L'impact de BLADE RUNNER va tout simplement &#234;tre &#233;crasant, &#224; la fois pour le public et pour &#8203;&#8203;la cr&#233;ativit&#233; des gens et, je crois, pour la science-fiction en tant que domaine. Comme j'ai &#233;crit et vendu des &#339;uvres de science-fiction depuis trente ans, c'est une question d'une certaine importance pour moi. En toute franchise, je dois dire que notre domaine s'est progressivement et r&#233;guli&#232;rement d&#233;t&#233;rior&#233; depuis ces derni&#232;res ann&#233;es. Rien de ce que nous avons fait, individuellement ou collectivement, ne correspond &#224; BLADE RUNNER. Ce n'est pas de l'&#233;vasion, c'est du super r&#233;alisme, si courageux, convaincant et authentique, et fichtrement d&#233;taill&#233;, qu'apr&#232;s la s&#233;quence, eh bien, j'ai trouv&#233; p&#226;le en comparaison ma norme de &#171; r&#233;alit&#233; &#187; &#224; ce jour. Ce que je veux dire, c'est que vous tous, collectivement, pouvez avoir cr&#233;&#233; une forme nouvelle et unique d'expression artistique et graphique jamais vue auparavant. Et BLADE RUNNER, je pense, va r&#233;volutionner notre conception de ce qu'est la science-fiction, et de ce qu'elle est en plus, peut-&#234;tre.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;
&lt;div style=&quot;text-indent:5em;&quot;&gt;Permettez-moi de r&#233;sumer de la fa&#231;on suivante. La science-fiction s'est lentement et in&#233;luctablement install&#233;e dans une mortification monotone : elle est devenue consanguine, d&#233;riv&#233;e, rassise. Tout &#224; coup, vous les gens vous &#234;tes entr&#233;s, quelques-uns des plus grands talents qui existent actuellement, et maintenant nous avons une nouvelle vie, un nouveau d&#233;part. Quant &#224; mon propre r&#244;le dans le projet de BLADE RUNNER, je peux seulement dire que je ne savais pas qu'une de mes &#339;uvres, ou un ensemble d'id&#233;es de ma part, pussent &#234;tre exemplifi&#233;s dans des dimensions aussi &#233;tonnantes. Ma vie et mon &#339;uvre sont justifi&#233;s et parachev&#233;s par BLADE RUNNER. Merci... et &#231;a va &#234;tre un succ&#232;s commercial d'enfer. Il se r&#233;v&#233;lera invincible.&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Cordialement,&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Philip K. Dick&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;right&quot;&gt;&lt;a href=&quot;#retourLettre&quot;&gt;&#8679;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;https://www.criticalsecret.net/squelettes-dist/puce.gif&quot; width=&quot;8&quot; height=&quot;11&quot; class=&quot;puce&quot; alt=&quot;-&quot; /&gt; - - - - - - - - - - -&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;right&quot;&gt;[ &lt;a href=&quot;#fr&quot;&gt;fr&lt;/a&gt; - en &lt;a name=&quot;en&quot;&gt;]&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;October 11, 1981&lt;/p&gt; &lt;p&gt; Mr. Jeff Walker,&lt;br /&gt; The Ladd Company,&lt;br /&gt; 4000 Warner Boulevard,&lt;br /&gt; Burbank,&lt;br /&gt; Calif. 91522.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dear Jeff,&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-indent:5em;&quot;&gt;I happened to see the Channel 7 TV program &#8220;Hooray For Hollywood&#8221; tonight with the segment on BLADE RUNNER. (Well, to be honest, I didn't happen to see it ; someone tipped me off that BLADE RUNNER was going to be a part of the show, and to be sure to watch.) Jeff, after looking&#8212;and especially after listening to Harrison Ford discuss the film&#8212;I came to the conclusion that this indeed is not science fiction ; it is not fantasy ; it is exactly what Harrison said : futurism. The impact of BLADE RUNNER is simply going to be overwhelming, both on the public and on creative people&#8212;and, I believe, on science fiction as a field. Since I have been writing and selling science fiction works for thirty years, this is a matter of some importance to me. In all candor I must say that our field has gradually and steadily been deteriorating for the last few years. Nothing that we have done, individually or collectively, matches BLADE RUNNER. This is not escapism ; it is super realism, so gritty and detailed and authentic and goddam convincing that, well, after the segment I found my normal present-day &#8220;reality&#8221; pallid by comparison. What I am saying is that all of you collectively may have created a unique new form of graphic, artistic expression, never before seen. And, I think, BLADE RUNNER is going to revolutionize our conceptions of what science fiction is and, more, can be.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;
&lt;div style=&quot;text-indent:5em;&quot;&gt;Let me sum it up this way. Science fiction has slowly and ineluctably settled into a monotonous death : it has become inbred, derivative, stale. Suddenly you people have come in, some of the greatest talents currently in existence, and now we have a new life, a new start. As for my own role in the BLADE RUNNER project, I can only say that I did not know that a work of mine or a set of ideas of mine could be escalated into such stunning dimensions. My life and creative work are justified and completed by BLADE RUNNER. Thank you..and it is going to be one hell of a commercial success. It will prove invincible.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;
&lt;p&gt;Cordially,&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Philip K. Dick&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;right&quot;&gt;(Source &lt;a href=&quot;http://dangerousminds.net/comments/nothing_matches_blade_runner_philip_k._dick_gets_excited_about_ridley_scott&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;dangerous minds&lt;/a&gt;)&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;
&lt;div align=&quot;right&quot;&gt;&lt;a href=&quot;#retourLettre&quot;&gt;&#8679;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;dl class='spip_document_286 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;width:120px;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href=&quot;https://www.criticalsecret.net/IMG/pdf/dadoes.pdf&quot; title='PDF - 290.7 ko' type=&quot;application/pdf&quot;&gt;&lt;img src='https://www.criticalsecret.net/prive/vignettes/pdf.png' width='52' height='52' alt='PDF - 290.7 ko' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:120px;'&gt;&lt;strong&gt;&lt;font size=&quot;-2&quot;&gt;Philip K. Dick&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dd class='spip_doc_descriptif' style='width:120px;'&gt;&lt;font size=&quot;-2&quot;&gt;&lt;em&gt;Do Androids Dream of Electric Sheep ?&lt;/em&gt;&lt;br /&gt; Source &lt;a href=&quot;http://www.kejvmen.sk/docs.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;www.kejvmen.sk&lt;/a&gt;&lt;/font&gt;
&lt;/dd&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Philip K. Dick &lt;em&gt;in&lt;/em&gt; &lt;a href=&quot;https://fr.wikipedia.org/wiki/Philip_K._Dick&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;fr.wikipedia&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>#AaronSwartz EPILOGUE Se partager</title>
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		<description>. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . (...)

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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;https://www.criticalsecret.net/IMG/arton102.jpg&quot; width='150' height='116' style='height:116px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;u&gt;. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .&lt;/u&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font size=&quot;-2&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.criticalsecret.net/-2013-aaron-swartz-carnet-de-janvier-fevrier_notebooks-of-january-february,040-#contents&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;AARON SWARTZ Carnet de janvier-f&#233;vrier_Notebooks of January-February : Sommaire / Contents&lt;/a&gt;.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font size=&quot;-2&quot;&gt;[ &lt;a href=&quot;#art&quot;&gt;vers l'article - to the main article&lt;/a&gt; ]
&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div align=&quot;right&quot;&gt;&lt;font size=&quot;+1&quot;&gt;&#8220; &lt;a href=&quot;http://www.aaronsw.com/weblog/archive&quot; target=&quot;-blank&quot;&gt;Raw Thought&lt;/font&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
&lt;font size=&quot;-2&quot;&gt;by Aaron Swartz
&lt;p&gt;[ &lt;a href=&quot;#fr&quot;&gt;FR&lt;/a&gt; - EN &lt;a name=&quot;en&quot;&gt;]&lt;/a&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div align=&quot;right&quot;&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/font&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.aaronsw.com/weblog/geremiah&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Cherish mistakes&lt;/a&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font size=&quot;-2&quot;&gt;&lt;em&gt;This post is part six of the series &lt;a href=&quot;http://www.aaronsw.com/weblog/rawnerve&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Raw Nerve&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;This is a tale of two nonprofits.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;At one, they hate making mistakes. How else could it be ? &#8220;We're not ever going to enjoy screwing up,&#8221; they told me. But this attitude has a lot of consequences. Everything they do has to go through several layers of approval to make sure it's not a mistake. And when someone does screw up, they try to hide it.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;It's only natural &#8212; you know you're going to get in trouble for screwing up, so you try to fix it before anyone notices. And if you can't do, then your boss or your boss's boss tries. And if no one in the organization can fix it, and it goes all the way to the executive director, then he tries to figure out a way to keep it from the press or spin it appropriately, so the world never finds out they made a mistake.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;At the other nonprofit, they have a very different attitude. You notice it the first time you visit their website. Right in their navigation bar, at the top of every page, is a link labeled &#8220;Mistakes.&#8221; Click it and you'll find a list of all the things they screwed up, starting with the most horribly embarrassing one (they once promoted their group under false names).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;And it goes on to discuss mistakes big and small, core and peripheral. They previously used flaky phones that would cut out during a call, annoying people. They were insufficiently skeptical in some of the most important claims they made. At times, their admissions have the tone of a chastised teenager forced to write an apology, but together they provide a remarkable record of all the mistakes, both crucial and mundane, you might reasonably make when starting something new.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
[ ... ]&lt;/p&gt;
&lt;div align=&quot;right&quot;&gt;&lt;em&gt;September 17, 2012&lt;/font&gt;&lt;/em&gt; &lt;font size=&quot;+1&quot;&gt;&#8221;&lt;/div&gt;&lt;/font&gt;
&lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/h3&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;a name=&quot;art&quot;&gt;&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;/a&gt;Se partager&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font size=&quot;+3&quot;&gt;P&lt;/font&gt;our partager, il faut partitionner. Toutes les activit&#233;s d'Aaron n'&#233;taient pas &#224; &#233;galit&#233; de gratuit&#233;. Il y avait une partition : certaines plus fabuleuses que d'autres. Mais l&#224; o&#249; il y a h&#233;t&#233;rog&#233;n&#233;it&#233;, il n'y a pas d'expiation possible. C'est parce que son cumul &#233;tait plus libre que rationnel qu'il devait payer et qu'il ne pouvait pas. &#192; force de ne pas confondre. Au contraire, on en conna&#238;t tous qui font bien la distinction : qui vont au travail, qui font du code en cours du soir et du hacking en loisir cr&#233;atif. Mais comme il savait que la partition horaire parfaite est condamn&#233;e, il fallait qu'il confonde beaucoup mieux les plans. Ce qui n'a donc rien &#224; voir avec ceux qui ont beau dire ce qu'ils veulent et qui, par cons&#233;quent, font des sorties rationnelles (spectacles, tourisme chamanique, po&#232;mes pour d&#238;nette et autres reliquats de success story mim&#233;tisants grands destins avec calculs vibratiles sur les tourments des transparences cumulables pas compl&#232;tement&#8230;). D'o&#249; l'&#233;quation in&#233;dite : les cerveaux mis en r&#233;seau sont en d&#233;pendances et de plus en plus d&#233;ficitaires et polyvalents pour expier quoique ce soit. Alors qu'Aaron pouvait encore esp&#233;rer. S'il fallait, 100 ans apr&#232;s 1913 (c'est-&#224;-dire l'invention des mots crois&#233;s, en m&#234;me temps que les rayons X, le compteur Geyser et &lt;em&gt;Le Sacre du Printemps&lt;/em&gt;), th&#233;matiser le Big Data comme une &lt;a href=&quot;https://www.google.fr/webhp?sourceid=chrome-instant&amp;ion=1&amp;ie=UTF-8#q=musil+1913&amp;hl=en&amp;ei=OeksUcrIKKGg0QXG0I&amp;fp=1&amp;bav=on.2,or.r_gc.r_pw.r_cp.r_qf.&amp;cad=b&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;agitation&lt;/a&gt; de l'humanit&#233; : en est-on &#224; trancher le destin mondial au moment o&#249; l'&#233;tat de la connaissance doit accuser un degr&#233; d'accumulation qui rend irr&#233;versible le simultan&#233;isme, la fin de la synesth&#233;sie (ou artificielle&#8230;). La mort d'Aaron Swartz force la rh&#233;torique de la crise d'imaginaire social &#224; disploter son &#233;pop&#233;e. Le sentiment de quelque chose qui commence, qu'en plus de la beaut&#233; nouvelle de la p&#233;remption des &#233;motions back up, on pourrait perdre les donn&#233;es les plus pr&#233;cieuses et, bien plus gravement, la capacit&#233; de saisir les outils pour acqu&#233;rir les donn&#233;es n&#233;cessaires. D&#233;sormais, sont n&#233;cessaires toutes les donn&#233;es qui nous auront &#233;t&#233; cach&#233;es... Dans la mesure o&#249; les moins importantes ne seront significatives &#224; la seule condition d'&#234;tre manipulable par paquets petits et grands. = Un maximum d'h&#233;t&#233;rog&#233;n&#233;it&#233; pour un minimum de jeu, quand on tape &#171; &lt;a href=&quot;http://imageatlas.org/search?q=pile&amp;sort=alpha&amp;afghanistan=on&amp;brazil=on&amp;china=on&amp;egypt=on&amp;france=on&amp;germany=on&amp;india=on&amp;iran=on&amp;israel=on&amp;kenya=on&amp;newzealand=on&amp;northkorea=on&amp;russia=on&amp;saudiarabia=on&amp;spain=on&amp;syria=on&amp;usa=on&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;pile&lt;/a&gt; &#187; ou &#171; &lt;a href=&quot;http://imageatlas.org/search?q=casse&amp;sort=alpha&amp;afghanistan=on&amp;brazil=on&amp;china=on&amp;egypt=on&amp;france=on&amp;germany=on&amp;india=on&amp;iran=on&amp;israel=on&amp;kenya=on&amp;newzealand=on&amp;northkorea=on&amp;russia=on&amp;saudiarabia=on&amp;spain=on&amp;syria=on&amp;usa=on&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;casse&lt;/a&gt; &#187;. &#8594; D'o&#249; les requalifications : un moteur de recherche, c'est une machine &#224; d&#233;plier des polys&#233;mies dans la requ&#234;te. Maintenant, une recherche, &#231;a fait m&#234;me question de travers&#233;e bouleversante des donn&#233;es. L&#224;-dessus, les enjeux outill&#233;s par Aaron l'&#233;taient au stade infra-b&#234;ta : ne pas prolonger l'attente, sortir du XX&#232; si&#232;cle, passer d'une information &#224; l'autre, apprendre des comptes rendus de police et arriver &#224; se r&#233;jouir d'apprendre des informations de la faute du passe-passe. Si la collusion d'&#233;v&#233;nements anecdotiques impalpables a de quoi d&#233;concerter jusqu'&#224; tout dire de la part que l'invention du RSS peut prendre &#224; l'acc&#233;l&#233;ration du Big Data, comme un imp&#233;ratif dans l'air de valoriser une vision renouvel&#233;e du temps, le RSS : l'info qui vient, n'est plus question d'inqui&#233;tude ou d'&#233;chelle individuelle, qui veut bien vouloir que la suite soit inattendue avec tout ce qu'on sait d&#233;j&#224; ? Le flux est tel, n'est plus affaire de chercher perle parmi les d&#233;biteurs. D'autant que la variabilit&#233; interindividuelle n'est plus ce qu'elle &#233;tait. Et ce qui est particuli&#232;rement notable dans les domaines o&#249; on faisait en sorte qu'elle soit tr&#232;s importante sous des aspects vari&#233;s et int&#233;ressants (cf. le mim&#233;tisme pour comble du bonheur bobo). Le pr&#233;sent y trouvant son intensit&#233; nouvelle, on ne saura pas mieux &#224; quoi r&#234;vent les jeunes gens que la description est d'office satur&#233;e par le programme. Il n'y avait pas en soi de quoi y arriver. Mais il faisait au mieux comme personne.&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;right&quot;&gt;&lt;strong&gt;D&lt;/strong&gt;avid &lt;strong&gt;C&lt;/strong&gt;ristoffel&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;script type=&quot;text/javascript&quot;&gt; //&lt;![CDATA[ (function() { document.write('&lt;fb:like width=&quot;450&quot; layout=&quot;button_count&quot;&gt;&lt;/fb:like&gt;'); var s = document.createElement('SCRIPT'), s1 = document.getElementsByTagName('SCRIPT')[0]; s.type = 'text/javascript'; s.async = true; s.src = 'http://connect.facebook.net/fr_FR/all.js#xfbml=1'; s1.parentNode.insertBefore(s, s1); })(); //]]&gt; &lt;/script&gt;
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&lt;div align=&quot;right&quot;&gt;&lt;font size=&quot;+1&quot;&gt;&#171; Pens&#233;e Brute&lt;/font&gt;&lt;br /&gt;
&lt;font size=&quot;-2&quot;&gt;par Aaron Swartz&lt;/font&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Ch&#233;rissez les erreurs&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;font size=&quot;-2&quot;&gt;Cet envoi est la partie six de la s&#233;rie Nerf Brut&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ceci est un conte sur deux organismes &#224; but non lucratif.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#192; l'un, ils d&#233;testent faire des erreurs. Comment pourrait-il en &#234;tre autrement ? &#171; Jamais nous n'allons prendre plaisir &#224; rater, &#187; m'ont-ils dit. Mais cette attitude a beaucoup de cons&#233;quences. Tout ce qu'ils font doit passer par plusieurs stades d'approbation pour assurer qu'il n'y ait pas de faute. Et lorsqu'il y en a un qui rate vraiment, ils essayent de le cacher.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est tout naturel &#8212; vous savez que vous allez avoir des ennuis d'avoir rat&#233;, donc vous essayez de r&#233;parer &#231;a avant que quelqu'un ne le d&#233;couvre. Et si vous ne pouvez pas, alors votre patron ou le patron de votre patron essaient. Et si personne dans l'organisation ne peut le faire, et &#231;a va jusqu'au directeur ex&#233;cutif, alors il essaye de trouver un moyen de le garder de la Presse, ou de le pr&#233;senter de fa&#231;on appropri&#233;e, afin que le monde ne d&#233;couvre jamais l'erreur.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#192; l'autre organisme non lucratif, ils ont une attitude tr&#232;s diff&#233;rente. On le remarque d&#232;s la premi&#232;re fois qu'on visite leur site Web. Directement dans leur barre de navigation, au sommet de chaque page, se trouve le lien &#233;tiquet&#233; &quot; Erreurs&quot;. Cliquez et vous trouverez une liste de toutes les choses qui ont &#233;t&#233; rat&#233;es, qui commence par la plus horriblement embarrassante (la fois o&#249; ils ont fait la promotion de leur groupe avec des noms incorrects).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et &#231;a continue &#224; discuter sur les erreurs grandes et petites, principales et p&#233;riph&#233;riques. Avant ils avaient utilis&#233; des t&#233;l&#233;phones excentriques pour couper les gens ennuyeux pendant les appels. Ils n'&#233;taient assez sceptiques dans les quelques r&#233;clamations les plus importantes qu'ils avaient faites. &#192; certains moments, leurs d&#233;p&#244;ts ont le ton d'un adolescent ch&#226;ti&#233; forc&#233; de s'excuser, mais tout &#231;a ensemble fournit un rapport remarquable de toutes les erreurs, tant cruciales que banales, que l'on pourrait raisonnablement faire pour commencer quelque chose de nouveau.&lt;br /&gt;
[ ... ]&lt;/p&gt;
&lt;div align=&quot;right&quot;&gt;&lt;em&gt;Le 17 septembre 2012&lt;/font&gt;&lt;/em&gt; &lt;font size=&quot;+1&quot;&gt; &#187;&lt;/div&gt;&lt;/font&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;https://www.criticalsecret.net/squelettes-dist/puce.gif&quot; width=&quot;8&quot; height=&quot;11&quot; class=&quot;puce&quot; alt=&quot;-&quot; /&gt; - - - - - - -&lt;/p&gt; &lt;p&gt;R&#233;capitulatif des derniers liens parus au 28 f&#233;vrier :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;https://www.criticalsecret.net/squelettes-dist/puce.gif&quot; width=&quot;8&quot; height=&quot;11&quot; class=&quot;puce&quot; alt=&quot;-&quot; /&gt; Peter Ludlow, &lt;a href=&quot;https://chronicle.com/article/Aaron-Swartz-Was-Right/137425/&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;&lt;em&gt;Aaron Swartz Was Right&lt;/em&gt;&lt;/a&gt; (The Chronicle Review, The Chronicle of Higher Education ; February 26, 2013).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;https://www.criticalsecret.net/squelettes-dist/puce.gif&quot; width=&quot;8&quot; height=&quot;11&quot; class=&quot;puce&quot; alt=&quot;-&quot; /&gt; Karen McVeigh, &lt;a href=&quot;http://www.guardian.co.uk/technology/2013/mar/01/aaron-swartz-partner-us-delaying-investigation?INTCMP=SRCH&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;&lt;em&gt;Aaron Swartz's partner accuses US of delaying investigation into prosecution&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;, (Taren Stinebrickner-Kauffman says she's been told an out-of-date manifesto was a key element in the case against him). (News, Technology, Hacking, Guardian ; March 1, 2013).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;https://www.criticalsecret.net/squelettes-dist/puce.gif&quot; width=&quot;8&quot; height=&quot;11&quot; class=&quot;puce&quot; alt=&quot;-&quot; /&gt; Marjorie Cohn, &lt;a href=&quot;http://www.huffingtonpost.com/marjorie-cohn/bradley-manning-testimony_b_2787066.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;&lt;em&gt;The Uncommon Courage of Bradley Manning&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;, (The Blog, Huffington Post ; March 1, 2013).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mise &#224; jour le 4 mars :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;https://www.criticalsecret.net/squelettes-dist/puce.gif&quot; width=&quot;8&quot; height=&quot;11&quot; class=&quot;puce&quot; alt=&quot;-&quot; /&gt; &lt;a href=&quot;http://www.jewishjournal.com/thenon-prophet/item/aaron_swartz_martyr_or_meme&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;&lt;em&gt;Aaron swartz : Martyr or Meme&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;, un article int&#233;ressant dans le blog de Jonah Lowenfeld sur JewishJournal.com, car il pose une question th&#233;orique sur le statut symbolique, ou m&#233;diatique, de Aaron Swartz posthume, (&#224; propos du dossier de Larissa MacFarquhar paru dans les Chroniques am&#233;ricaines du &lt;a href=&quot;http://www.newyorker.com/reporting/2013/03/11/130311fa_fact_macfarquhar&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;New Yorker&lt;/a&gt; le 3 mars, suite aux r&#233;v&#233;lations du t&#233;moignage de Quinn Norton envoy&#233; la nuit pr&#233;c&#233;dente dans &lt;a href=&quot;http://www.theatlantic.com/technology/archive/2013/03/life-inside-the-aaron-swartz-investigation/273654/&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;The Atlantic&lt;/a&gt;). Sensibilit&#233; critique sur la m&#233;diatisation de Swartz qui par certains aspects pourrait renvoyer au scepticisme exprim&#233; dans le pr&#233;sent &#233;pilogue de David Christoffel. D'autre part l'article de Lowenfeld introduit en conclusion une comparaison possible entre Swartz et Cobain.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_278 spip_documents spip_documents_left' style='float:left; width:1600px;'&gt;
&lt;img src='https://www.criticalsecret.net/IMG/jpg/122ohgl-2.jpg' width=&quot;1600&quot; height=&quot;1236&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/span&gt;
&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="en">
		<title>#ChristinaMcPhee Thema A Stendhal Effect / Un effet de Stendhal </title>
		<link>https://www.criticalsecret.net/ChristinaMcPhee-Thema-A-Stendhal.html</link>
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		<dc:date>2012-12-20T10:21:57Z</dc:date>
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		<dc:language>en</dc:language>
		<dc:creator> Martha Schwendener , criticalsecret (traduction-r&#233;daction en fran&#231;ais)</dc:creator>


		<dc:subject>2011</dc:subject>
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		<dc:subject>XVe Century / si&#232;cle</dc:subject>
		<dc:subject>&lt;em&gt; A Stendhal Effect &lt;/em&gt; / Un effet de Stendhal</dc:subject>
		<dc:subject>&lt;em&gt; Anemone-antinomie &lt;/em&gt;</dc:subject>
		<dc:subject>&lt;em&gt; Primary Process &lt;/em&gt;</dc:subject>
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		<dc:subject>Graziella Magherini</dc:subject>
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		<dc:subject>Le carnet de d&#233;cembre en 2012_The notebook of December 2012</dc:subject>

		<description>Introduction / Every year thousands of students go to Florence to study art, and some of them, particularly young women, become so affected by it such that they enter a sort of fugue state: fainting, dizziness, hallucinations. In the 1980s, Graziella Magherini, an Italian psychiatrist, identified this condition as Stendhal's Syndrome, named after the French author who described a similar episode in his 1817 book Rome, Naples et Florence. The following text is a somewhat fictional account of (...)

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&lt;a href="https://www.criticalsecret.net/-2012-christina-mcphee-carnet-de-decembre_notebooks-of-december,039-.html" rel="directory"&gt;2012 CHRISTINA McPHEE @ Carnet de d&#233;cembre_Notebooks of December &lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.criticalsecret.net/+-2011,043-+.html" rel="tag"&gt;2011&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.criticalsecret.net/+-2012,050-+.html" rel="tag"&gt;2012&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.criticalsecret.net/+-litterature-polar,119-+.html" rel="tag"&gt;Litt&#233;rature / literature&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.criticalsecret.net/+-roman,344-+.html" rel="tag"&gt;Roman&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.criticalsecret.net/+-martha-schwendener,376-+.html" rel="tag"&gt; Martha Schwendener &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.criticalsecret.net/+-xive-century-siecle,377-+.html" rel="tag"&gt;XIVe Century / si&#232;cle&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.criticalsecret.net/+-xve-century-siecle,378-+.html" rel="tag"&gt;XVe Century / si&#232;cle&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.criticalsecret.net/+-a-stendhal-effect-un-effet-de-stendhal,379-+.html" rel="tag"&gt;&lt;em&gt; A Stendhal Effect &lt;/em&gt; / Un effet de Stendhal&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.criticalsecret.net/+-anemone-antinomie,380-+.html" rel="tag"&gt;&lt;em&gt; Anemone-antinomie &lt;/em&gt;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.criticalsecret.net/+-primary-process,381-+.html" rel="tag"&gt;&lt;em&gt; Primary Process &lt;/em&gt;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.criticalsecret.net/+-beaux-arts,382-+.html" rel="tag"&gt;Fine Arts / Beaux Arts&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.criticalsecret.net/+-italy-italie,383-+.html" rel="tag"&gt;Italy / Italie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.criticalsecret.net/+-criticalsecret-translation-traduction,384-+.html" rel="tag"&gt;criticalsecret (translation / Traduction)&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.criticalsecret.net/+-florence,385-+.html" rel="tag"&gt;Florence&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.criticalsecret.net/+-italian-renaissance-la-renaissance-italienne,386-+.html" rel="tag"&gt;Italian Renaissance / La Renaissance Italienne&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.criticalsecret.net/+-the-stendhal-effect-l-effet-de-stendhal,387-+.html" rel="tag"&gt;The Stendhal Effect / L'effet de Stendhal&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.criticalsecret.net/+-graziella-magherini,388-+.html" rel="tag"&gt;Graziella Magherini&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.criticalsecret.net/+-psychiatry-psychiatrie,389-+.html" rel="tag"&gt;Psychiatry / Psychiatrie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.criticalsecret.net/+-1980-years-annees-1980,390-+.html" rel="tag"&gt;1980s / Ann&#233;es 1980&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.criticalsecret.net/+-le-carnet-de-decembre-en-2012_the-notebook-of-december-2012,404-+.html" rel="tag"&gt;Le carnet de d&#233;cembre en 2012_The notebook of December 2012&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;https://www.criticalsecret.net/IMG/arton85.jpg&quot; width='150' height='85' style='height:85px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Introduction /&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Every year thousands of students go to Florence to study art, and some of them, particularly young women, become so affected by it such that they enter a sort of fugue state: fainting, dizziness, hallucinations. In the 1980s, Graziella Magherini, an Italian psychiatrist, identified this condition as Stendhal's Syndrome, named after the French author who described a similar episode in his 1817 book Rome, Naples et Florence. The following text is a somewhat fictional account of a similar experience.&lt;/p&gt;
&lt;div align=&quot;right&quot;&gt;M. S.&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Chaque ann&#233;e des milliers d'&#233;tudiants vont &#224; Florence pour &#233;tudier les arts, et certains d'entre eux, particuli&#232;rement les jeunes femmes, en deviennent tellement boulevers&#233;s qu'ils entrent dans une sorte d'&#233;tat de fugue : &#233;vanouissements, vertiges, hallucinations. Dans les ann&#233;es 1980, Graziella Magherini, une psychiatre italienne, identifia cet &#233;tat sous le nom de syndrome de Stendhal, &#233;ponyme de l'auteur fran&#231;ais qui d&#233;crivit une situation analogue dans son ouvrage de 1817 &lt;/em&gt;Rome, Naples et Florence&lt;em&gt;. Le texte qui suit est en quelque sorte le compte-rendu fictif d'une exp&#233;rience similaire.&lt;/p&gt;
&lt;div align=&quot;right&quot;&gt;M. S.&lt;/div&gt;&lt;/em&gt;
&lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;a name=&quot;back&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/h3&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;dl class='spip_document_206 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.criticalsecret.net/IMG/jpg/primaryprocess.jpg' width='500' height='688' alt='JPEG - 1.5 Mb' style='height:688px;width:500px;' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Christina McPhee, &lt;br /&gt; &lt;em&gt;Primary Process &lt;/em&gt;(2012) &lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dd class='spip_doc_descriptif' style='width:350px;'&gt;(watercolor, gouache, ink and graphite) &lt;br /&gt; Source &#169; &lt;a href=&quot;http://www.christinamcphee.net/primary-process/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;www.christinamcphee.net&lt;/a&gt;
&lt;/dd&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;[ &lt;a name=&quot;en&quot;&gt;E&lt;/a&gt;nglish / &lt;a href=&quot;#fr&quot;&gt;Fran&#231;ais&lt;/a&gt; ]&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt; &lt;i&gt;&lt;/i&gt;&#160;&lt;i&gt;&lt;/i&gt;&#160;&lt;i&gt;&lt;/i&gt;&#160;&lt;i&gt;&lt;/i&gt;&#160;&lt;i&gt;&lt;/i&gt;&#160;&lt;font size=&quot;+3&quot;&gt;S&lt;/font&gt; he was back in Florence on Sunday night and in painting class on Monday morning and everything was the same, except that after Bologna something wasn't right. She threw herself into her classes and a heavy schedule at museums and churches, visiting everything at least once, and if it was important or interesting, returning again. She was like an athlete in training: she couldn't slack off or she might never get better&#8212;or worse; she might get lazy and quit entirely. So she pushed on, seeing everything from the monuments with three stars in the guidebook to the second rate works by students of the masters, down to the anonymous &#8220;school of&#8221; imitators and apprentices. She'd been to the Accademia and San Lorenzo; the Medici Chapels and Santa Felicita, Santa Maria del Carmine, and the Museo di San Marco. She went to the duomo and stayed longer each time. But there were museums beyond that and churches and palazzi. And that was only in Florence. If you looked at any map, there were towns and small cities and sites all over Tuscany that might be worth a day trip. And that was only Tuscany. Beyond that there was Umbria and Emilia Romagna, the Marches and Liguria and Lazio and the Abruzzi &#8211; all the way down to Sicily and north to the Piedmont and Lombardy and the Veneto and Friuli, and up to Switzerland and west to French and east to Austria and Trieste. She was surrounded by art but at some point it started to become hard to digest. She felt as if all her efforts to absorb it were failing somehow, and slowly, imperceptibly, her plan began to break down. Something inside her wouldn't submit to the regimen she'd laid out for herself. She began to feel as if she'd lost control, and then it came in and took over. She'd wake in the morning and an odd feeling would come over her, rising up from her stomach: a feeling like dread or shame&#8212;although she had nothing to be ashamed of. It was like a visitation, but a horrible kind. She could feel her heart beating and her feet and hands went numb. A vague sensation rose in her stomach and then, Snap! Like a shot going off she was gripped by a feeling&#8212;fear, or something like it, but beyond description or logic. It was like being caught in a deluge; a tidal wave crashing into the bedroom and pining her to the bed. She lay there, rigid and paralyzed, while something like an electrical storm, or some other violent, natural event raged in her head. Maybe it was Italy, she thought, since she'd never experienced something like this. Although, there was nothing in Italy that she could point to. If Italy had done this, then she hated herself for being so weak that just plain everyday life in Italy could bring this on. Whatever she was suffering was her own fault she decided. So, on top of everything else, she had to face that, too. She stood behind her easel in class, a piece of charcoal in her hand. The instructor came up behind her and she could smell the scent of smoke on her clothes. The instructor told her she was doing very well and a few weeks ago she would have been pleased to hear this, but she didn't care anymore if her drawing turned out well or not. What did it matter, ultimately, if this one drawing&#8212;if any drawings&#8212;were successful? What was the point? Maybe she was better than before. But that was the irony: she'd gotten better at the same moment she stopped caring&#8212;or being able to care. &lt;br /&gt; &lt;i&gt;&lt;/i&gt;&#160;&lt;i&gt;&lt;/i&gt;&#160;&lt;i&gt;&lt;/i&gt;&#160;&lt;i&gt;&lt;/i&gt;&#160;&lt;i&gt;&lt;/i&gt; The days that followed started the same way. She would wake and everything was fine. She would look up and only see one thing&#8212;the window, a piece of wall, just coming to consciousness before the thing, as she came to think of it, hit. She sensed it, like hearing footsteps or the breathing of an attacker right before he strikes. But there was nothing she could do. It covered her, like a stifling, suffocating blanket. While it was happening, she would lay there on her back, seized by the thing. She never knew how long it would last. When she was in it, time was irrelevant; she was unable to pull herself out of it. The worst part was not knowing or understanding what was happening&#8212;just that something horrible was happening. It couldn't be battled. It could only be endured. She would stare at a spot in the room the entire time, not really seeing it, just fixing her eyes there until the noise in her head subsided. Then, when it was over, she'd lay quietly for a few minutes, then get up and get dressed and start walking, stopping only to light a cigarette or choke down an apple or rest on a park bench or the steps of a church before she got up and continued walking. &lt;br /&gt; &lt;i&gt;&lt;/i&gt;&#160;&lt;i&gt;&lt;/i&gt;&#160;&lt;i&gt;&lt;/i&gt;&#160;&lt;i&gt;&lt;/i&gt;&#160;&lt;i&gt;&lt;/i&gt;&#160;She stopped going to classes. She couldn't sit through them. She couldn't read. She couldn't write more than a few sentences. She couldn't look at art. All she could do was walk and smoke an endless stream of cigarettes that started to look like one long, never ending cigarette. &lt;br /&gt; &lt;i&gt;&lt;/i&gt;&#160;&lt;i&gt;&lt;/i&gt;&#160;&lt;i&gt;&lt;/i&gt;&#160;&lt;i&gt;&lt;/i&gt;&#160;&lt;i&gt;&lt;/i&gt;&#160;Sometimes she would stop in a bar and drink a beer, but it hardly seemed to affect her. Mostly, she walked through the city. At first, when she passed museums, she considered going inside. But the thought of looking at art sickened her. Even so, it was impossible to get entirely away from it. There was sculpture everywhere, in almost every piazza, on facades, in tabernacles in the street and the humblest shrines to the Virgin. &lt;br /&gt; &lt;i&gt;&lt;/i&gt;&#160;&lt;i&gt;&lt;/i&gt;&#160;&lt;i&gt;&lt;/i&gt;&#160;&lt;i&gt;&lt;/i&gt;&#160;&lt;i&gt;&lt;/i&gt;&#160;She went to the Boboli Gardens, trudging up the steep gravel hill and down the rows, under bowers and branches shaped into barrel vaults. But they weren't right for her purposes. It was too cultured, too formed; too much like art. So many hands reaching, arranging, twisting&#8212;she could almost see the ghosts of gardeners standing in the garden in their blue coveralls fixing things. Maybe, she thought, the contrast between the careful design of the garden and her own internal chaos was too great. Whatever it was, she didn't want to be there. So she walked elsewhere. She walked in the Cascine and along the Arno, staring down at the trash in the river; she wondered what it would be like to jump in and float, face down, downstream to Pisa. But that wasn't a real option. If only she had a real inclination to kill herself, to just be done with it, it could all be over. But there was an interior knowledge that went with the whole thing: the knowledge that it had to be endured, and that was the only choice.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;right&quot;&gt;&#169; Margaret Schwenderer&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/h3&gt;
&lt;dl class='spip_document_200 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.criticalsecret.net/IMG/jpg/anemone_antinomie_teorema48-criticalsecret.jpg' width='500' height='606' alt='JPEG - 332.5 kb' style='height:606px;width:500px;' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Christina McPhee, &lt;br /&gt; &lt;em&gt;Anemone-antinomie &lt;/em&gt;(2011) &lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dd class='spip_doc_descriptif' style='width:350px;'&gt;(ink and gouache) &lt;br /&gt; Source &#169; &lt;a href=&quot;http://www.christinamcphee.net/anemone-antinome/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;www.christinamcphee.net&lt;/a&gt;
&lt;/dd&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;[ &lt;a name=&quot;fr&quot;&gt;F&lt;/a&gt;ran&#231;ais / &lt;a href=&quot;#en&quot;&gt;English&lt;/a&gt; ]&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt; &lt;i&gt;&lt;/i&gt;&#160;&lt;i&gt;&lt;/i&gt;&#160;&lt;i&gt;&lt;/i&gt;&#160;&lt;i&gt;&lt;/i&gt;&#160;&lt;i&gt;&lt;/i&gt;&#160;&lt;font size=&quot;+3&quot;&gt;L&lt;/font&gt; e dimanche soir elle &#233;tait de retour &#224; Florence, et le lundi matin dans la classe de peinture o&#249; rien n'avait chang&#233;, except&#233; qu'apr&#232;s Bologne quelque chose n'allait pas. Elle se jeta dans ses cours avec un planning surcharg&#233; de visites dans les mus&#233;es et les &#233;glises, pour une premi&#232;re visite au moins et y retourner et si cela s'av&#233;rait important ou int&#233;ressant. Elle &#233;tait comme une athl&#232;te &#224; l'entra&#238;nement : elle ne pouvait s'accorder de rel&#226;che sauf &#224; ne jamais pouvoir progresser &#8211; et au pire, risquer de devenir paresseuse et de renoncer. Alors elle poussa l'effort de tout voir, depuis les monuments signal&#233;s par trois &#233;toiles dans le guide, jusqu'aux recherches des &#233;l&#232;ves de second niveau en masters, ou encore l'anonyme &#171; &#233;cole des &#187; imitateurs et des apprentis. Elle &#233;tait all&#233;e &#224; l'Acad&#233;mie San Lorenzo, &#224; la chapelle des M&#233;dicis et aux &#233;glises Santa Felicita, et Santa Maria del Carmine, et au Mus&#233;e San Marco., et elle alla au D&#244;me [&lt;a href='#nb2-1' class='spip_note' rel='footnote' title='&#171; Duomo &#187;, le d&#244;me, est aussi le nom couramment donn&#233; &#224; la cath&#233;drale de (...)' id='nh2-1'&gt;1&lt;/a&gt;], et chaque fois restant plus longtemps. Mais il y avait des mus&#233;es au-del&#224; des &#233;glises et des palais. Et ce n'&#233;tait que Florence. &#192; regarder sur une carte, il y avait les petites villes et les sites dans toute la Toscane qui ne valaient pas moins qu'une journ&#233;e d'excursion. Et ce n'&#233;tait que la Toscane. Au-del&#224; il y avait l'Ombrie et l'Emilie Romagne, les Marches et la Ligurie et le Latium et les Abruzzes &#8212; et le chemin du bas au nord de la Sicile jusqu'au Pi&#233;mont et la Lombardie, et la V&#233;n&#233;tie jusqu'au Frioul et en haut jusqu'&#224; la Suisse, et &#224; l'ouest depuis la France jusqu' &#224; l'Autriche et Trieste &#224; l'est. Elle &#233;tait entour&#233;e par l'art, sauf qu'&#224; un certain moment il commen&#231;a &#224; devenir dur &#224; dig&#233;rer. Elle s'en ressentit comme si tous ses efforts pour l'absorber se brisaient de toutes fa&#231;ons et lentement, imperceptiblement, son projet commen&#231;a &#224; se d&#233;composer. Quelque chose &#224; l'int&#233;rieur d'elle ne voulait pas se soumettre au r&#233;gime qu'elle s'&#233;tait impos&#233;. Elle commen&#231;a &#224; se sentir comme ayant perdu le contr&#244;le, puis cela entra et s'engagea. Elle se r&#233;veillait le matin avec une sensation bizarre survenant en elle, qui se levait de son estomac : un sentiment telles la crainte ou la honte, &#8212; m&#234;me si elle n'avait rien &#224; se reprocher. C'&#233;tait comme une visitation, mais d'une sorte horrible. Elle pouvait sentir son c&#339;ur battre et ses pieds et ses mains s'engourdissaient. Une vague sensation montait de son ventre et Snap ! Un coup de feu la saisissait d'une sensation &#8212; la peur ou quelque chose comme &#231;a, mais au-del&#224; de toute logique ou description possible. C'&#233;tait comme &#234;tre prise dans un d&#233;luge ; un raz-de-mar&#233;e s'&#233;crasant dans la chambre et la clouant sur le lit. Elle &#233;tait l&#224;, rigide et paralys&#233;e, tandis qu'une sorte d'orage magn&#233;tique ou un autre &#233;v&#233;nement naturel, violent, faisait rage dans sa t&#234;te. C'&#233;tait peut-&#234;tre l'Italie, pensait-elle, car jusqu'ici elle n'avait jamais &#233;prouv&#233; ce genre de chose. M&#234;me s'il n'y avait rien qu'elle p&#251;t incriminer pr&#233;cis&#233;ment en Italie. Si c'&#233;tait l'Italie, alors elle se d&#233;testait d'&#234;tre tellement faible que la simple vie ordinaire de chaque jour en Italie p&#251;t causer cela. Quel que fut ce qui la faisait souffrir, c'&#233;tait de sa faute, d&#233;cida-t-elle &#8212; et pour couronner le tout elle dut &#233;galement l'affronter. Dans la classe, elle se tenait avec un morceau de fusain &#224; la main, derri&#232;re son chevalet. L'enseignant arriva derri&#232;re elle, alors elle put sentir l'odeur du tabac qui impr&#233;gnait ses v&#234;tements. L'enseignant lui dit qu'elle travaillait bien, et quelques semaines auparavant elle eut &#233;t&#233; heureuse de l'entendre, mais que son dessin prit ou non bonne allure ne la pr&#233;occupait plus. Qu'est-ce que &#231;a pouvait bien faire, finalement, si un dessin &#8211; n'importe quel dessin &#8211; &#233;tait r&#233;ussi ? Quel &#233;tait le but ? Peut-&#234;tre qu'elle &#233;tait meilleure qu'avant. Mais ce n'&#233;tait que l'ironie de devenir meilleure au moment m&#234;me o&#249; elle cessait de s'en pr&#233;occuper &#8212; ou d'&#234;tre capable de s'en pr&#233;occuper.&lt;br /&gt; &lt;i&gt;&lt;/i&gt;&#160;&lt;i&gt;&lt;/i&gt;&#160;&lt;i&gt;&lt;/i&gt;&#160;&lt;i&gt;&lt;/i&gt;&#160;&lt;i&gt;&lt;/i&gt;&#160;Les jours suivants commenc&#232;rent de la m&#234;me mani&#232;re. Elle se r&#233;veillait et tout allait bien. Elle levait les yeux et ne voyait qu'une chose &#8212; seulement la fen&#234;tre, un morceau de mur, survenant &#224; sa conscience avant que la chose, &#224; laquelle elle allait se mettre &#224; penser, ne l'ait frapp&#233;e. Elle la sentait, comme entendant le bruit des pas ou la respiration d'un attaquant juste avant les coups. Mais il n'y avait rien &#224; faire. La chose la recouvrait comme une couverture suffocante, &#233;touffante. Tandis que cela se produisait, elle restait gisante sur le dos, saisie par la chose. Elle ne savait jamais combien de temps cela allait durer. Aussi longtemps qu'elle s'y trouvait, le temps n'&#233;tait pas pertinent. Elle &#233;tait incapable de se propulser au-del&#224;. Le pire n'&#233;tait pas d'ignorer ou de ne pas comprendre ce qui se passait, &#8212; juste que quelque chose d'horrible f&#251;t en train de se produire. Ce qui ne pouvait &#234;tre vaincu. Ce qui pouvait seulement &#234;tre endur&#233;. Elle fixait tout le temps un endroit dans la pi&#232;ce, sans le voir r&#233;ellement, simplement y fixant son regard jusqu'&#224; ce que le bruit s'apais&#226;t dans sa t&#234;te. Ensuite, quand c'&#233;tait fini, elle restait tranquillement allong&#233;e pendant quelques minutes, puis elle se levait et s'habillait, commen&#231;ait &#224; marcher, ne s'arr&#234;tant que pour allumer une cigarette, ou ingurgiter une pomme, ou s'asseoir sur le banc d'un parc ou les marches d'une &#233;glise, avant de se lever pour continuer &#224; marcher.&lt;br /&gt; &lt;i&gt;&lt;/i&gt;&#160;&lt;i&gt;&lt;/i&gt;&#160;&lt;i&gt;&lt;/i&gt;&#160;&lt;i&gt;&lt;/i&gt;&#160;&lt;i&gt;&lt;/i&gt;&#160;Elle cessa d'aller en cours. Elle ne parvenait pas &#224; suivre jusqu'au bout. Elle ne pouvait pas lire. Elle ne pouvait pas &#233;crire plus de quelques phrases. Elle ne pouvait pas avoir de regard pour l'art. Tout ce qu'elle pouvait faire, c'&#233;tait marcher et fumer cigarette sur cigarette en un nombre ininterrompu qui commen&#231;ait &#224; les apparenter &#224; une longue, une interminable, cigarette.&lt;br /&gt; &lt;i&gt;&lt;/i&gt;&#160;&lt;i&gt;&lt;/i&gt;&#160;&lt;i&gt;&lt;/i&gt;&#160;&lt;i&gt;&lt;/i&gt;&#160;&lt;i&gt;&lt;/i&gt;&#160;Parfois, elle s'arr&#234;tait dans un bar pour boire une bi&#232;re, mais cela ne paraissait pas avoir d'incidence. Principalement, elle marchait &#224; travers la ville. Au d&#233;but, quand elle passait devant les mus&#233;es, elle envisageait d'aller &#224; l'int&#233;rieur. Mais l'id&#233;e de regarder l'art l'&#233;c&#339;urait. M&#234;me s'il lui &#233;tait impossible de s'en &#233;loigner. Il y avait de la sculpture partout, dans presque toutes les piazzas, sur les fa&#231;ades, dans les tabernacles de rue et les plus humbles mausol&#233;es de la Vierge.&lt;br /&gt; &lt;i&gt;&lt;/i&gt;&#160;&lt;i&gt;&lt;/i&gt;&#160;&lt;i&gt;&lt;/i&gt;&#160;&lt;i&gt;&lt;/i&gt;&#160;&lt;i&gt;&lt;/i&gt;&#160;Elle alla au jardin de Boboli, gravissant la colline en tra&#238;nant des pieds sur le gravier et descendant l'alignement des tonnelles sous les branches formant des vo&#251;tes en berceau. Mais ils n'allaient pas avec son &#233;tat. Ils &#233;taient trop cultiv&#233;s, trop form&#233;s ; trop comme l'art. Tant de mains pour atteindre, arranger, tordre, &#8212; elle pouvait presque voir les fant&#244;mes des jardiniers debout en combinaisons bleues, arrangeant les choses dans le jardin. Peut-&#234;tre, pensait-elle, le contraste entre son chaos personnel et la conception minutieuse du jardin &#233;tait-il trop grand. Quoi qu'il en f&#251;t, elle n'avait pas envie d'&#234;tre l&#224;. Alors elle marcha ailleurs. Elle marcha dans les Cascine, et le long de l'Arno, le regard riv&#233; aux d&#233;tritus sur le fleuve, elle se demanda &#224; quoi pourrait ressembler de faire le saut et de flotter, face en bas, en aval de Pise. Mais ce n'&#233;tait pas une option en soi. Si au moins elle avait &#233;prouv&#233; une v&#233;ritable inclination &#224; se tuer, juste pour en finir, tout le reste aurait pu se terminer. Mais il y avait une connaissance intime qui accompagnait en elle l'ensemble de la chose : savoir qu'il n'y avait qu'&#224; endurer, et que c'&#233;tait le seul choix possible.&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;right&quot;&gt;Margaret Schwenderer&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/h3&gt;
&lt;div align=&quot;center&quot;&gt;&lt;a href=&quot;#back&quot;&gt;Retour au d&#233;but / Back to the header&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
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		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;p&gt;[&lt;a href='#nh2-1' id='nb2-1' class='spip_note' title='Footnotes 2-1' rev='footnote'&gt;1&lt;/a&gt;] &#171; Duomo &#187;, le d&#244;me, est aussi le nom couramment donn&#233; &#224; la cath&#233;drale de Florence Santa Maria del Fiore &#224; cause de sa coupole, remarquable par son aspect rainur&#233; et sa dimension, &#233;tant la premi&#232;re &#224; double paroi pour permettre de gagner en hauteur. Un d&#233;fi exemplaire de l'architecte Filippo Brunelleschi.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Logo&#160;: '&quot;Video-still&quot; from / Capture extraite de la vid&#233;o &lt;a href=&quot;https://vimeo.com/55145538&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;em&gt;Soda Lake Fugue States&lt;/em&gt;&lt;/a&gt; (2012), Christina McPhee.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/h3&gt;
&lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;font size=&quot;-2&quot;&gt;___&lt;/font&gt;&lt;/h3&gt;
&lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;font size=&quot;-2&quot;&gt;Christina McPhee (editorialist)&lt;br /&gt;
Criticalsecret (publisher)&lt;br /&gt;
&lt;a href=&quot;http://www.criticalsecret.net/-le-carnet-de-decembre-en-2012_the-notebook-of-december-2012,039-.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Le carnet de d&#233;cembre en 2012_The notebook of December 2012&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
&lt;p&gt; FUGUE STATE / ETAT DE FUGUE&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;font size=&quot;-2&quot;&gt; Index des articles /
This section's articles:&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;https://www.criticalsecret.net/squelettes-dist/puce.gif&quot; width=&quot;8&quot; height=&quot;11&quot; class=&quot;puce&quot; alt=&quot;-&quot; /&gt; &lt;a href=&quot;http://www.criticalsecret.net/editorial-fugue-states-etats-de-fugue,082.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;&lt;strong&gt;EDITORIAL / Fugue States - Etats de Fugue&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; 13 December 2012, by Christina McPhee , criticalsecret (translation / traduction)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;https://www.criticalsecret.net/squelettes-dist/puce.gif&quot; width=&quot;8&quot; height=&quot;11&quot; class=&quot;puce&quot; alt=&quot;-&quot; /&gt; &lt;a href=&quot;http://www.criticalsecret.net/a-stendhal-effect-un-effet-de-stendhal,085.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;&lt;strong&gt;A Stendhal Effect / Un effet de Stendhal&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; 20 December 2012, by Martha Schwendener , criticalsecret (translation / traduction)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;https://www.criticalsecret.net/squelettes-dist/puce.gif&quot; width=&quot;8&quot; height=&quot;11&quot; class=&quot;puce&quot; alt=&quot;-&quot; /&gt; &lt;a href=&quot;http://www.criticalsecret.net/links-in-december-2012-liens-en-decembre-2012,089.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;&lt;strong&gt;Links in December 2012 / Liens en d&#233;cembre 2012&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; 28 d&#233;cembre 2012, par Christina McPhee&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;https://www.criticalsecret.net/squelettes-dist/puce.gif&quot; width=&quot;8&quot; height=&quot;11&quot; class=&quot;puce&quot; alt=&quot;-&quot; /&gt; &lt;a href=&quot;http://www.criticalsecret.net/la-lumiere-a-la-derobade-du-store-etudes-en-double-aveugle-double-blind-studies,087.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;&lt;strong&gt;La lumi&#232;re &#224; la d&#233;robade du store : &#201;tudes en double aveugle / Double Blind Studies&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; 29 December 2012, by Christina McPhee , Louis-Georges Schwartz , criticalsecret (translation / traduction)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;https://www.criticalsecret.net/squelettes-dist/puce.gif&quot; width=&quot;8&quot; height=&quot;11&quot; class=&quot;puce&quot; alt=&quot;-&quot; /&gt; &lt;a href=&quot;http://www.criticalsecret.net/processus-continu-recette-ongoing-process-recipe-epilog-in-december-2012-epilogue-en-decembre-en,088.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;&lt;strong&gt;Processus continu, Recette / Ongoing process, Recipe: EPILOG in December 2012 / &#201;PILOGUE en d&#233;cembre en 2012&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; 30 December 2012, by Christina McPhee , Molly McPhee , McBERG (Subtitles in French), criticalsecret (translation / traduction) &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Pr&#233;sentation de La Survivance @ La RdR 1, 2.</title>
		<link>https://www.criticalsecret.net/presentation-de-la-survivance-la-rdr-1-2,076.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.criticalsecret.net/presentation-de-la-survivance-la-rdr-1-2,076.html</guid>
		<dc:date>2012-12-08T11:11:58Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Aliette G. Certhoux</dc:creator>


		<dc:subject>La Revue des Ressources (La RdR) et Editions de La Revue des Ressources (ERR)</dc:subject>
		<dc:subject>2012</dc:subject>
		<dc:subject>France Culture</dc:subject>
		<dc:subject>Essai / Continental Essay</dc:subject>
		<dc:subject>Litt&#233;rature / literature</dc:subject>
		<dc:subject>Aliette Guibert Certhoux</dc:subject>
		<dc:subject>Claudie Hunzinger</dc:subject>
		<dc:subject>Edition Grasset et Fasquelle</dc:subject>
		<dc:subject>Roman</dc:subject>

		<description>Deux courts essais @ La Revue des Ressources sur le style de la romanci&#232;re Claudie Hunzinger. &#224; propos de son dernier roman paru, La survivance (288 pages, &#233;ditions Grasset, Paris, ao&#251;t 2012), dont la revue publie des bonnes pages, &#224; l'occasion des &#233;trennes. Du d&#233;placement de la rh&#233;torique &#224; l'usage singulier de la syntaxe. La &#171; cr&#233;olit&#233; &#187; romanesque de Claudie Hunzinger : &#224; propos du roman La Survivance (&#233;d. Grasset) : 1. De quelques singularit&#233;s stylistiques chez Claudie Hunzinger (le d&#233;placement de (...)

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&lt;a href="https://www.criticalsecret.net/+-la-rdr-err,048-+.html" rel="tag"&gt;La Revue des Ressources (La RdR) et Editions de La Revue des Ressources (ERR)&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.criticalsecret.net/+-2012,050-+.html" rel="tag"&gt;2012&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.criticalsecret.net/+-france-culture,054-+.html" rel="tag"&gt;France Culture&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.criticalsecret.net/+-essai,083-+.html" rel="tag"&gt;Essai / Continental Essay&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.criticalsecret.net/+-litterature-polar,119-+.html" rel="tag"&gt;Litt&#233;rature / literature&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.criticalsecret.net/+-aliette-guibert-certhoux,181-+.html" rel="tag"&gt;Aliette Guibert Certhoux&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.criticalsecret.net/+-claudie-hunzinger,342-+.html" rel="tag"&gt;Claudie Hunzinger&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.criticalsecret.net/+-grasset-et-fasquelle,343-+.html" rel="tag"&gt;Edition Grasset et Fasquelle&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.criticalsecret.net/+-roman,344-+.html" rel="tag"&gt;Roman&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;https://www.criticalsecret.net/IMG/arton76.jpg&quot; width='96' height='150' style='height:150px;width:96px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Deux courts essais @ La Revue des Ressources sur le style de la romanci&#232;re Claudie Hunzinger. &#224; propos de son dernier roman paru, &lt;em&gt;La survivance&lt;/em&gt; (288 pages, &#233;ditions Grasset, Paris, ao&#251;t 2012), dont la revue publie des bonnes pages, &#224; l'occasion des &#233;trennes. Du d&#233;placement de la rh&#233;torique &#224; l'usage singulier de la syntaxe.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La &#171; cr&#233;olit&#233; &#187; romanesque de Claudie Hunzinger :&lt;br /&gt; &#224; propos du roman &lt;em&gt;La Survivance&lt;/em&gt; (&#233;d. Grasset) :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;1. De quelques singularit&#233;s stylistiques chez Claudie Hunzinger (le d&#233;placement de la rh&#233;torique).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;2. Synesth&#233;sie et C&#233;nesth&#233;sie voguent sur la syntaxe (l'usage singulier de la syntaxe).&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/h3&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;dl class='spip_document_191 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.criticalsecret.net/IMG/jpg/claudie-hunzinger.jpg' width='500' height='668' alt='JPEG - 308.8 ko' style='height:668px;width:500px;' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Claudie Hunzinger&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dd class='spip_doc_descriptif' style='width:350px;'&gt;Portrait photographique, citation du site de France-Culture,&lt;br /&gt; &#224; la page de l'&#233;mission &lt;br /&gt; &lt;a href=&quot;http://www.franceculture.fr/emission-a-plus-d-un-titre-a-plus-d-un-titre-2010-09-21.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;&lt;em&gt;Litt&#233;rature : Claudie Hunzinger &lt;br /&gt;
Essais : Alessandro Stanziani&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;,&lt;br /&gt; (21.09.2010),&lt;br /&gt; o&#249; l'on peut encore entendre le diff&#233;r&#233; &lt;br /&gt; et le t&#233;l&#233;charger en podcast.
&lt;/dd&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/h3&gt;
&lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;1. De quelques singularit&#233;s stylistiques chez Claudie Hunzinger.
Le d&#233;placement de la rh&#233;torique&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;La Survivance&lt;/em&gt; est le nom d'une maison en attente devenue le recours impr&#233;vu de ses propri&#233;taires, soudain vou&#233;s &#224; la disparition de leur mode de vie et de leur &#233;conomie de subsistance, alors qu'ils n'avaient jamais pens&#233; l'habiter. Tout simplement parce qu'elle n'&#233;tait pas seulement isol&#233;e mais inhabitable.&lt;br /&gt;
C'est le titre du roman d'autofiction &#171; synesth&#233;sique &#187; de Claudie Hunzinger. Quelque chose d'autre qui &#233;tait distant et inhabitable s'habite dans le roman de Claudie H. &#8212; peut-&#234;tre la forme romanesque elle-m&#234;me devenue inhabitable, que l'auto-fiction ressuscite, ou plut&#244;t la synesth&#233;sie venant habiter l'auto-fiction &#8212; lui donnant vie (la cinqui&#232;me dimension). Dans ce cas la quatri&#232;me dimension serait l'actualisation organique par le style [&lt;a href='#nb3-1' class='spip_note' rel='footnote' title='&#192; tout hasard on peut s'exercer &#224; imaginer la question des dimensions (...)' id='nh3-1'&gt;1&lt;/a&gt;].&lt;br /&gt; Le monde actuel inhabitable, ou plus intimement, toujours, la conscience de vivre et de mourir. &lt;em&gt;Jenny&lt;/em&gt; dont la synesth&#233;sie la rend socialement inhabitable &#224; l'&#233;gard d'elle-m&#234;me, ou &lt;em&gt;Sils&lt;/em&gt; m&#233;taphysiquement pour lui-m&#234;me. Tant d'&#233;tranget&#233;s douloureuses nous hantent dont on fait notre familiarit&#233; dynamique &#224; lire &lt;em&gt;La Survivance&lt;/em&gt;. De toutes fa&#231;ons, cr&#233;er ici, c'est habiter l'inhabitable (&#171; l'&#226;me des po&#232;tes &#187;).&lt;br /&gt;
Un livre excitant &#224; lire, depuis les nourritures terrestres objectives (au sens propre du mot : ressources et sensualit&#233;) jusqu'aux nourritures de l'esprit (objectives au sens propre du mot : c'est-&#224;-dire port&#233;es par les livres et la musique) &#8212; dont jamais le concret si mis&#233;rable pourrait-il devenir ne livre &#224; sa fatalit&#233;, tant qu'elles demeurent ins&#233;parables. Non pas l'un menant vers l'autre mais les deux se d&#233;roulant en m&#234;me temps en regard l'un de l'autre. &lt;br /&gt;
O&#249; le style tisse la singularit&#233; du destin de l'&#339;uvre comme celle du vivant (en leur somme incrust&#233;e de petits et de grands &#233;v&#233;nements et/ou d'accidents pr&#233;visibles et/ou impr&#233;visibles). &lt;br /&gt;
Et donc un livre paradoxalement incident et centr&#233; &#224; l'image de la vie comme destin (dans le sens du hasard pour ce qu'il fera advenir des choix par l'environnement et les circonstances des rencontres et des opportunit&#233;s), passionnant dans son h&#233;t&#233;rog&#233;n&#233;it&#233; &#8212; le principe vital qui se pense lui-m&#234;me, &#224; la fois pr&#233;dateur et proie.&lt;br /&gt;
Le livre ne fait pas l'ellipse du mal ni m&#234;me par la morale.&lt;br /&gt; La puissance &#8212; l'&#233;nergie cr&#233;atrice qui se manifeste par l'ouvrage. &lt;br /&gt;
La facult&#233; d'Alice o&#249; le livre est l'horloger des ab&#238;mes et des r&#234;ves. &lt;br /&gt;
O&#249; les livres-se-livrent-et-livrent &#224; la dialectique de la vie. L'un et r&#233;ciproquement dans le miroir infini de l'autre.&lt;br /&gt;
La vie concr&#232;te toujours ressaisie en exp&#233;rience multiple et continue de la sensibilit&#233; de l'esprit (la connaissance, l'intelligence &#224; a fois exactes et approximatives). Un livre sur l'&#233;v&#233;nement de rena&#238;tre toujours par la diversit&#233; du contact anachronique entre les r&#233;f&#233;rences, tels les livres rassembl&#233;s par &lt;em&gt;Jenny&lt;/em&gt; selon les couleurs de son inspiration, et de cet assemblage, l'autre id&#233;e qui surgiit. Et cet ouvrage m&#234;me, dans une forme impr&#233;vue de l'essai (sa philosophie singuli&#232;re), prenant subtilement la porte ouverte sur la compr&#233;hension joyeuse (Nietzsche), celle d'un roman singuli&#232;rement sympathique (en m&#234;me temps qu'irritant), et bouleversant d'&#233;nergie positive.&lt;br /&gt;
Il met en question d'aventure nos histoires de vie respectives, &#224; travers celle pourtant caract&#233;ristique de l'imagination exprim&#233;e par l'&#233;criture qui nous captive &#8212; nous sommes &#224; la fois sous l'&#339;il de l'aigle et saisis par l'humour toujours h&#233;ro&#239;que de sa s&#233;ductrice (celle qui fait son affaire du risque y compris le style comme risque de l'existence). &lt;br /&gt;
L'ouvrage a &#233;t&#233; cr&#233;dit&#233; d'une attention particuli&#232;re de la Presse dont la diversit&#233; des remarques et des supports doit &#234;tre not&#233;e, comme s'il s'agissait d'une exp&#233;rience collective aux lectures vari&#233;es. Alors il s'agirait d'existences de haut niveau &#8212; en somme un livre qui anoblit ses lecteurs par sa propre distinction. Des lettres &#8212; avoir des lettres c'est cela, toujours particulier : initi&#233; ou initiatique, une fa&#231;on de construire la vie arbitrairement. Ce que &lt;em&gt;La Survivance&lt;/em&gt; offre au lecteur, comme Faure sugg&#233;ra d'offrir autrement l'histoire de l'art, et Warburg radicalement l'histoire des id&#233;es.&lt;br /&gt;
Claudie Hunzinger distille son &#233;nergie litt&#233;raire depuis toutes sortes de m&#233;moires et d'actualit&#233;s, coexistantes avec le filtre de tous ses savoirs notamment, artistiques, plastiques, agricoles, rupestres, domestiques, livresques &#8212; la philosophie incluse. &lt;br /&gt;
Plaise au lecteur de d&#233;couvrir &#224; travers ces quelques pages &#224; la fois le regard impitoyablement critique de l'enfance, quand ses visions sont troubl&#233;es par le monde contraire (regard qui r&#233;siste dans la cr&#233;ativit&#233; des adultes), et le style contemporain particuli&#232;rement riche de Claudie Hunzinger. Un style vivant au sens propre, surgi du r&#233;seau cognitif conceptuel et po&#233;tique des m&#233;tamorphoses bibliophiles de Warburg, cit&#233; pr&#233;cis&#233;ment par l'auteure. Comme si sa libert&#233; interpr&#233;tative l'extrapolait en l'affectant &#224; toutes les substances sociales et mat&#233;rielles qui l'environnent elle-m&#234;me, chacune &#233;tant capable de faire rebondir l'innovation d'un potentiel de l'autre &#8212; en potentiel vital. De Warburg, elle &#233;voque avec pr&#233;cision la recherche de l'activit&#233; mentale anachronique et variable, appliqu&#233;e &#224; la cr&#233;ation de la biblioth&#232;que organique. Comme un roman &#8212; une fiction &#8212; peut devenir organique &#224; travers l'auto-fiction, et se transformer &#224; sa lecture variable.&lt;br /&gt; Tissant une dentelle &#233;crite de plusieurs mat&#233;riaux des mots, disant la richesse de s'arracher &#224; deux de la solitude, et en m&#234;me temps la beaut&#233; des solitudes quand elles b&#226;tissent ensemble sans se ressembler. Tels ces reliefs en motifs diversement extraits, entrelac&#233;s, incrust&#233;s, et rythm&#233;s de mots formant les phrases, parfois interrompus et repris sous une autre forme, ou retrouv&#233;s tels quels &#8212; raccroch&#233;s &#8212; au d&#233;tour d'une autre phrase forment un territoire aux multiples reliefs. Sa tendresse et la pluralit&#233; de sa force, tir&#233;e de sa coh&#233;rence durable due &#224; son talent auto-critique et m&#234;me auto-d&#233;risoire, son acuit&#233;, sa volupt&#233;.&lt;br /&gt;
Et de tout cela le style de Claudie Hunzinger, une arborescence sans limite de d&#233;sir et de sens, contre le d&#233;sert surgi de la multitude des significations reproductibles, qui ne parviennent plus &#224; distraire de leur violence &#233;rosive. Elle active notre jouissance de la vie, si t&#233;nue soit-elle (tant qu'on peut concourir &#224; sa propre survie).&lt;br /&gt;
Contre la violence du monde exemplifi&#233; et la vie nue qui en r&#233;sulte : la passion de danser entre les univers avec des ponts de mots, cr&#233;ant des mondes de mots, et des anamorphoses concr&#232;tes qui en surgissent (Breton) : l'art et la po&#233;sie &#233;mergents au-del&#224; de la culture (d&#233;sertique), contre le d&#233;sert &#233;conomique et la d&#233;vastation de la guerre. &lt;br /&gt;
L'ouvrage construit sans le dire l'abstraction d'un anagramme romanesque qui entra&#238;ne dans un jeu critique renouvelable au contact du monde du lecteur (qu'il soit cultiv&#233; ou pas &#8212; et dans ce cas &#224; suivre le fil de l'auteure, qu'il se laisse faire, le livre le conduira &#224; d&#233;couvrir les objets de ses r&#233;f&#233;rences personnelles jamais con&#231;us comme tels auparavant). Magie n'est pas une image mais une r&#233;alit&#233;.&lt;br /&gt;
Un livre d'&#233;trennes.&lt;br /&gt;
C'est son second ouvrage paru aux &#233;ditions Grasset, et son cinqui&#232;me livre. (A. G. C.)&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Pour lire les bonnes pages du roman, de 12 &#224; 29, auquel cette pr&#233;sentation est d&#233;di&#233;e, d&#233;couvrir les Illustrations de cr&#233;ation, et suivre divers liens, voir l'article original : &lt;br /&gt;
&lt;a href=&quot;http://www.larevuedesressources.org/la-creolite-romanesque-de-claudie-hunzinger-la-survivance-1-pp-12-29,2443.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;http://www.larevuedesressources.org/la-creolite-romanesque-de-claudie-hunzinger-la-survivance-1-pp-12-29,2443.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/h3&gt;
&lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;_____&lt;/h3&gt;
&lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/h3&gt;
&lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;2. Synesth&#233;sie et C&#233;nesth&#233;sie voguent sur la syntaxe [&lt;a href='#nb3-2' class='spip_note' rel='footnote' title='Synesth&#233;sie (Robert) : &#171; Figure de style qui consiste &#224; employer pour se (...)' id='nh3-2'&gt;2&lt;/a&gt;].&lt;br /&gt;(l'usage singulier de la syntaxe)&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Des arts plastiques &#224; l'&#233;criture trans-genre les singularit&#233;s de la langue invent&#233;e par Claudie Hunzinger, sa langue partag&#233;e entre les genres et les esp&#232;ces organisant une bio-soci&#233;t&#233;, manifestent le microcosme d'un monde d&#233;sax&#233;, et la condition mis&#233;rable de ses voix &#233;perdues. La trag&#233;die appara&#238;t parfois &#171; loufoque &#187; dans la voix de &lt;em&gt;Jenny&lt;/em&gt; (l'&#233;criture l'est aussi parfois, d&#233;lib&#233;r&#233;ment).&lt;br /&gt;
Ce n'est pas la langue phon&#233;tique composite d'une langue &#233;trang&#232;re avec la n&#244;tre (l'arabe et le fran&#231;ais), et sa construction syntaxique en &#233;difice, comme &lt;em&gt;lalangue&lt;/em&gt; de Pierre Guyotat, quand il fa&#231;onne les objets mentaux de son mythe en visions exotiques ou hi&#233;ratiques.&lt;br /&gt;
Ici tout se parle dans notre langue commune, la plus actuelle et accessible, pourvu que l'on soit capable de lire sensiblement ce que l'&#233;criture &#233;labore d'un patchwork rh&#233;torique d&#233;plac&#233; de ses objectifs traditionnels. Une langue famili&#232;re de la r&#233;v&#233;lation de notre &#171; externit&#233; &#187; (la vitalit&#233; &#233;quivalente de la jeunesse), non pas en qu&#234;te de la r&#233;alisation d'un objet litt&#233;raire significatif, mais de la perception des vibrations et des flux. &#192; travers quelques d&#233;r&#232;glements des usages et des points de vues, des disciplines qui se traversent, des voix int&#233;rieures ou sonores d'un genre &#224; l'autre dans une multitude de perceptions ressenties, le cycle des saisons surgit comme une condition &#233;prouvante de l'environnement dont il faut se prot&#233;ger autant que des lois a-sociales.&lt;br /&gt;
Particuli&#232;rement les gens et les animaux domestiques se parlent, pas toujours avec des mots, les pr&#233;dateurs sauvages observent ; les choses physiques sensibles au vivant (par exemple les livres et les cartons atteints par leurs conditions de stockage et leurs changements d'affectation donnent au libraires une indication du temps &#233;coul&#233;, &#224; vivre ensemble avec eux dans la grange), parlent ainsi &#224; ceux qu'ils accompagnent et qui r&#233;tablissent la stabilit&#233; des piles de carton, par exemple. &lt;br /&gt;
Tous les usages traditionnels se d&#233;placent, pourtant ils sont l&#224;, effa&#231;ant les cat&#233;gories des lieux, sinon largement l'abri (l'Arche &#8212; qui ne contient pas les loups ni la faune environnante, mais n'est pas une protection assez durable pour sauver ceux qu'elle abrite), &#8212; plut&#244;t que leur description du paysage, la perception de la g&#233;ographie et du climat vosgien (existant), selon les pas et l'inconfort de &lt;em&gt;Jenny&lt;/em&gt; et de &lt;em&gt;Sils&lt;/em&gt;. &lt;br /&gt;
Dans la voix de &lt;em&gt;Jenny&lt;/em&gt; &#8212; qui est aussi celle de &lt;em&gt;Sils&lt;/em&gt; &#8212; ce n'est pas une langue po&#233;tique qui se substitue &#224; la communication de l'exp&#233;rience de vie elle-m&#234;me qui se transmet, c'est notre langue m&#234;me qui se transfigure pour la communiquer, son autre monde, le monde ressenti, au long de notre lecture. &lt;br /&gt;
Il y a un langage d'art g&#233;n&#233;ratif qui installe la communication similaire du chaos en mouvement, espace-temps pr&#233;caire et provisoire, qui se d&#233;grade r&#233;ellement sous les mots comme dans la vie. Quelques choix pris pour r&#232;gle d'&#233;criture &#224; contre-temps, comme un double critique des m&#233;dias, et qui d&#233;passe la dimension critique de la po&#233;sie.&lt;br /&gt;
De sorte qu'on se trouve dans un univers r&#233;flexif extra-social, dans un univers extra-territorial, mais que nos dispositions culturelles et sociales nous permettent de comprendre parfaitement et d'&#233;valuer spontan&#233;ment, sans d&#233;tour, par rapport &#224; l'ordinaire. &lt;br /&gt; Lire &lt;em&gt;La Survivance&lt;/em&gt; c'est entrer dans un infra-espace souple o&#249; tout peut soudain &#234;tre dit du rire aux larmes, de la douceur &#224; la monstruosit&#233;, de la peur &#224; la confiance, de la joie &#224; la trag&#233;die. &lt;br /&gt;
Non plus le sortil&#232;ge des f&#233;es mais l'alchimie d'une coexistence multiple et simultan&#233;e des &#234;tres en chacun d'eux, et de nous y donner acc&#232;s loin de l'anthropomorphisme, comme la formalit&#233; d'une connaissance. &lt;br /&gt;
La singularit&#233; de Claudie Hunzinger, peut-&#234;tre emprunt&#233;e aux contes, s'exprime tout autrement de cette source, entre le vivant qui se d&#233;veloppe en s'environnant librement au-del&#224; des classements identifi&#233;s, sans d&#233;saccord les paradigmes scientifiques de notre temps, (inspir&#233;s par la physique des particules et la biologie mol&#233;culaire, et de leur fluidit&#233; interdisciplinaire commune).&lt;br /&gt; Il n'y a pas de greffes, la pr&#233;sence de la litt&#233;rature n'est pas une greffe dans l'&#233;v&#233;nement, mais une coexistence sympathique, parfois indistincte par empathie r&#233;ciproque de la voix du r&#233;cit et des r&#233;cits rapport&#233;s ; rien &#224; voir avec la transfiguration corporelle plastique des artistes Orlan ou Stelarc. Ici c'est le langage interconnect&#233; qui influence le vivant et ainsi ils se modifient sans rupture, loin d'un naturalisme &#233;difiant (repr&#233;sentatif).&lt;br /&gt;
Ce point de vue critique ne s'&#233;nonce pas sous la forme du raisonnement mais par la r&#233;alisation de sa sensibilit&#233; interf&#233;rente, en introduisant ces d&#233;r&#232;glements linguistiques &#8212; encore une fois on pourrait dire rh&#233;toriques &#8212; qui d&#233;placent les ressources recens&#233;es par l'auteure (c'est-&#224;-dire l'environnement mat&#233;riel et naturel de ce qui se parle &#233;trangement dans la soci&#233;t&#233;). &lt;br /&gt;
Contre la destination ordinaire de la langue entre communaut&#233;s de la m&#234;me culture, elle a une langue &#171; passe-muraille &#187; servant &#224; comprendre l'environnement qui la contient, et par rapport auquel elle tient une posture alti&#232;re d'&#233;crivain et d'artiste passeurs de leur exp&#233;rience. Elle s'int&#232;gre &#224; ce qui &#233;chappe au langage social institu&#233; et le fusionne en cr&#233;ant avec &#8212; pour se dire semblable, dans un d&#233;fi.&lt;br /&gt; L'attitude d'ouverture &#233;tait le comportement de survie des GI's perdus dans la jungle pendant la guerre du Pacifique contre les japonais... Au fond, dans ce livre de Claudie Hunzinger, l'attitude d'ouverture &#224; l'&#233;tranget&#233; est un comportement de survie de ceux qui sont &#233;gar&#233;s par la soci&#233;t&#233; contemporaine hostile.&lt;br /&gt;
Ce qui permet aussi &#224; l'auteure de s'int&#233;grer ordinairement, car jamais pour autant de r&#233;volte et de r&#233;sistance nous ne nous trouvons dans l'univers de la folie. Le chaos intime est provoqu&#233; par les conditions ext&#233;rieures, comme dans les ouvrages d'anticipation de Philip K. Dick (&lt;em&gt;Ubik&lt;/em&gt;, o&#249; des entreprises capitalistes gouvernent et o&#249; tout se paye, auquel on pense aussi lors de l'&#233;vocation de la cantate de Bach dans &lt;em&gt;La survivance&lt;/em&gt;, car c'est la musique qui maintient la structure mentale de l'anti-h&#233;ros de K. Dick &lt;em&gt;Joe Chip&lt;/em&gt;, r&#233;sistant au syst&#232;me qui l'&#233;gare)... m&#234;me si nous identifions &#8212; ou nous pouvons nous identifier &#224; &#8212; la ville et une montagne fran&#231;aises ces jours-ci... &lt;br /&gt;
&lt;em&gt;Jenny&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;Sils&lt;/em&gt; se confrontent autant &#224; l'absence de ressources qu'au non-sens du monde codifi&#233; qui les contient, destructeur des gestes vitaux et de l'&#233;conomie des ressources, au point de menacer le corps de ceux qui subissent l'&#233;preuve en lui r&#233;sistant, et/ou la structure mentale de ceux qui ne peuvent r&#233;sister ou d'adapter.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Claudie H. se situe et situe ses recherches exactement o&#249; les choses et les vivants existent ensemble ind&#233;pendamment du code r&#233;gl&#233; des soci&#233;t&#233;s institu&#233;es, qui les ignorent ou brisent leurs liens. Son domaine d'inspiration humain est &#233;quivalent du domaine animal, v&#233;g&#233;tal, min&#233;ral, &#8212; sauvage &#8212; auto-r&#233;gul&#233;. Elle est darwinienne comme si elle-m&#234;me faisait partie du corpus darwinien en mouvement (un corpus scientifique mouvant, parce qu'il &#233;volue sans cesse avec le monde qu'il essaye de comprendre). &lt;br /&gt;
Son style litt&#233;raire contemporain est une poursuite de son art contemporain d'une autre fa&#231;on (abstraite), une installation en mouvement, en dur&#233;e (les quatre et cinq dimensions). Sa fa&#231;on de r&#233;sister parmi le monde &#8212; poussi&#232;res cosmiques qui ensemble donnent forme fluide &#224; l'univers terrestre fragile que nous aimons. Et bien s&#251;r, dont nous faisions partie &#224; notre insu. (A. G. C.)&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Pour lire les bonnes pages du roman, de 220 &#224; 223, auquel cette pr&#233;sentation est d&#233;di&#233;e, d&#233;couvrir les Illustrations de cr&#233;ation, et suivre divers liens, voir l'article original :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.larevuedesressources.org/la-creolite-romanesque-de-claudie-hunzinger-la-survivance-4-pp-220-223,2446.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;http://www.larevuedesressources.org/la-creolite-romanesque-de-claudie-hunzinger-la-survivance-4-pp-220-223,2446.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/h3&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;p&gt;[&lt;a href='#nh3-1' id='nb3-1' class='spip_note' title='Notes 3-1' rev='footnote'&gt;1&lt;/a&gt;] &#192; tout hasard on peut s'exercer &#224; imaginer la question des dimensions repr&#233;sentatives, parmi lesquelles la quatri&#232;me (le temps) et/ou la cinqui&#232;me (le temps ajout&#233; aux dimensions g&#233;om&#233;triques possibles d'un objet math&#233;matique, c'est &#224; dire le mouvement), mais pas toujours repr&#233;sentables sinon par l'&#233;quivalence des chiffres, ou par l'art ou la po&#233;sie, en lisant &lt;a href=&quot;http://4dimensions.free.fr/explications.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;ce r&#233;sum&#233;&lt;/a&gt; &#224; propos des espaces &#224; quatre dimensions.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh3-2' id='nb3-2' class='spip_note' title='Notes 3-2' rev='footnote'&gt;2&lt;/a&gt;] Synesth&#233;sie (Robert) : &#171; Figure de style qui consiste &#224; employer pour se r&#233;f&#233;rer &#224; une perception sensorielle un mot se r&#233;f&#233;rant d'ordinaire &#224; la perception par un autre sens (ex. une couleur criarde, un parfum m&#233;lodieux) &#187; (et plus largement dans &lt;em&gt;La Survivance&lt;/em&gt; : les alternances interf&#233;rentes des voix entre les genres, et les &#233;vocations sensibles entre les situations, les perceptions, le vitalisme v&#233;g&#233;tal, les &#233;l&#233;ments, les mati&#232;res organiques et min&#233;rales, les livres comme architecture et comme mobilier, le partage humain des lieux animaliers, les registres artistiques et musicaux). &lt;br /&gt;
C&#233;nesth&#233;sie (Robert) : &#171; Impression g&#233;n&#233;rale d'aise ou de malaise r&#233;sultant d'un ensemble de sensations internes non sp&#233;cifiques. &#187; (et plus largement dans &lt;em&gt;La Survivance&lt;/em&gt; : les humains intuitifs et les animaux empathiques, l'entrelacs des situations sous la forme des citations &#8212; et exceptionnellement des auto-citations &#8212; qui dans leur substitution n'ont plus rien d'un collage).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;https://www.criticalsecret.net/squelettes-dist/puce.gif&quot; width=&quot;8&quot; height=&quot;11&quot; class=&quot;puce&quot; alt=&quot;-&quot; /&gt; Le logo est la premi&#232;re de couverture de &lt;em&gt;La Survivance&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;https://www.criticalsecret.net/squelettes-dist/puce.gif&quot; width=&quot;8&quot; height=&quot;11&quot; class=&quot;puce&quot; alt=&quot;-&quot; /&gt; SAUVONS LES LIBRAIRES ! Les deux titres de Claudie Hunzinger parus chez Grasset sont accessibles ou peuvent &#234;tre command&#233;s dans toutes les librairies.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;https://www.criticalsecret.net/squelettes-dist/puce.gif&quot; width=&quot;8&quot; height=&quot;11&quot; class=&quot;puce&quot; alt=&quot;-&quot; /&gt; Il est &#233;galement possible de se procurer cet ouvrage ainsi que le premier chez le m&#234;me &#233;diteur, &lt;em&gt;Elles vivaient d'espoir&lt;/em&gt;, existe &#233;galement en format de poche, en les commandant dans les librairies sur Internet, parmi lesquelles la boutique num&#233;rique de la librairie &lt;a href=&quot;http://www.decitre.fr/auteur/1522070/Claudie+Hunzinger/&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Decitre&lt;/a&gt;, et la librairie num&#233;rique &lt;a href=&quot;http://www.amazon.fr/Claudie-Hunzinger/e/B004N1ZMCS/ref=ntt_athr_dp_pel_1&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;amazon.fr&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Appel au monde entier / Call to the World</title>
		<link>https://www.criticalsecret.net/appel-au-monde-entier-call-to-the-world,042.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.criticalsecret.net/appel-au-monde-entier-call-to-the-world,042.html</guid>
		<dc:date>2012-04-20T15:11:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Patrick Chamoiseau</dc:creator>


		<dc:subject>Patrick Chamoiseau</dc:subject>
		<dc:subject>Litt&#233;rature / literature</dc:subject>
		<dc:subject>Critique politique ou m&#233;tapolitique / Political criticism and Metapolitics</dc:subject>
		<dc:subject>France</dc:subject>
		<dc:subject>&#201;lections pr&#233;sidentielles</dc:subject>
		<dc:subject>Antilles cara&#239;bes</dc:subject>
		<dc:subject>Dailymotion</dc:subject>
		<dc:subject>Rue89</dc:subject>
		<dc:subject>L'empreinte &#224; Cruso&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>Gallimard</dc:subject>

		<description>&#192; propos des &#233;lections pr&#233;sidentielles fran&#231;aises 2012 et au-del&#224; / About 2012 French Presidential Elections and beyond. Aux m&#233;tamorphoses, &#224; la cr&#233;olit&#233; du monde / To the metamorphosis, to the Creole World. &#192; l'&#233;mergence / To Emergence. A. G-C. &#171; Partagez cet appel au monde entier ! &#187; Broadly share this call to the world ! &#171; Il est indispensable que, d'une mani&#232;re ou d'une autre, la gauche arrive au pouvoir. Pour des raisons de salubrit&#233; publique. Il s'agit de lancer un appel &#224; l'&#233;chelle du monde. Que (...)

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&lt;a href="https://www.criticalsecret.net/-Criticalsecret-net-Editoriaux,025-.html" rel="directory"&gt;Criticalsecret.net Editoriaux&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.criticalsecret.net/+-patrick-chamoiseau,060-+.html" rel="tag"&gt;Patrick Chamoiseau&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.criticalsecret.net/+-litterature-polar,119-+.html" rel="tag"&gt;Litt&#233;rature / literature&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.criticalsecret.net/+-critique-politique-ou-metapolitique,121-+.html" rel="tag"&gt;Critique politique ou m&#233;tapolitique / Political criticism and Metapolitics&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.criticalsecret.net/+-mot/France,158-+.html" rel="tag"&gt;France&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.criticalsecret.net/+-163-elections-presidentielles-francaises-163-+.html" rel="tag"&gt;&#201;lections pr&#233;sidentielles&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.criticalsecret.net/+-antilles-caraibes,165-+.html" rel="tag"&gt;Antilles cara&#239;bes&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.criticalsecret.net/+-video,167-+.html" rel="tag"&gt;Dailymotion&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.criticalsecret.net/+-rue89,168-+.html" rel="tag"&gt;Rue89&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.criticalsecret.net/+-l-empreinte-a-crusoe,169-+.html" rel="tag"&gt;L'empreinte &#224; Cruso&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.criticalsecret.net/+-gallimard,170-+.html" rel="tag"&gt;Gallimard&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;https://www.criticalsecret.net/IMG/arton42.jpg&quot; width='150' height='129' style='height:129px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#192; propos des &#233;lections pr&#233;sidentielles fran&#231;aises 2012 et au-del&#224; / About 2012 French Presidential Elections and beyond.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Aux m&#233;tamorphoses, &#224; la cr&#233;olit&#233; du monde / To the metamorphosis, to the Creole World. &lt;br /&gt;
&#192; l'&#233;mergence / To Emergence.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A. G-C.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&#171; Partagez cet appel au monde entier ! &#187; &lt;i&gt;Broadly share this call to the world !&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_86 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.criticalsecret.net/IMG/jpg/580399_226236077477503_219966084771169_309478_1839395027_n.jpg' width='500' height='375' alt=&quot;&quot; style='height:375px;width:500px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#171; Il est indispensable que, d'une mani&#232;re ou d'une autre, la gauche arrive au pouvoir. Pour des raisons de salubrit&#233; publique. Il s'agit de lancer un appel &#224; l'&#233;chelle du monde. Que toutes ces puissances transnationales, ces sp&#233;culateurs qui affament les peuples, aient bien conscience que cela rel&#232;ve du crime et que cela va cesser. Il ne faut plus qu'ils aient d'oxyg&#232;ne. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;div align=&quot;right&quot;&gt;Patrick Chamoiseau&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Something like :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;It is essential that, in one way or another, the Left shall come to power. For reasons of public salubrity. This is a call across the world. That all these transnational powers, these speculators who starve the people, must have realize that this amounts to murder and that they must will stop. Must be that they will not have oxygen.&lt;/i&gt; Patrick Chamoiseau.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/h3&gt;
&lt;div align=&quot;center&quot;&gt;&lt;iframe frameborder=&quot;0&quot; width=&quot;480&quot; height=&quot;360&quot; src=&quot;http://www.dailymotion.com/embed/video/xpno46&quot;&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href=&quot;http://www.dailymotion.com/video/xpno46_patrick-chamoiseau-integrale-2-2_creation&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Patrick Chamoiseau, Int&#233;grale 2/2&lt;/a&gt; &lt;i&gt;par &lt;a href=&quot;http://www.dailymotion.com/rue89&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;rue89&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;
&lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;iframe frameborder=&quot;0&quot; width=&quot;480&quot; height=&quot;360&quot; src=&quot;http://www.dailymotion.com/embed/video/xpn8ku&quot;&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href=&quot;http://www.dailymotion.com/video/xpn8ku_patrick-chamoiseau-integrale-1-2_creation&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Patrick Chamoiseau, Int&#233;grale 1/2&lt;/a&gt; &lt;i&gt;par &lt;a href=&quot;http://www.dailymotion.com/rue89&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;rue89&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://blogs.rue89.com/cabinet-de-lecture/2012/04/18/entretien-avec-patrick-chamoiseau-la-version-integrale-227196&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;L'entretien de Hubert Artus avec Patrick Chamoiseau&lt;/a&gt; (deux vid&#233;os, 24' + 20').&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/h3&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;Voir en ligne : &lt;a href="http://www.facebook.com/pages/Patrick-Chamoiseau/20821699548" class="spip_out"&gt;Patrick Chamoiseau / Facebook&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.rue89.com/rue89-culture/2012/04/18/patrick-chamoiseau-melenchon-fonde-sa-radicalite-sur-lhumain-230666&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Patrick Chamoiseau : &#171; M&#233;lenchon fonde sa radicalit&#233; sur l'humain &#187;&lt;/a&gt; &lt;br /&gt;
Rue89, 18 avril 2012.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Patrick Chamoiseau, &lt;a href=&quot;http://www.amazon.fr/Lempreinte-%C3%A0-Cruso%C3%A9-Patrick-Chamoiseau/dp/2070136183&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;em&gt;L'empreinte &#224; Cruso&#233;&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;, &#233;d. Gallimard, coll. blanche, mars 2012, Paris. (le lien conduit &#224; la librairie en ligne amazon.fr)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_87 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;a href=&quot;http://www.amazon.fr/Lempreinte-%C3%A0-Cruso%C3%A9-Patrick-Chamoiseau/dp/2070136183&quot;&gt;&lt;img src='https://www.criticalsecret.net/IMG/jpg/chamoiseau_patrick_lempreinte__crusoe2.jpg' width=&quot;221&quot; height=&quot;323&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le Magazine litt&#233;raire (29 mars 2012), Critique, Fictions : &lt;br /&gt; &lt;a href=&quot;http://www.magazine-litteraire.com/content/critique-fiction/article?id=21415&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;L'Empreinte &#224; Cruso&#233;, de Patrick Chamoiseau&lt;/a&gt; &lt;br /&gt; &lt;em&gt;Les mythes litt&#233;raires modernes sont finalement peu nombreux, et leur p&#233;rennit&#233; ne tient pas au seul talent des auteurs qui les illustrent.&lt;/em&gt; &lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;hr /&gt;
&lt;p&gt;Le logo est extrait du forum sportif &lt;a href=&quot;http://forums.xbox.com/fr-fr/forum_trouvez_une_amie_en_franais/f/62/t/245.aspx&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;xbox&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Rapha&#235;l Confiant : Le discours qu'il faut tenir &#224; l'Europe et &#224; l'occident</title>
		<link>https://www.criticalsecret.net/raphael-confiant-le-discours-qu-il-faut-tenir-a-l-europe-et-a-l-occident,027.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.criticalsecret.net/raphael-confiant-le-discours-qu-il-faut-tenir-a-l-europe-et-a-l-occident,027.html</guid>
		<dc:date>2012-03-10T02:39:19Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Rapha&#235;l Confiant</dc:creator>


		<dc:subject>2012</dc:subject>
		<dc:subject>Rapha&#235;l Confiant</dc:subject>
		<dc:subject>Cr&#233;olit&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>Anti-colonialisme / Anticolonialism</dc:subject>
		<dc:subject>Occident</dc:subject>
		<dc:subject>Publications</dc:subject>
		<dc:subject>Litt&#233;rature / literature</dc:subject>
		<dc:subject>Du rififi chez les fils de la veuve</dc:subject>
		<dc:subject>Critique politique ou m&#233;tapolitique / Political criticism and Metapolitics</dc:subject>
		<dc:subject>Polar</dc:subject>

		<description>_____/ &#201;tant heureusement forclose la pol&#233;mique organis&#233;e &#224; tort par les parlementaires de la majorit&#233; contre Serge Letchimy, d&#233;put&#233; de la troisi&#232;me circonscription et Pr&#233;sident du Conseil r&#233;gional de la Martinique, Rapha&#235;l Confiant, qui avait contribu&#233; &#224; sa d&#233;fense par un texte que nous avons re&#233;dit&#233; ici, a attir&#233; notre attention sur son second article, paru dans le journal cr&#233;ole en ligne Montray Kr&#233;yol. O&#249; il revient sur les r&#233;actions diverses dont solidaires provoqu&#233;es par la question de Letchimy &#224; (...)

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&lt;a href="https://www.criticalsecret.net/-rubrique17-.html" rel="directory"&gt;Anticolonialism_Decolonization_Freedom&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.criticalsecret.net/+-2012,050-+.html" rel="tag"&gt;2012&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.criticalsecret.net/+-rafael-confiant,061-+.html" rel="tag"&gt;Rapha&#235;l Confiant&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.criticalsecret.net/+-creolite,062-+.html" rel="tag"&gt;Cr&#233;olit&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.criticalsecret.net/+-anti-colonialisme,100-+.html" rel="tag"&gt;Anti-colonialisme / Anticolonialism&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.criticalsecret.net/+-occident,117-+.html" rel="tag"&gt;Occident&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.criticalsecret.net/+-publications,118-+.html" rel="tag"&gt;Publications&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.criticalsecret.net/+-litterature-polar,119-+.html" rel="tag"&gt;Litt&#233;rature / literature&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.criticalsecret.net/+-du-rififi-chez-les-fils-de-la-veuve,120-+.html" rel="tag"&gt;Du rififi chez les fils de la veuve&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.criticalsecret.net/+-critique-politique-ou-metapolitique,121-+.html" rel="tag"&gt;Critique politique ou m&#233;tapolitique / Political criticism and Metapolitics&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.criticalsecret.net/+-polar,127-+.html" rel="tag"&gt;Polar&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;https://www.criticalsecret.net/IMG/arton27.gif&quot; width='94' height='150' style='height:150px;width:94px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt; _____/ &#201;tant heureusement forclose la pol&#233;mique organis&#233;e &#224; tort par les parlementaires de la majorit&#233; contre Serge Letchimy, d&#233;put&#233; de la troisi&#232;me circonscription et Pr&#233;sident du Conseil r&#233;gional de la Martinique, Rapha&#235;l Confiant, qui avait contribu&#233; &#224; sa d&#233;fense par un texte que nous avons re&#233;dit&#233; ici [&lt;a href='#nb4-1' class='spip_note' rel='footnote' title='Il s'agit de Une certaine l&#226;chet&#233; intellectuelle, publi&#233; le 12 f&#233;vrier (...)' id='nh4-1'&gt;1&lt;/a&gt;], a attir&#233; notre attention sur son second article, paru dans le journal cr&#233;ole en ligne Montray Kr&#233;yol. O&#249; il revient sur les r&#233;actions diverses dont solidaires provoqu&#233;es par la question de Letchimy &#224; l'Assembl&#233;e nationale, et pour sa part pr&#233;cise les choses plus radicalement, en d&#233;non&#231;ant l'humanisme et son universalisme. Nous publions &#233;galement cette communication critique, pour contribuer au d&#233;bat des textes en pr&#233;sence, dans la rubrique l'Actualit&#233; de la pens&#233;e anticolonialiste. D'autres part, c'est le moment d'annoncer la sortie du second polar de l'auteur, paru le 7 mars aux &#233;ditions Cara&#239;b&#233;ditions : &lt;a href=&quot;#polar&quot;&gt;&lt;em&gt;Du rififi chez les fils de la veuve&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt; &lt;i&gt;&lt;/i&gt; &lt;i&gt;&lt;/i&gt; &lt;i&gt;&lt;/i&gt; &lt;i&gt;&lt;/i&gt; &lt;font size=&quot;+3&quot;&gt;L&lt;/font&gt;a pol&#233;mique Gu&#233;ant-Letchimy a eu au moins ceci de bien qu'elle a contraint maints intellectuels de nos pays &#224; prendre leur plume et &#224; sortir de la r&#233;serve ou la tour d'ivoire dans lesquelles trop d'entre eux sont enferm&#233;s. Toutefois, je ne suis pas du tout d'accord avec les d&#233;monstrations humanistes et universalistes qu'on a pu lire ici et l&#224;. Je trouve qu'il s'agit l&#224; d'une mani&#232;re de fuir le d&#233;bat, d'&#233;viter la vraie question. Tel cet extrait d'une affligeante &#171; D&#233;claration de membres de la soci&#233;t&#233; civile &#187;, circulant ces temps-ci en Martinique, qui &#233;crit, toute honte bue :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Parce que pour nous, Antillais, la R&#233;publique fran&#231;aise &#224; laquelle nous sommes attach&#233;s est &lt;strong&gt;celle qui se fonde sur des principes g&#233;n&#233;reux&lt;/strong&gt; comme ceux de droits de l'Homme et autres id&#233;aux universalisables d&#233;finis au XVIIe si&#232;cle, cette r&#233;publique qui, &#224; deux reprises, a aboli l'esclavage dans nos pays et que nos anc&#234;tres, &lt;strong&gt;comme nous aujourd'hui&lt;/strong&gt;, ont &lt;strong&gt;v&#233;n&#233;r&#233;e&lt;/strong&gt;.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Affligeant, oui&#8230;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Car quelle est-elle cette vraie question ? En r&#233;alit&#233;, il ne s'agit pas tant d'une question que d'une injonction qu'il faut lancer &#224; l'Europe et &#224; sa fille, l'Am&#233;rique du Nord. Une injonction d'une simplicit&#233; extr&#234;me, loin du bla-bla &#171; Tout-monde il est beau, Tout-monde il est gentil &#187;. La voici :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#171; Arr&#234;tez d'universaliser vos crimes et de singulariser vos avanc&#233;es ! &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est la condition sine qua non d'une vraie r&#233;conciliation car il ne s'agit pas du tout de diaboliser l'Europe, mais de lui dire son fait. De l'amener &#224; modifier radicalement son discours lequel est, dans le fond, exactement le m&#234;me d'un bord &#224; l'autre de l'&#233;chiquier politique euro-am&#233;ricain. La Gauche occidentale, qu'elle soit mod&#233;r&#233;e ou radicale, n'est, en effet, pas du tout claire sur cette question pourtant fondamentale et a tendance &#224; noyer le poisson d&#232;s qu'on l'aborde, traitant ceux qui l'&#233;voquent de tiers-mondistes enrag&#233;s, de nationalistes ou de fondamentalistes exacerb&#233;s et d'antis&#233;mites.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Puisque cette Gauche fait semblant de ne pas comprendre, faisons-lui une explication de texte ! D&#233;cortiquons les deux parties de l'injonction &#233;voqu&#233;e plus haut qu'il est bon de marteler :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#171; Arr&#234;tez d'universaliser vos crimes et de singulariser vos avanc&#233;es ! &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Que signifie donc &#171; Arr&#234;tez d'universaliser vos crimes ! &#187; ? Pas difficile &#224; comprendre : quand l'Europe ou les Etats-Unis commettent un massacre ou un g&#233;nocide quelque part dans le monde, aussit&#244;t ils s'empressent de le qualifier de &#171; crime contre l'humanit&#233; &#187;. Sans nommer l'auteur du crime ni l'humanit&#233; victime dudit crime !!! Gr&#226;ce &#224; ce tour de passe-passe, le g&#233;nocide des Am&#233;rindiens, l'esclavage des Noirs, le massacre des Aborig&#232;nes ou la destruction des Juifs d'Europe se retrouvent universalis&#233;s, c'est-&#224;-dire qu'il n'y a plus de coupable identifi&#233;. Mieux, tout le monde devient coupable de ces abominations ! Les Chinois de l'esclavage des Noirs, les Arabes du g&#233;nocide des Am&#233;rindiens et les Indiens de la destruction des Juifs d'Europe. La notion de crime contre l'humanit&#233; est suffisamment vague pour d&#233;douaner l'Europe et ses excroissances (Etats-Unis, Australie, Afrique du Sud de l'Apartheid etc.) de toute faute en la faisant partager aux autres peuples du monde qui pourtant n'y sont pour rien. Le pire c'est que cette culpabilit&#233; incongrue est cultiv&#233;e par nombre d'intellectuels africains, arabes ou asiatiques en thurif&#233;raires stipendi&#233;s de l'Occident qu'ils sont. Ils vont nous sortir alors de grandes th&#233;ories sur l'humanisme, l'universalisme, la Relation, la mondialit&#233; et que sais-je encore par peur d'appeler un chat un chat. Par peur de dire qu'il s'agit l&#224; de crimes euro-am&#233;ricains et que les universaliser est une pure mystification.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Venons-en &#224; la deuxi&#232;me partie de l'injonction : &#171; Arr&#234;tez de singulariser vos avanc&#233;es ! &#187;. L&#224; non plus, pas besoin d'&#234;tre titulaire d'un doctorat pour en comprendre la signification : tout ce qu'il y a eu de bien et de beau en Occident, toutes ses formidables avanc&#233;es &#233;conomiques et scientifiques, sont d&#233;clar&#233;es issues de son seul g&#233;nie. Si depuis cinq si&#232;cles, il est &#224; la proue du progr&#232;s, c'est uniquement, exclusivement, gr&#226;ce &#224; ses propres ressources, ses propres capacit&#233;s, son propre esprit d'invention. Le reste du monde, lui, n'a rien invent&#233; ! N'a rien apport&#233; qui m&#233;rite consid&#233;ration. Certes, ici et l&#224;, au d&#233;tour d'une phrase ou dans une minuscule note de bas de page, seront parfois signal&#233;s, par exemple, que l'invention de la boussole et de la p&#226;te &#224; papier sont dus au Chinois ou que le z&#233;ro est une invention de l'Inde ou du monde arabe, ou encore que la conqu&#234;te des Am&#233;riques et l'esclavage des Noirs sont &#224; la base m&#234;me du d&#233;veloppement &#233;conomique europ&#233;en, mais cela restera toujours de l'ordre du discret, du furtif. C'est qu'il faut &#224; tout prix &#233;viter d'&#233;corner le mythe de l'Europe qui a tout invent&#233;. Or, tous les historiens s&#233;rieux l'&#233;crivent : jusqu'au XVe si&#232;cle, le continent europ&#233;en n'&#233;tait pas plus avanc&#233; &#233;conomiquement ou scientifiquement que l'Inde, la Chine ou le monde arabe. On peut, pour prouver cela, prendre un exemple tr&#232;s banal : il suffit de comparer les caravelles de Christophe Colomb et les bateaux de l'amiral chinois Zeng-He qui, au cours du m&#234;me si&#232;cle (le XVe), abord&#232;rent les c&#244;tes de l'actuel Kenya : les embarcations de l'amiral europ&#233;en avait la taille de petits catamarans alors que celles de son alter ego chinois ressemblaient aux petits paquebots actuels ! Soyons pr&#233;cis : un vaisseau de Zeng-He (en 1414) avait 138 m&#232;tres de long et 55 m&#232;tres de large (et 9 m&#226;ts !) tandis que la fameuse &#171; Santa Maria &#187; de Christophe Colomb (en 1492) avait 30 m&#232;tres de long et 8 m&#232;tres de large. Sans compter que si Colomb traversa 7.000kms d'Atlantique, Zeng-He, lui, en parcourut 12.000 depuis la Chine pour atteindre les c&#244;tes orientales de l'Afrique. En mati&#232;re de construction navale, l'Europe &#233;tait donc tr&#232;s en retard sur l'Empire du milieu. On pourrait prendre ainsi des tas d'autres exemples.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Tous d&#233;montrent de mani&#232;re irr&#233;futable que sans le formidable appel d'air apport&#233; par la conqu&#234;te des Am&#233;riques, jamais l'Europe n'aurait connu le fulgurant d&#233;veloppement &#233;conomique et scientifique qui fut le sien &#224; partir du XVIe si&#232;cle. Cette conqu&#234;te a d'abord r&#233;duit la pression d&#233;mographique ; elle a ensuite r&#233;duit de mani&#232;re consid&#233;rable la pression sur les ressources naturelles europ&#233;ennes, en particulier sur les for&#234;ts (le bois &#233;tant le principal combustible jusqu'&#224; l'apparition de la machine &#224; vapeur au XIXe) ; elle a permis de drainer vers l'Europe une quantit&#233; ph&#233;nom&#233;nale de richesses de toutes sortes qui ont assis sa puissance et permis au capitalisme de prendre son essor (ce qu'a magistralement expliqu&#233; le Trinidadien Eric Williams dans son ouvrage &#171; Capitalism and Slavery &#187;) ; cet enrichissement de l'Europe a permis qu'une fraction de plus en plus grande de gens ne soient plus astreints aux activit&#233;s productives et qu'ils se consacrent donc aux activit&#233;s de l'esprit (philosophie, litt&#233;rature, sciences naturelles, sciences exactes etc.).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Sans donc cette appropriation du Nouveau Monde d'une part et la mise en esclavage des Am&#233;rindiens et surtout des Noirs d'Afrique, de l'autre, mise en esclavage qui a permis d'extraire toutes ces richesses &#233;voqu&#233;es plus haut, il est peu probable que l'Europe eut d&#233;pass&#233; de mani&#232;re aussi extraordinaire les autres grandes civilisations. La meilleure preuve nous est donn&#233;e par l'&#233;minent historien et &#233;conomiste Kenneth Pomeranz qui, dans son ouvrage &#171; Une Grande divergence. La Chine, l'Europe et la construction de l'&#233;conomie mondiale &#187; (2010), &#233;crit ceci :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;. &#171; Il est av&#233;r&#233; que la Chine du milieu du XVIIIe si&#232;cle consommait plus de sucre que l'Europe et que vers 1750, les habitants de la r&#233;gion du Bas-Yangzi produisaient plus de tissu par t&#234;te que les Britanniques vers 1800. &#187; . &#171; Ce n'est que dans la colonisation outre-mer et le commerce arm&#233; que les institutions financi&#232;res de l'Europe__nourries par un syst&#232;me d'Etats en concurrence, financ&#233;s par la dette__montr&#232;rent un avantage d&#233;cisif sur le reste du monde. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;. &#171; Beaucoup de villes de diverses parties d'Asie (et probablement une ou deux dans l'Am&#233;rique pr&#233;coloniale) d&#233;passaient en taille n'importe quelle ville europ&#233;enne, avant le Londres du XVIIIe si&#232;cle, et certaines m&#234;mes &#233;taient plus grandes que Londres. &#187; etc&#8230;etc&#8230;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ces citations sont tr&#232;s &#233;clairantes : elles montrent qu'alors m&#234;me que la Chine, pour ne prendre que cet exemple, ne disposait d'aucune colonie &#224; exploiter et &#224; piller, alors m&#234;me qu'elle ne poss&#233;dait pas de &#171; Nouveau Monde &#187; o&#249; elle pouvait s'&#233;tendre et donc soulager la pression sur ses ressources naturelles, elle rivalisait et m&#234;me d&#233;passait l'Europe. Qu'est-ce que &#231;a aurait &#233;t&#233; si l'amiral Zheng-He, lorsqu'il aborda les c&#244;tes de l'actuel Kenya au XVe si&#232;cle, avait d&#233;cid&#233; d'&#233;tablir des colonies dans la Corne de l'Afrique au lieu de rebrousser chemin ! Apr&#232;s donc l'explication de texte, voici venu le moment de poser les termes de la r&#233;conciliation entre l'Europe (et l'Occident en g&#233;n&#233;ral) et le reste du monde : si l'Occident reconna&#238;t que sa puissance actuelle, ses avanc&#233;es scientifiques et technologiques, sa pens&#233;e philosophique etc&#8230;n'&#233;manent pas de son seul g&#233;nie mais que tout cela doit beaucoup soit &#224; des &#233;l&#233;ments qu'elle a emprunt&#233;es ailleurs soit au travail forc&#233; qu'elle a impos&#233; &#224; des populations non europ&#233;ennes, eh bien l&#224;, oui, nous sommes d'accord, nous le reste du monde, pour partager la responsabilit&#233; des crimes qu'elle a commis ici et l&#224;. Nous sommes d'accord pour assumer avec elle la responsabilit&#233; morale de tous les massacres, g&#233;nocides et autres exterminations qui entachent son histoire. L&#224;, la notion de &#171; crime contre l'humanit&#233; &#187; devient cr&#233;dible, cesse d'&#234;tre un masque, un tour de passe-passe lui permettant de s'en d&#233;douaner.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Alors, d'aucuns me diront que certains penseurs europ&#233;ens et nord-am&#233;ricains ont d&#233;j&#224; plaid&#233; dans ce sens-l&#224;. A ceci je r&#233;ponds que cela est tout &#224; fait exact, mais que lesdits penseurs sont toujours demeur&#233;s marginaux, aux fronti&#232;res de la doxa occidentale. Ce que je veux, moi, c'est que le citoyen moyen occidental en soit, lui, convaincu et l&#224;, il n'y a pas trente-six solutions. Il n'y en a qu'une seule : l'&#233;cole et l'universit&#233;. Il faut que dans ces institutions, on enseigne, d&#232;s leur plus jeune &#226;ge, aux ch&#232;res t&#234;tes blondes que, par exemple, si le ch&#226;teau de Versailles est une merveille, s'il t&#233;moigne bien du g&#233;nie architectural fran&#231;ais, il n'aurait jamais pu avoir &#233;t&#233; construit sans, d'une part, certains emprunts techniques au Moyen-Orient et &#224; l'Asie et sans, d'autre part, les formidables richesses ramen&#233;es du Nouveau Monde gr&#226;ce au travail des esclaves noirs. Il faut que ce genre de choses soit &#233;crit noir sur blanc dans les manuels d'histoire qu'utilisent les &#233;coliers et &#233;tudiants fran&#231;ais, allemands, anglais, &#233;tasuniens, canadiens ou australiens. Or, force est de constater, h&#233;las, que ce n'est absolument pas le cas. Le citoyen moyen occidental est format&#233; pour croire que la puissance de l'Occident est due &#224; lui seul et &#224; personne d'autre ! Un &#233;tudiant fran&#231;ais en histoire peut obtenir son Master, son agr&#233;gation ou son doctorat sans jamais une seule fois avoir &#233;tudi&#233; le r&#244;le de St-Domingue, pourtant la plus riche colonie du monde au XVIIIe si&#232;cle, dans la mont&#233;e en puissance &#233;conomique de la France. Et bien s&#251;r sans jamais non plus avoir entendu parler de la d&#233;faite des vingt mille soldats envoy&#233;s par Napol&#233;on pour r&#233;tablir l'esclavage dans cette &#238;le, au terme d'une guerre de douze ans qui devait aboutir &#224; l'ind&#233;pendance de la colonie qui reprendra son ancien nom am&#233;rindien, Ha&#239;ti.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En conclusion, ce n'est que du jour o&#249; l'Occident se d&#233;cidera enfin &#224; cesser d'universaliser ses crimes et de singulariser ses avanc&#233;es que, nous, le reste du monde, seront dispos&#233;s &#224; entamer le processus (forc&#233;ment long) de r&#233;conciliation d&#233;finitive avec lui.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Toute personne sens&#233;e ne peut qu'avoir h&#226;te qu'un tel jour arrive.&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;right&quot;&gt;Rapha&#235;l Confiant &lt;br /&gt; (avec son autorisation) &lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Source &lt;a href=&quot;http://www.montraykreyol.org/spip.php?article5214&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Montray Kr&#233;yol, le 15 f&#233;vrier 2012&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;p&gt;[&lt;a href='#nh4-1' id='nb4-1' class='spip_note' title='Notes 4-1' rev='footnote'&gt;1&lt;/a&gt;] Il s'agit de &lt;a href=&quot;http://www.criticalsecret.net/une-certaine-lachete-intellectuelle,013.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;em&gt;Une certaine l&#226;chet&#233; intellectuelle&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;, publi&#233; le 12 f&#233;vrier 2012.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;https://www.criticalsecret.net/squelettes-dist/puce.gif&quot; width=&quot;8&quot; height=&quot;11&quot; class=&quot;puce&quot; alt=&quot;-&quot; /&gt; &lt;a name=&quot;polar&quot;&gt;&#8212;&lt;/a&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Du rififi chez les fils de la veuve&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; vient de para&#238;tre aux &#233;ditions &lt;a href=&quot;http://www.caraibeditions.fr/spip.php?article220&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Cara&#239;b&#233;ditions&lt;/a&gt; (suivre le lien). Il est accessible d&#232;s &#224; pr&#233;sent dans la librairie num&#233;rique de l'&#233;diteur, et ne tardera pas &#224; l'&#234;tre plus largement dans les autres librairies sur Internet et dans les librairies urbaines.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;https://www.criticalsecret.net/squelettes-dist/puce.gif&quot; width=&quot;8&quot; height=&quot;11&quot; class=&quot;puce&quot; alt=&quot;-&quot; /&gt; &lt;em&gt;&lt;strong&gt;Citoyens au-dessus de tout soup&#231;on&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; est le premier polar de Rapha&#235;l Confiant, &#233;galement publi&#233; aux &#233;ditions Cara&#239;b&#233;ditions, en octobre 2010. Il a remport&#233; le Prix du livre insulaire &#8212; dans la section Polar &#8212; lors du &lt;a href=&quot;http://www.livre-insulaire.fr/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Salon international du livre insulaire&lt;/a&gt; (suivre le lien) qui s'est tenu l'&#233;t&#233; dernier &#224; l'&#238;le d'Ouessant, pendant le mois d'ao&#251;t, et s'y tiendra &#233;galement cette ann&#233;e, du 17 au 21 ao&#251;t.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'ouvrage est accessible dans les librairies urbaines et dans les librairies sur Internet parmi lesquelles &lt;a href=&quot;http://www.amazon.fr/Citoyens-au-dessus-soup%C3%A7on-Rapha%C3%ABl-Confiant/dp/291762325X&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;amazon.fr&lt;/a&gt; (suivre le lien).&lt;/p&gt; &lt;p&gt; Lire la critique dans le magazine en ligne &lt;a href=&quot;http://www.e-karbe.com/livres/raphael-confiant-remporte-le-prix-du-livre-insulaire-douessant-2011-categorie-polar/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;e-Karbe&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;https://www.criticalsecret.net/squelettes-dist/puce.gif&quot; width=&quot;8&quot; height=&quot;11&quot; class=&quot;puce&quot; alt=&quot;-&quot; /&gt; &lt;a href=&quot;http://www.amazon.fr/rapha%C3%ABl-confiant/s?ie=UTF8&amp;rh=i%3Aaps%2Ck%3ARapha%C3%ABl%20Confiant&amp;page=1&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;L'index des livres de Rapha&#235;l Confiant&lt;/a&gt; accessibles dans la librairie num&#233;rique amazon.fr (3 pages).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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