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	<title>WWW.CRITICALSECRET.NET &#8212; - - &#8212; </title>
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	<description>This is a blog / Ceci est un blog. Diachronic and random news as a view from www.criticalsecret.com. Des nouvelles al&#233;atoires et diachroniques vues par www.criticalsecret.com : FR Digital ISSN 1769-7077. Toute mati&#232;re &#233;ditoriale in&#233;dite / All editorial unpublished matter : &#169; Criticalsecret + author and translator CC . </description>
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		<title>WWW.CRITICALSECRET.NET &#8212; - - &#8212; </title>
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		<title>Charles-Louis Philippe, note biographique</title>
		<link>https://www.criticalsecret.net/charles-louis-philippe-note-biographique,064.html</link>
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		<dc:date>2012-10-16T18:09:54Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Aliette G. Certhoux</dc:creator>


		<dc:subject>La Revue des Ressources (La RdR) et Editions de La Revue des Ressources (ERR)</dc:subject>
		<dc:subject>Aliette Guibert Certhoux</dc:subject>
		<dc:subject>Le groupe de Carnetin</dc:subject>
		<dc:subject>Charles-Louis philippe</dc:subject>

		<description>D'abord communiqu&#233; dans le r&#233;seau international des po&#232;tes et des &#233;crivains anarchistes des revues dans lesquelles il publie ses po&#232;mes et ses premiers textes, &#224; la fin du XIXe si&#232;cle, tels la revue po&#233;tique belge Stella, L'enclos - revue d'&#171; art social &#187;, &#8212; puis La Revue Blanche, qui publie la premi&#232;re version in&#233;dite et int&#233;grale du roman Bubu de Montparnasse, en 1900, &#8212; Charles-Louis Philippe se confirme au d&#233;but du XXe si&#232;cle comme un nouvelliste et un romancier populaires original, dans un registre (...)

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&lt;a href="https://www.criticalsecret.net/+-nouveau-mot,312-+.html" rel="tag"&gt;Le groupe de Carnetin&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.criticalsecret.net/+-charles-louis-philippe,313-+.html" rel="tag"&gt;Charles-Louis philippe&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;D'abord communiqu&#233; dans le r&#233;seau international des po&#232;tes et des &#233;crivains anarchistes des revues dans lesquelles il publie ses po&#232;mes et ses premiers textes, &#224; la fin du XIXe si&#232;cle, tels la revue po&#233;tique belge &lt;u&gt;Stella&lt;/u&gt;, &lt;u&gt;L'enclos&lt;/u&gt; - revue d'&#171; art social &#187;, &#8212; puis &lt;u&gt;La Revue Blanche&lt;/u&gt;, qui publie la premi&#232;re version in&#233;dite et int&#233;grale du roman &lt;em&gt;Bubu de Montparnasse&lt;/em&gt;, en 1900, &#8212; Charles-Louis Philippe se confirme au d&#233;but du XXe si&#232;cle comme un nouvelliste et un romancier populaires original, dans un registre dual urbain et rural qui caract&#233;rise les classes sociales de son temps, concernant aussi bien ceux qui n'ont pas &#233;migr&#233; vers les grands centres industriels et vivent pauvrement des petits m&#233;tiers locaux, &#224; la campagne ou &#224; la ville. Tels sa m&#232;re et son p&#232;re, l'une se louant pour faire du m&#233;nage chez des ch&#226;telains o&#249; elle se rend chaque matin, afin de compl&#233;ter la ressource de l'autre, sabotier &#224; C&#233;rilly, pr&#232;s de la for&#234;t de Tron&#231;ais, o&#249; il va &#224; pied choisir directement aupr&#232;s des b&#251;cherons son bois de coupe, pour les sabots, engagement de la qualit&#233; du m&#233;tier en d&#233;pit d'un commerce mis&#233;rable. Autour de son propre v&#233;cu de la pauvret&#233; il est critique de la soci&#233;t&#233; et de la litt&#233;rature bourgeoises, novateur de la contestation contre les avant-gardes par la singularit&#233; de l'&#339;uvre mat&#233;rialiste, manifeste par sa litt&#233;rature organique (l'engagement social de la biographie de l'auteur intriqu&#233;e en temps &#224; peine diff&#233;r&#233;, et toujours raisonn&#233;e de cette fa&#231;on, avec le sujet et le style), forc&#233;ment toujours exp&#233;rimentale.&lt;br /&gt; Immerg&#233; dans l'&#233;criture du mal il d&#233;veloppe une esth&#233;tique du mal, dont ii &#233;labore d'abord son engagement en m&#234;me temps qu'&#224; travers toute son &#339;uvre il construit une po&#233;tique, qui inspirera directement Thomas Mann &#8212; de son propre aveu [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='footnote' title='&#171; Georg Luk&#225;cs et Charles-Louis Philippe : l'&#233;nigme de Thomas Mann &#187;, (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;].
Avec une &#233;thique personnelle de l'&#233;criture ind&#233;pendante, qui se r&#233;alise en part indissociable de la substance singuli&#232;re de la vie, loin des doctrines et des partis, si de son vivant il se sait reconnu et peut rencontrer le succ&#232;s, par contre le radicalisme de ce style, sans concession ni compromis de tendance ni de culture de la mode, l'emp&#234;che de conna&#238;tre la gloire et le confort qu'aurait pu lui procurer un grand prix litt&#233;raire comme le Goncourt.&lt;br /&gt; En 1902, le fonds de &lt;u&gt;La revue Blanche&lt;/u&gt;, qui est d&#233;clar&#233;e en faillite, est acquis par Fasquelle, l'&#233;diteur de Zola. Ainsi Charles-Louis Philippe &#171; entra-t-il dans cette grande maison &#187;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;font size=&quot;+3&quot;&gt;E&lt;/font&gt; nfant de l'&#233;cole publique obligatoire de Jules Ferry, tout juste fond&#233;e, il suit ses &#233;tudes en tant que boursier de la nation au lyc&#233;e de Montlu&#231;on, puis comme interne au lyc&#233;e de Moulins, dans l'Allier, en classe pr&#233;paratoire scientifique aux grandes &#233;coles, o&#249; il fait sa premi&#232;re rencontre du r&#233;seau litt&#233;raire et po&#233;tique, et anarchiste, &#224; travers Marcel Ray, au courant des mouvements po&#233;tiques et des publications accessibles &#224; Paris.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ayant &#233;chou&#233; aux concours il d&#233;cide de venir vivre dans la capitale pour rallier le r&#233;seau inform&#233; &#224; Moulins, et apr&#232;s divers m&#233;tiers pour gagner sa vie de mis&#232;re, tandis qu'il &#233;crit et produit ses premi&#232;res publications, il finit par devenir, gr&#226;ce &#224; Maurice Barr&#232;s qui aide les jeunes &#233;crivains, travailleur du service public, comme piqueur des trottoirs parisiens, charg&#233; pour le compte de la pr&#233;fecture de la Seine de la surveillance de l'encombrement des terrasses de caf&#233; (emploi de troisi&#232;me cat&#233;gorie &#224; l'&#233;chelle des salaires). Ce qui engage son &#233;criture, temps de travail et sensibilit&#233; de la ville inclus. Il est un lecteur de Kierkegaard et de Nietzsche, mais aussi de Darwin, et se tient &#224; distance &#224; la fois du naturalisme scientifique d'un Zola et du r&#233;alisme lyrique d'un Maupassant, ou encore du r&#233;alisme social d'un Flaubert. C'est l'&#233;nergie litt&#233;raire r&#233;volt&#233;e, engag&#233;e par la vie sociale et philosophique d'un Dosto&#239;evski, et le sillon existentiel asc&#233;tique inaugur&#233; en Europe du nord, qui l'inspirent, tel le norv&#233;gien Knut Hamsun, (&#233;galement remarqu&#233; par Mirbeau [&lt;a href='#nb2' class='spip_note' rel='footnote' title='En 1895, Octave Mirbeau a &#233;crit de fa&#231;on pr&#233;cise sur le g&#233;nie de l'&#233;crivain (...)' id='nh2'&gt;2&lt;/a&gt;]), qui choisit d&#233;lib&#233;r&#233;ment la faim plut&#244;t que le confort pour &#233;crire et d'abord de ne pas vivre de sa plume plut&#244;t que la compromettre. Mais, dans la litt&#233;rature des maux et du mal selon Philippe le choix de la pauvret&#233; n'existe pas, puisque non seulement il est pauvre n&#233; &#224; la campagne mais sans &#234;tre un paysan : il fera donc une litt&#233;rature sur la pauvret&#233; historiquement int&#233;gr&#233;e dans sa classe sociale de pauvre &#8212; pour la rendre &#233;mergente &#224; travers l'&#233;mergence sociale de l'auteur qui, de l'&#233;cole devenue gratuite et obligatoire, attend ses successeurs. Ainsi, dans le sens Granscien dire qu'il est un &#233;crivain organique n'est pas d&#233;pourvu de pertinence.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais qu'est-ce-&#224;-dire de n'&#234;tre pas naturaliste ? S'il veut d&#233;passer le naturalisme, pourtant, c'est aussi bien la fascination du naturalisme que celle de Dosto&#239;evski qui saisissent L&#233;on-Paul Fargue et Francis Jourdain &#224; leur premi&#232;re lecture de &lt;em&gt;Bubu de Montaparnasse&lt;/em&gt; : &#171; mystiques de Dosto&#239;evski et du naturalisme. J'avais d&#233;j&#224; not&#233; quelques sensations analogues dans une petite nouvelle intitul&#233;e &lt;em&gt;Marie Pamelart&lt;/em&gt;, ou la &lt;em&gt;Rue Lepic&lt;/em&gt; &#187; [&lt;a href='#nb3' class='spip_note' rel='footnote' title='Il s'agit d'une r&#233;f&#233;rence &#224; une petite nouvelle que Fargue a &#233;crite &#224; propos (...)' id='nh3'&gt;3&lt;/a&gt;], &#233;crit Fargue.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#171; &lt;em&gt;Ma grand-m&#232;re &#233;tait mendiante, mon p&#232;re, qui &#233;tait un enfant plein d'orgueil, a mendi&#233; lorsqu'il &#233;tait trop jeune pour gagner son pain. J'appartiens &#224; une g&#233;n&#233;ration qui n'est pas encore pass&#233; par les livres. [...] Il faut que je vous rappelle qu'il est en moi des v&#233;rit&#233;s plus imp&#233;rieuses que celles que vous appelez &#171; les v&#233;rit&#233;s fran&#231;aises &#187;. Vous s&#233;parez les nationalit&#233;s, c'est ainsi que vous diff&#233;renciez le monde, moi je s&#233;pare les classes. [...] Nous avons &#233;t&#233; mur&#233;s comme des pauvres et, parfois, lorsque la Vie entrait chez nous, elle portait un b&#226;ton. Nous n'avons eu comme ressource que de nous aimer les uns les autres. C'est pourquoi j'&#233;cris toujours plus tendre que ma t&#234;te ne le commande. Je crois &#234;tre en France le premier d'une race de pauvres qui soit all&#233;e dans les lettres. &lt;/em&gt; &#187; (Lettre de remerciement &#224; Maurice Barr&#232;s) [&lt;a href='#nb4' class='spip_note' rel='footnote' title='Cet extrait permet de comprendre le projet de litt&#233;rature organique engag&#233;e (...)' id='nh4'&gt;4&lt;/a&gt;].&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le paradoxe de l'intention de Philippe est peut-&#234;tre d'avoir pos&#233; que produire une litt&#233;rature &#233;mergente de la pauvret&#233; de classe par un pauvre m&#234;me p&#251;t le mener &#224; la r&#233;ussite litt&#233;raire, &#8212; ce qui &#233;tait concevable et d'ailleurs eut lieu, &#8212; donc sociale, &#8212; ce qui, dans une soci&#233;t&#233; bourgeoise install&#233;e sur la r&#233;pression des communards et en m&#234;me temps culpabilis&#233;e par la mis&#232;re, &#233;tait peu probable concernant une litt&#233;rature de l'&#233;chec, &#224; laquelle seuls des dandys bourgeois ou aristocrates en rupture de banc qui s'y seraient livr&#233;s auraient pu d'aventure rencontrer les louanges de l'exception, part maudite de la classe dominante qui ne peut venir que du potlatch de son propre bien. D'o&#249; l'immense d&#233;ception qu'il p&#251;t ressentir en 1906 &#224; consid&#233;rer l'&#233;chec de son &#339;uvre &lt;em&gt;Croquignole&lt;/em&gt; au Goncourt comme l'&#233;chec de sa vie, puisqu'il y avait attach&#233; un projet de r&#233;ussite sociale : &#233;chec pourtant logique concernant la vanit&#233; du consum&#233;risme du parvenu d'origine mis&#233;rable qui finit par se suicider. Seule la r&#233;ussite bourgeoise de &lt;em&gt;Croquignole&lt;/em&gt; comme repr&#233;sentation du progr&#232;s social aurait pu apporter &#224; son auteur la gloire que connut &lt;em&gt;Marie-Claire&lt;/em&gt; &#8212; un roman de la r&#233;ussite, certes modeste mais r&#233;ussite &#233;difiante vu le parcours autobiographique de la protagoniste, qui pour sa r&#233;ussite d&#233;finitive sera couronn&#233;e par le genre f&#233;minin de la minorit&#233; bourgeoise en lutte pour son propre pouvoir. Le pire peut-&#234;tre, c'est que Philippe se risqu&#226;t dans une biographie fictive qu'il consid&#233;rait probablement &#224; travers sa connaissance de la &#171; fanfarlo &#187; comme ayant pu &#234;tre la sienne, puisqu'il s'agissait de l'usage fulgurant d'une fortune impr&#233;vue, pourtant il ne connaissait pas l'argent de la jouissance et ne le connut pas, restant pauvre de ne pas avoir &#233;t&#233; laur&#233;at du Goncourt. Il est pass&#233; dans la pure fiction, &#233;ventuellement fantasmatique plut&#244;t que m&#233;taphorique, et c'est peut-&#234;tre ici la trahison de son objet litt&#233;raire mat&#233;rialiste, la bio-fiction de ce qu'il connaissait o&#249; l'auto-fiction, o&#249; il excellait, qui le fit perdre. Il se peut aussi que cette recherche nouvelle orient&#233;e vers une conception plus conventionnelle de la litt&#233;rature romanesque, la fiction repr&#233;sentative, l'ait d'autant plus &#233;cart&#233; de la pertinence cr&#233;ative de la biographie de son p&#232;re, cumulant les autres raisons de ne pouvoir la conclure apr&#232;s la mort de ce dernier.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La seconde poup&#233;e russe de ce paradoxe, ou plut&#244;t l'ironie du destin, est que Philippe ayant connu le succ&#232;s et la vogue avec &lt;em&gt;Bubu de Montparnasse&lt;/em&gt; mais pas l'argent ni la gloire d'un laur&#233;at du Goncourt [&lt;a href='#nb5' class='spip_note' rel='footnote' title='Le premier Prix Goncourt, &#171; le meilleur ouvrage d'imagination en prose, paru (...)' id='nh5'&gt;5&lt;/a&gt;], voulant soudain passer &#224; la grande litt&#233;rature fictionnelle sur une position de classe comme ses pr&#233;d&#233;cesseurs (pour ne citer que Zola), du coup d&#233;serte la litt&#233;rature organique ; or ce qu'il a fond&#233; auparavant demeure et se d&#233;veloppe en dehors de lui, devenant profitable pour d'autres (cette influence traversera m&#234;me l'&#339;uvre de Gide). Aussi le double fond du paradoxe &#224; propos de Marguerite Audoux n'est pas tant qu'elle r&#233;uss&#238;t o&#249; il a &#233;chou&#233;, quand elle obtient le Prix rival du Goncourt l'ann&#233;e suivant la mort de son ami, mais qu'au moment o&#249; il se pensa au-dessus de ce genre, m&#234;me s'il venait d'&#233;chouer dans son exp&#233;rience suivante, apr&#232;s avoir manqu&#233; le Goncourt en 2006, il se retrouv&#226;t dans la position du ma&#238;tre du genre d&#233;sert&#233; initiant une &#233;l&#232;ve, quoique sans l'influencer formellement, en mettant simplement la premi&#232;re main du correcteur de l'orthographe et de la syntaxe sur le manuscrit de &lt;em&gt;Marie-Claire&lt;/em&gt;, et qu'en cela il install&#226;t la victoire future de ce livre. A fortiori en inaugurant le suivi du manuscrit pour le rendre pr&#233;sentable par un intervenant de l'&#233;dition de la qualit&#233; litt&#233;raire et professionnelle d'un Valery-Larbaud, qui recopiera le tout proprement au moment o&#249; Philippe engag&#233; dans une chronique pour la Presse n'a plus le temps de le faire, comme Marguerite Audoux souffrant alors de crises d'ophtalmie r&#233;p&#233;titives ne peut s'y lancer elle-m&#234;me. Par l&#224; il assure son soutien qui suivra au-del&#224; de sa mort. D'&#233;crivain volontaire &#224; &#233;crivain institu&#233; (ce qu'il n'est pas encore et ne sera jamais, suite &#224; ses mauvais choix de vouloir en vivre), il contribue personnellement au manuscrit de la r&#233;ussite litt&#233;raire de son amie o&#249; lui-m&#234;me a &#233;chou&#233; de ne vouloir poursuivre. Outre la somme d'argent apport&#233;e par le Prix, elle vendra d'embl&#233;e plus de 100 000 exemplaires de son livre [&lt;a href='#nb6' class='spip_note' rel='footnote' title='Le Prix Vie Heureuse a &#233;t&#233; fond&#233; par la femme de Lettres et po&#233;tesse Anna de (...)' id='nh6'&gt;6&lt;/a&gt;]. O&#249; il &#233;tait puissant de son invention litt&#233;raire, tout au contraire ayant voulu devenir un styliste institu&#233; pour gagner sa vie en tant qu'&#233;crivain, en m&#234;me temps qu'il pense progressiste de devoir se r&#233;inventer litt&#233;rairement pour devenir socialement, il entre dans une contradiction de la r&#233;ussite populaire avec le projet de r&#233;ussite sociale de la litt&#233;rature o&#249; les auteurs doivent reproduire leur &#339;uvre en ce qui en a d&#233;j&#224; plu. Tout au contraire de l'attente d'un bonheur social issu de la production de l'&#339;uvre, c'est l'assignation tragique de l'auteur qui s'installe &#8212; ou se reproduit &#8212; dans sa migration sociale.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il est aussi un romancier contemporain de la naissance du cin&#233;ma, inventant des structures de r&#233;cit dynamique pr&#233;monitoires de l'&#233;criture des images dans le r&#233;cit filmique, qui organise la force &#233;motionnelle originale, particuli&#232;rement puissante, de ses histoires. Tel le montage parall&#232;le alors qu'il n'en existe pas encore au cin&#233;ma, &#224; la fin de &lt;em&gt;Bubu de Montparnasse&lt;/em&gt;, son roman g&#233;n&#233;rationnel. Ou le champ contre champ, et le rapport d'opposition entre le point de vue subjectif immerg&#233; et le point de vue objectif &#224; distance, par exemple dans l'actualisation du viol de &lt;em&gt;La chair de trois gueux&lt;/em&gt;, une des &lt;em&gt;Quatre histoires du pauvre amour&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Donc un auteur de rythme et de mouvement conflictuels r&#233;alisant les pulsions sous la forme d'images antagoniques, plut&#244;t que compl&#233;mentaires, avec leurs oppositions (sentiments et d&#233;sirs entre tendresse et violence, entre beaut&#233; et laideur), qui composent un r&#233;cit dynamique par lui-m&#234;me, arborescent, produisant la violence de la perception de l'&#233;criture (non lin&#233;aire ni statique), le d&#233;sir &#233;rotique, et parfois le choc, quand il s'agit d'immerger pour livrer la compr&#233;hension du pire. Ce qui fait conf&#233;rer son style &#224; un flux po&#233;tique.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Selon les &#339;uvres, la litt&#233;rature de Charles-Louis Philippe se pr&#233;sente soit comme une litt&#233;rature populaire de l'existence inspir&#233;e et socialement violente, notamment la sexualit&#233; et la mis&#232;re, ou bien la consommation forcen&#233;e du plaisir jusqu'&#224; son &#233;puisement et jusqu'au suicide (&lt;em&gt;Croquignole&lt;/em&gt;), soit comme une litt&#233;rature populiste iconique de la pauvret&#233; qu'il conna&#238;t bien de l'int&#233;rieur, et dont il veut transmettre la beaut&#233;. N&#233; dans un milieu pauvre il reste pauvre parmi ses amis artistes et &#233;crivains, tous moins pauvres que lui et deux d'entre eux franchement riches, mais quant &#224; lui sans profiter moindrement de leurs subsides, &#233;tant un homme socialement assum&#233;, autonome et particuli&#232;rement int&#232;gre, &#8212; fiert&#233; de la pauvret&#233; h&#233;rit&#233;e de son p&#232;re.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Charles-Louis Philippe est actif et influent dans la discussion litt&#233;raire de son temps et expert dans son r&#233;seau d'&#233;criture. Pendant un moment il fr&#233;quente les mardi de Mallarm&#233;, mais comme les po&#232;tes anarchistes et comme Gide, il combat autant l'id&#233;alisme et le naturalisme que le symbolisme, et s'oppose sur le plan &#233;ditorial aux tendances du d&#233;cadentisme et du pan-europ&#233;anisme naissant, en lesquels &#224; l'instar de ses amis il ressent une mont&#233;e europ&#233;enne des droites nationalistes. Critique des avant-gardes, en toute logique de son engagement contre les dogmes, il ne produit pas de th&#233;orie litt&#233;raire, en d&#233;pit de la r&#233;f&#233;rence de groupe qu'il partage comme leader d'opinion parmi ses plus grands amis, et avec lesquels il se retrouve en communaut&#233; &#171; fraternelle &#187; (qualitatif qu'ils donnent eux-m&#234;mes &#224; leur groupe), chaque week end, de 1904 &#224; 1907, dans une maison en location &#224; Carnetin, village rural donnant son nom au groupe pour ceux qui veulent les d&#233;signer ensemble, perch&#233; sur un coteau dans la vall&#233;e de la Marne, pr&#232;s de Lagny, petite ville reli&#233;e &#224; Paris par le chemin de fer.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il est reconnu par les personnalit&#233;s litt&#233;raires qui lui sont contemporaines, parmi lesquelles au fil des ann&#233;es, Ren&#233; Ghil, Henri Gh&#233;on, Marcel Schwob (son voisin insulaire malade, au serviteur chinois), L&#233;on Werth, Elie Faure, Octave Mirbeau, Val&#233;ry Larbaud, L&#233;on-Paul Fargue &#8212; alors h&#233;sitant encore entre les arts plastiques et l'&#233;criture, avec son ami le designer Francis Jourdain, &#8212; ou Andr&#233; Gide, avec lequel il fonde la seconde Nouvelle Revue Fran&#231;aise ; et dans un cercle &#233;largi, des &#233;crivains comme le po&#232;te Francis Jammes, ou le dramaturge Paul Claudel. Et au-del&#224; de l'hexagone des gens qui en sont familiers comme Louis Lumet, T. S. Eliot, Georg Luk&#225;cs et d'autres, plus tard.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Charles-Louis Philippe est un auteur culte anti-acad&#233;mique, un &#233;crivain populaire mais encore un &#233;crivain pour &#233;crivains et pour artistes et un &#233;litiste de l'engagement mat&#233;rialiste du style rapport&#233; au sujet social. Il est consid&#233;r&#233; comme un initiateur avis&#233; dans la lecture critique de ses contemporains, &#224; travers le r&#233;seau de ses rencontres &#233;lectives et de ceux qui le recherchent &#224; cause de ses &#339;uvres contrast&#233;es, comme le dira plus tard L&#233;on-Paul Fargue, &#233;voquant son aventure avec Francis Jourdain dans la grande ville, pour trouver l'auteur qui avait pu &#233;crire &#224; la fois &lt;em&gt;La m&#232;re et l'enfant&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;Bubu de Montparnasse&lt;/em&gt; (s'agissant du trottoir et de la syphilis)... Finalement, les deux amis trouvent leur homme dans une cr&#232;merie de l'Ile Saint Louis, o&#249; ce dernier, ne disposant pas de quoi cuisiner chez lui, une chambre inconfortable et humide, &#224; l'entresol d'un immeuble, quai de Bourbon, tient une ardoise. Ils deviennent ins&#233;parables et s'engageront ensemble dans la location d'une maison de campagne &#224; Carnetin, avec l'&#233;pouse de Francis Jourdain, Agathe, designer de v&#234;tements, et &#201;milie Millerand dite M&#233;lie, une femme athl&#233;tique et joyeuse, blanchisseuse et femme de m&#233;nage de son &#233;tat et m&#232;re d'une petite fille que Charles-Louis surnomme Quasie... Le lieu et la maison disponible ont &#233;t&#233; trouv&#233;s par Michel Yell, qui les y rejoint souvent en compagnie de son amour, Marguerite Audoux.
&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_836 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.criticalsecret.net/IMG/jpg/ch.-l._philippe_et_milie_s.d.jpg' width='500' height='344' alt='JPEG - 74 ko' style='height:344px;width:500px;' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dd class='spip_doc_descriptif' style='width:350px;'&gt;&lt;font size=&quot;-2&quot;&gt;Charles-Louis Philippe et sa compagne Emilie Millerand dite M&#233;lie, (probablement lors d'un week end &#224; Carnetin &#8212; entre 1904 et 1907) Source : Fonds patrimonial Charles-Louis Philippe &lt;br /&gt; &lt;a href=&quot;http://mediathequevalerylarbaudpatrimoine.blogspot.fr/2014/10/charles-louis-philippe.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;M&#233;diath&#232;que Valey-Larbaud&lt;/a&gt;, Vichy.&lt;/font&gt;
&lt;/dd&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Au d&#233;but de 1908, le statut familial et amoureux de chacun a chang&#233;, notamment les Jourdain ayant leur premier enfant [&lt;a href='#nb7' class='spip_note' rel='footnote' title='Francis et Agathe Jourdain ont donn&#233; &#224; leur fils le pr&#233;nom compos&#233; de (...)' id='nh7'&gt;7&lt;/a&gt;] veulent acheter une maison, et la vie de Philippe s'est compliqu&#233;e d'un devoir de visite mensuel dans l'Allier pour aller voir sa m&#232;re, veuve depuis l'ann&#233;e pr&#233;c&#233;dente, ainsi que de l'influence n&#233;faste d'un voisin dandy de mauvais conseil, chez lequel M&#233;lie fait du m&#233;nage, ce qui ne peut la rendre respectable en compagne d'un ami, aux yeux de ce faux ami cynique, qu'est le brillant Alain Salmon [&lt;a href='#nb8' class='spip_note' rel='footnote' title='D'ailleurs dans ses Souvenirs sans fin, Andr&#233; Salmon saluant Charles-Louis (...)' id='nh8'&gt;8&lt;/a&gt;]. Philippe a secr&#232;tement engag&#233; une liaison avec une autre femme, mari&#233;e, rencontr&#233;e aupr&#232;s des Jourdain. Il se s&#233;pare d'&#201;milie Millerand &#224; la fin de 1908. De sorte qu'il habite seul d&#233;sormais. Ces conditions conviennent &#224; recevoir sa m&#232;re pour laquelle, &#224; l'&#233;gal de Salmon mais pour d'autres raisons, le statut de M&#233;lie lui rappelant sa propre jeunesse n'envoie pas le signe de la r&#233;ussite sociale attendue pour son fils. Aussi, le groupe de Carnetin ayant perdu ses libert&#233;s respectives et en commun rend la maison &#224; son propri&#233;taire, le compositeur Claude Terrasse.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Claude Terrasse, ami du directeur du Mercure de France, Alfred Valette et de son &#233;pouse Rachilde, et partenaire artistique du d&#233;j&#224; regrett&#233; Alfred Jarry (mort en 1907), pour la cr&#233;ation musicale attribu&#233;e &#224; la premi&#232;re repr&#233;sentation d'Ubu Roi, dans le th&#233;&#226;tre de marionnette pour adultes du compositeur m&#234;me, le Th&#233;&#226;tre des pantins, le 20 janvier 1898 [&lt;a href='#nb9' class='spip_note' rel='footnote' title='Voir la note biographique sur Claude Terrasse dans un des sites fran&#231;ais qui (...)' id='nh9'&gt;9&lt;/a&gt;].&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Contrairement &#224; Anna de Noailles qui enverra ses f&#233;licitations &#224; Philippe pour son dernier roman achev&#233; ,&lt;em&gt;Corquignole&lt;/em&gt;, Rachilde trouvera l'ouvrage trop brutal et trop cru, et au grand dam du soutien inconditionnel de Mirabeau &#224; Philippe, pour la seconde fois, ce livre ultime ne remportera pas le Goncourt, en 1906.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les pages tournent. Le groupe se s&#233;pare dans les m&#233;andres de chaque destin, du moins il ne se fr&#233;quente plus r&#233;guli&#232;rement &#224; Paris, comme avant Carnetin. D'autant plus que la m&#232;re de Philippe, depuis la mort de son mari, veille sur les &#233;conomies de son fils, et profite de venir passer de longs moments chez lui, durant les hivers, pour faire de l'ing&#233;rence dans la vie de ce dernier. Pensant &#224; tort le prot&#233;ger elle exerce des pressions contre son mode d'existence personnel et social, parmi lesquelles la concierge de l'immeuble o&#249; il vit, devenue son informatrice orient&#233;e sur les all&#233;es et venues des visiteurs et visiteuses du troisi&#232;me &#233;tage, quand elle est de retour chez elle, dans le Bourbonnais, n'est pas la moindre qui p&#232;se sur lui. Elle ne comprend pas la personnalit&#233; ni l'importance de l'activit&#233; en r&#233;seau de Philippe, et les attribue &#224; tort &#224; l'entretien de nombreuses ma&#238;tresses, les ma&#238;tresses de ses amis inclus, et &#224; la d&#233;bauche. Ce qui oblige Philippe &#224; cloisonner sa vie et l'isole, redoublant la division de sa vie priv&#233;e due &#224; sa nouvelle ma&#238;tresse, l'&#233;pouse d'un peintre connu, pour le respect personnel et mondain desquels il doit cacher cette relation.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Au d&#233;but de 1909, M&#233;lie, livr&#233;e &#224; la maladie, meurt de d&#233;sespoir. C'est un signe catastrophique pour Philippe, qui a d&#233;j&#224; souffert de culpabilit&#233; &#224; la mort de son p&#232;re, dont il avait commenc&#233; la bio-fiction de son vivant, contre le gr&#233; de sa m&#232;re, et que sous le titre de &lt;em&gt;Charles Blanchard&lt;/em&gt;, il ne parvient ni ne parviendra &#224; achever. Il se rend chez un chapelier qui lui offre un chapeau, et Philippe lui r&#233;pond que ce sera le dernier.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Charles-Louis Philippe meurt quelques mois apr&#232;s, aussi pr&#233;matur&#233;ment que son ancienne compagne puisqu'il a alors 35 ans, le 21 d&#233;cembre 1909, d'une m&#233;ningite probablement syphilitique venue compliquer une fi&#232;vre typho&#239;de (qu'il pense avoir contract&#233;e en mangeant des huitres), d&#233;sesp&#233;r&#233; par son second &#233;chec au Goncourt, qui aurait pu lui apporter du confort et surtout d'interrompre enfin son emploi, pour r&#233;aliser un voyage. Tous ses amis reviendront aupr&#232;s de lui, peu avant ou juste apr&#232;s le moment de sa mort, au moment m&#234;me o&#249; commence la grande crue de la Seine. de 1910 [&lt;a href='#nb10' class='spip_note' rel='footnote' title='Dans l'opus 14, num&#233;ro sp&#233;cial de la Nouvelle Revue fran&#231;aise rendant hommage (...)' id='nh10'&gt;10&lt;/a&gt;]&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Tout jeune enfant, il avait souffert d'une tuberculose osseuse h&#233;rit&#233;e de sa jeune demi-s&#339;ur, peu de temps avant qu'elle n'en perd&#238;t la vie. La maladie lui avait atteint la m&#226;choire et apr&#232;s une intervention chirurgicale, par un m&#233;decin-dentiste insuffisamment comp&#233;tent, il avait gard&#233; le visage d&#233;form&#233;. &#192; cause des s&#233;quelles de l'intervention, le traitement alli&#233; &#224; l'absence d'alimentation normale et les carences trop longtemps prolong&#233;s avaient limit&#233; sa croissance : il &#233;tait rest&#233; tr&#232;s petit, mais sans &#234;tre &#171; contrefait &#187; &#8212; disait Gide, pour &#233;loigner toute comparaison avec Toulouse-Lautrec, qu'un des fr&#232;res Natanson fondateurs de &lt;u&gt;La revue Blanche&lt;/u&gt; avait pourtant rapproch&#233; de Philippe, dans une sublimation de leur g&#233;nie &#233;voquant les nains de Velasquez. Ce qui ne porta pas d'ombrage &#224; sa force de s&#233;duction amoureuse aupr&#232;s des femmes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Apr&#232;s la mort de Philippe, c'est Val&#233;ry Larbaud, gr&#226;ce &#224; L&#233;on-Paul Fargue devenu son proche ami, qui reprend &#224; sa charge l'aide &#233;conomique n&#233;cessaire pour l'&#233;ducation scolaire de Quasie, la fille orpheline de M&#233;lie, avec lesquelles Charles-Louis Philippe avait partag&#233; les quelques ann&#233;es heureuses de sa vie.&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;right&quot;&gt;(A. G. C.)&lt;/div&gt;
&lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/h3&gt;
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&lt;p&gt;* Si le tweet qui appara&#238;t dans la fen&#234;tre d'envoi est trop long, (le nombre de signes en exc&#232;s apparaissant dessous, pr&#233;c&#233;d&#233; de : &quot;-&quot;) le raccourcir avant de l'envoyer, en prenant soin de ne pas supprimer le lien m&#234;me de l'article.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/h3&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;Voir en ligne : &lt;a href="http://www.larevuedesressources.org/-dossier-charles-louis-philippe,133-.html" class="spip_out"&gt;&lt;strong&gt;Dossier Charles-Louis Philippe, La RdR&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;p&gt;[&lt;a href='#nh1' id='nb1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='footnote'&gt;1&lt;/a&gt;] &#171; &lt;a href=&quot;http://www.larevuedesressources.org/georg-lukacs-et-charles-louis-philippe-l-enigme-de-thomas-mann,2428.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Georg Luk&#225;cs et Charles-Louis Philippe : l'&#233;nigme de Thomas Mann&lt;/a&gt; &#187;, traduction d'apr&#232;s Judith T Marcus, dans &lt;em&gt;La revue des ressources&lt;/em&gt;, nov. 2012. on peut lire aussi dans la m&#234;me revue l'article corr&#233;latif &#171; &lt;a href=&quot;http://www.larevuedesressources.org/la-connexion-thomas-mann-charles-louis-philippe-une-lecture-des-observations-de-judith,2430.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;La connexion Thomas Mann Charles-Louis Philippe, une lecture des observations de Judith Marcus&lt;/a&gt; &#187; d'Aliette G. Certhoux, (juin. 2015).&lt;/p&gt;&lt;p&gt;[&lt;a href='#nh2' id='nb2' class='spip_note' title='Notes 2' rev='footnote'&gt;2&lt;/a&gt;] En 1895, Octave Mirbeau a &#233;crit de fa&#231;on pr&#233;cise sur le g&#233;nie de l'&#233;crivain norv&#233;gien Knut Hamsun (futur Nobel de Litt&#233;rature : en 1920), l'opposant &#224; la m&#233;diocrit&#233; de Auguste Strindberg qu'il estime devoir dire bri&#232;vement en introduction. Cet article se trouve dans la recension posthume de ses textes sur les auteurs, &lt;em&gt;Les &#233;crivains&lt;/em&gt;, publi&#233;e sous ce titre en 1926, aux &#233;ditions Flammarion, article aujourd'hui librement accessible en &lt;a href=&quot;http://fr.wikisource.org/wiki/Les_%C3%89crivains/Knut_Hamsun&quot; target=&quot;-blank&quot;&gt;wikisource&lt;/a&gt; - suivre le lien.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh3' id='nb3' class='spip_note' title='Notes 3' rev='footnote'&gt;3&lt;/a&gt;] Il s'agit d'une r&#233;f&#233;rence &#224; une petite nouvelle que Fargue a &#233;crite &#224; propos d'une femme qu'il a rencontr&#233;e, rue Lepic, et qu'il trouve sans doute surpass&#233;e par le roman de Charles-Louis Philippe, quand il le lit &#8212; du moins &#224; entendre la suite de la lettre, o&#249; il raconte comment sans d&#233;lai il va faire d&#233;couvrir ce roman &#224; son ami Henry Jean-Marie Levet, diplomate et po&#232;te sign&#233; Henry Levey, et &#224; Francis Jourdain qui les rejoint : &#171; [... ] Et nous voil&#224; trois enthousiastes &#224; lire &#224; haute voix &lt;em&gt;Bubu de Montaparnasse&lt;/em&gt;. [...] &#187;. Cette citation et son compl&#233;ment sont extraits d'une lettre manuscrite de L&#233;on-Paul Fargue retrouv&#233;e en l'&#233;tat parcellaire de deux pages num&#233;rot&#233;es 5 et 6, dont la page 5 commence par le mot &#171; mystiques &#187;, sans majuscule, comme au milieu d'une phrase. (Louise Rypko Schub ; &lt;em&gt;L&#233;on-Paul Fargue&lt;/em&gt;, col. Histoire des Id&#233;es et Critique litt&#233;raire, &#233;d. Droz, Gen&#232;ve, 1973 ; p. 86, note 64).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh4' id='nb4' class='spip_note' title='Notes 4' rev='footnote'&gt;4&lt;/a&gt;] Cet extrait permet de comprendre le projet de litt&#233;rature organique engag&#233;e de Philippe, et en m&#234;me temps de pr&#233;ciser en quoi consistent ses relations sociales avec d'autres &#233;thiques de classe que la sienne, c'est-&#224;-dire la politesse sans fusion ni effusion. Il s'agit &#224; la fois de remercier Maurice Barr&#232;s, &#233;minent nationaliste, qui a pu l'aider en lui faisant attribuer son emploi aupr&#232;s de la Pr&#233;fecture de la Seine, &#8212; ce qui lui assurera une ressource de base jusqu'&#224; la fin de sa vie, &#8212; et de manifester une position de classe &#224; l'&#233;gide de laquelle il accepte cette aide et en remercie, mais sans s'abuser sur sa condition propre ni sur l'opposition sociale des visions politiques, et en d&#233;finissant la sienne il manifeste son autonomie par rapport &#224; son protecteur, pour &#234;tre &#233;galement clair sur son insoumission &#224; l'id&#233;ologie nationaliste.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh5' id='nb5' class='spip_note' title='Notes 5' rev='footnote'&gt;5&lt;/a&gt;] Le premier Prix Goncourt, &#171; le meilleur ouvrage d'imagination en prose, paru dans l'ann&#233;e &#187; s'agissant presque exclusivement de roman, a &#233;t&#233; d&#233;cern&#233; en 1903 pour &lt;em&gt;Force ennemie&lt;/em&gt;, de John-Antoine Nau, auteur quasiment inconnu aujourd'hui si ce n'&#233;tait cit&#233; pour son Prix.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh6' id='nb6' class='spip_note' title='Notes 6' rev='footnote'&gt;6&lt;/a&gt;] Le Prix Vie Heureuse a &#233;t&#233; fond&#233; par la femme de Lettres et po&#233;tesse Anna de Noailles, r&#233;dactrice en chef de la revue &#233;ponyme qui fusionnera avec la revue Femina, et 22 collaboratrices parmi lesquelles Julia Daudet et Judith Gautier, soucieuses de donner un jury de femmes pour un Prix prestigieux &#233;quivalent du Goncourt, qui tient un jury masculin ; depuis la fondation en 1904, ce prix est alors traditionnellement attribu&#233; &#224; l'h&#244;tel Crillon le premier mercredi de novembre, quelques jours avant la tenue du Goncourt, auquel il peut donc couper la route, tant que l'un n'exige pas l'exclusivit&#233; de son inscription &#8212; seulement celle de la r&#233;ussite. Sur le Prix, Femina, lire la recension historique de Sylvie Ducas, &lt;a href=&quot;http://www.erudit.org/revue/rf/2003/v16/n1/007343ar.html/fr-fr/007342ar.html?lang=fr&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;em&gt;Le prix Femina : la cons&#233;cration litt&#233;raire au f&#233;minin&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;, in Revue &lt;u&gt;Recherches f&#233;ministes&lt;/u&gt;, Vol. 16, n&#176; 1, 2003, p. 43-95.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh7' id='nb7' class='spip_note' title='Notes 7' rev='footnote'&gt;7&lt;/a&gt;] Francis et Agathe Jourdain ont donn&#233; &#224; leur fils le pr&#233;nom compos&#233; de l'ensemble du pr&#233;nom et du nom de Charles-Louis Philippe : Charles-Louis-Philippe. Il existe des photographies en ville de l'auteur avec l'enfant et son p&#232;re.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh8' id='nb8' class='spip_note' title='Notes 8' rev='footnote'&gt;8&lt;/a&gt;] D'ailleurs dans ses &lt;em&gt;Souvenirs sans fin&lt;/em&gt;, Andr&#233; Salmon saluant Charles-Louis Philippe en l'attribuant du titre &lt;em&gt;Le romancier des humbles&lt;/em&gt; ne t&#233;moignera pas d'une vision aig&#252;e de Charles-Louis Philippe ni de la force de son &#233;criture, versant plut&#244;t dans l'&#233;vocation anecdotique et spectaculaire. Heureusement Fargue, Gide, Jourdain, et tous les autres sont l&#224; pour le transmettre autrement.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh9' id='nb9' class='spip_note' title='Notes 9' rev='footnote'&gt;9&lt;/a&gt;] Voir la note biographique sur Claude Terrasse dans &lt;a href=&quot;http://www.claudeterrasse.net/biograph.php&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;un des sites fran&#231;ais qui lui sont d&#233;di&#233;s&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh10' id='nb10' class='spip_note' title='Notes 10' rev='footnote'&gt;10&lt;/a&gt;] Dans l'opus 14, num&#233;ro sp&#233;cial de la &lt;u&gt;Nouvelle Revue fran&#231;aise&lt;/u&gt; rendant hommage &#224; Charles-Louis Philippe, en 1910, Marguerite Audoux qui se trouvait au chevet de son ami au moment o&#249; il &#171; rendit l'&#226;me &#187;, &#233;voque des souvenirs partag&#233;s avec Michel Yell, alors son compagnon de vie, notamment la relation &#233;pisodique mais fid&#232;le de Philippe avec Marthe, jeune prostitu&#233;e qui inspira Berthe, le personnage f&#233;minin de &lt;em&gt;Bubu de Montparnasse&lt;/em&gt;, et qu'il continua de prot&#233;ger contre la violence de son prox&#233;n&#232;te jusqu'&#224; l'aider &#224; fuir d&#233;finitivement de Paris, gr&#226;ce au concours de ses amis. Elle &#233;voque alors la nouvelle amie de Philippe, &#224; la m&#234;me &#233;poque, Marie Donadieu, qui &#224; son tour inspirera &lt;a href=&quot;http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k255859k&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;un livre&lt;/a&gt;, puis les promenades dominicales des trois amis en for&#234;t de Fontainebleau et la magnanimit&#233; de Philippe devant un b&#233;b&#233; vip&#232;re. Enfin, elle raconte les derniers instants de son ami &#224; l'h&#244;pital Velpeau. Son texte s'intitule &lt;a href=&quot;http://www.larevuedesressources.org/2-5-actualite-de-charles-louis-philippe-marguerite-audoux,1572.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;em&gt;Souvenirs&lt;/em&gt;&lt;/a&gt; (suivre le lien de l'article dans La RdR).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;En Logo, le portrait de Charles-Louis Philippe dessin&#233; et d&#233;dicac&#233; par Grandjouan (extrait de Livre en blog, &lt;a href=&quot;http://livrenblog.blogspot.fr/2010/06/charles-louis-philippe-par-elie-faure.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;em&gt;Charles-Louis PHILIPPE par Elie FAURE&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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